Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

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NOËL


2016-12-11 - Ma crèche... et le sapin... (2 diaporamas et 2 vidéos)

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Vidéo : Ma crèche

 

Vidéo : Balcon illuminé...


11/12/2016
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J-8... (Image du net)

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16/12/2015
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Besoin d'aide Mesdames... (Humour de Noël - image du net)

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16/12/2015
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J-11 pour le début de la tournée...

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13/12/2015
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Lettre au Père Noël...

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13/12/2015
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2014-12-13 - Ma crèche perso - (Diaporama musical)

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13/12/2014
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2013-12-24 - Ma crèche de Noël

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24/12/2013
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Créa perso - 2013-12-23 - Dire Joyeux Noël dans d'autres langues

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11/12/2013
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Créa perso - 2013-12-11 - NOËL DANS LE MONDE

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NOËL DANS LE MONDE

 

En Allemagne

 

Comme dans de nombreux pays, les petits allemands commencent à préparer Noël dès le début du mois de décembre. 
Certaines familles préparent des calendriers très originaux avec des guirlandes et des petits paquets. 
Chaque dimanche de l'Avent, on allume une chandelle de la couronne. 
A la Sainte Barbara, on met des branches de forsythia dans un vase, elles fleuriront pour Noël. 
A la Saint Nicolas, tous les enfants posent leurs bottes à la porte de leur chambre. 
Le sapin est décoré le 24 décembre par les enfants. 
Au repas de Noël, les allemands dégustent une oie grillée accompagnée de chou rouge et de pommes. 
Le soir du 24 décembre, c'est l'enfant Jésus (coutume protestante) ou le Père Noël qui apporte les cadeaux et les dépose sous le sapin. 
Le jour des Rois, des enfants déguisés en Rois mages écrivent les initiales des trois Rois sur les portes.

 

En Angleterre

 

Au début de décembre on envoi des cartes à ses amis et à sa famille. Les cartes reçues sont exposées sur les murs. Elles seront décrochées le jour des Rois, le 6 janvier. 
On colle les cartes sur des rubans avant de les accrocher au mur. 
Toute la maison est habillée de vert et de rouge. 
Toute la famille décore le sapin. 
Les enfants écrivent une lettre au Père Noël et attendent avec impatience sa venue pour apporter les cadeaux. 
La veille de Noël, les enfants vont dans les rues chanter des chants de Noël. En échange ils reçoivent des petits cadeaux ou des bonbons. 
Les enfants suspendent de grandes chaussettes au pied du lit et déposent des gâteaux et un verre de porto pour le Père Noël. 
La veille de Noël est un jour férié. 
La nuit de Noël, tous les enfants s'endorment en pensant au Père Noël qui va arriver sur son grand traineau et déposer dans la cheminée  tous les jouets commandés. 
En Angleterre, pas de repas de Noël, sans la dinde aux marrons et le célèbre pudding.

En Grande-Bretagne, le «cracker» de Noël est indispensable à tout réveillon. Aucun repas de Noël n'est concevable sans le petit «cracker» explosif placé à côté de chaque assiette, une tradition vieille de 150 ans. 
Le «cracker» de Noël, également connu au Canada et en Australie, obéit à des règles strictes, tant pour sa composition que pour son usage. 
Les petits enfants ouvrent des "crackers" : deux enfants tirent de chaque côté de la grosse papillote et un pétard éclate. 

 

Aux Antilles

 

Aux îles, Noël prend des allures créoles et françaises comme ses habitants et le tronc des palmiers s'enrubanne de petites lumières blanches. 
La Messe de Minuit est de tradition et, au retour, le célèbre Ti-Punch est détrôné en cette occasion par le "Schrub" ou "Schrubb". À St-Barth, ce cocktail est composé de rhum blanc, de citron, de sirop de sucre, parfumé aux saveurs des îles - cannelle, muscade, girofle et thé du charpentier. En Guadeloupe, ce sont des écorces d'agrumes qui donnent au rhum blanc leurs parfums.

On se prépare pour les Fêtes dès le mois d'octobre. Il ne suffit pas, dit-on ici, de mettre tous les ingrédients dans une grande dame-jeanne et de laisser reposer. Pour que le cocktail soit habillé de paillettes d'or, il faut une longue macération au soleil et au moins deux pleines lunes en exposition.

Tout Noël, Tout Cochon 
Après avoir savouré le rhum à petites gorgées, on apporte sur la table la grande soupière de soupe aux pois d'angole agrémentée de quelques morceaux de viande salée qui apporte un fumet incontestable de fêtes. 
Puis viennent les plats de résistance qualifiés "pur porc". Le cochon s'est transformé en boudin, pâté et ragoût. Le jambon est aussi de la fête et a pris, avant de cuire, son coup de l'étrier. Il sent le bon vieux rhum et le sucre de canne.

Ici, comme partout ailleurs, c'est la fête des enfants et l'invitation à la gourmandise. Par tradition, à St-Barth, on retrouve les "tchek", des galettes faites de noix de coco râpée qu'on mélange à du sucre de canne moulu (type cassonade) et qu'on parfume à la cannelle en poudre. Mais le clou de la fête demeure le "pône", un pain composé de patates douces, de giraumon (potiron local), de sucre, de vanille, de raisins, de cannelle, le tout enduit de bon beurre et doré au four. En Guadeloupe, la farandole des douceurs prévoit un blanc-manger au lait de coco, un quatre-quarts, des chadecs confits, ces pamplemousses géants à l'écorce encore verte, et des fruits-pays.

Encore aujourd'hui, en Guadeloupe, on prépare, dans certaines familles, pour cette occasion le sirop de groseilles pour accompagner le gâteau, parfumer une boisson glacée, etc.

 

En Australie

 

Les australiens fêtent la naissance de l'enfant Jésus sous une chaleur torride. 
Leur repas est souvent constitué d'une dinde rôtie ou d'une oie et d'un beau pudding, comme en Angleterre. 
Certains australiens fêtent Noël sur la plage. Ils organisent un grand pique-nique avec de la dinde froide, des salades et des gâteaux. 
Le soir, dans leur maison, ils se réunissent près du sapin de Noël tout décoré.

 

En Autriche

 

Noël est la fête familiale la plus importante de l'année. La fête débute le 1er décembre avec la couronne de l'Avent.

Pendant tout le mois de décembre, les alentours de l'Hôtel de Ville de Vienne, la capitale, sont en fête. Les arbres du parc sont recouverts de parures fantastiques au milieu d'un décor de conte de fée. Toujours dans ce parc, se déroule le fameux marché de l'enfant Jésus. C'est un marché de Noël. Les enfants y dégustent des marrons chauds, font du patinage sur la patinoire de l'Hôtel de ville, déguisés en animaux ou en personnage de conte de fée. Ils peuvent également traverser le parc en prenant un petit train. Avant de partir, ils inscrivent leurs souhaits sur un tableau, qui est parait-il, consulté par le Père Noël et le Petit Jésus.

Sur toutes les places des villes et villages se dresse un sapin. 
Le 24 décembre, les rues de certaines villes sont envahies par les enfants, souvent accompagnés de leurs grands-parents, pendant que les parents décorent le sapin caché jusqu'à ce jour dans un grenier ou une cave. 
Le 24 décembre au soir, cinémas, restaurants et théâtres ferment leurs portes car tout le monde doit participer à la fête.

 

En Belgique

 

A l'approche de Noël, la tradition veut qu'on se régale en Wallonie de "tripes à l'djotte", aussi appelées "vettes tripes" ou boudin vert parce qu'elles sont à base de chou vert. Pour les réussir, il faut une même part de légumes et de viande de porc, de préférence des bas morceaux, additionnés de sel, de poivre, de clous de girofle et de noix de muscade.

Dans la région de Nivelles, tous les enfants savent que le Petit Jésus lui-même dépose, au pied de leur lit, les savoureux cougnous de Noël, dont la pâte est façonnée jusqu'à ce qu'elle prenne la forme d'un corps à deux têtes.

A Andenne, on prépare les "trairies", série de cinq cougnous de taille décroissante, que l'on déguste traditionnellement, dans le recueillement, après la Messe de Minuit.

A Liège, on prépare "la boukète", cette délicieuse crêpe à la farine de sarrasin, frite à la poêle avec du beurre, agrémentée de raisins de Corinthe ou de ronds de pommes et servie saupoudrée de sucre fin ou de cassonade. On l'accompagne d'un bon vin chaud et, dans le pays de Herve, on l'agrémente du célèbre sirop qui fait l'honneur de la région.

 

Au Danemark

 

Tout le mois de décembre participe à la fête. Les rues sont illuminées et décorées de guirlandes et de branches de sapin. 
Les enfants écrivent de nombreuses cartes à leurs amis et à leur famille. 
Des timbres sont spécialement émis pour Noël. Un des plus beaux a été dessiné par la Reine elle-même. 
Dans chaque maison, une couronne garnie de quatre bougies est suspendue au plafond. La maison est décorée de branches de sapin, de petits anges, de lutins et d'étoiles en paille. Les enfants font eux-mêmes de nombreuses décorations qu'ils accrochent dans le sapin. 
On va en famille couper le sapin de Noël dans la forêt. 
Le diner de Noël commence vers 18 H. A la fin du repas, on sert du riz au lait où se cache une amande entière. Celui qui la trouve reçoit en cadeau un petit cochon porte bonheur en pâte d'amande. 
Après le diner le papa va seul dans la pièce où se dresse le sapin de Noël décoré de guirlandes faites de petits drapeaux danois, de bougies et de petits cœurs rouges et blancs. 
Le papa allume une à une les bougies pendant que la famille attend avec impatience derrière la porte. Puis toute la famille entre et fait un cercle autour de l'arbre en se tenant par la main. Chacun à son tour choisit un chant de Noël que tous entonnent en faisant une ronde.

 

En Espagne

 

Les petits espagnols sont très gâtés : ils reçoivent des cadeaux le 25 décembre mais aussi le 6 janvier par les Rois mages, qui déposent les paquets dans leurs souliers. 
Dans de nombreuses grands villes se déroule le cortège des Rois mages. C'est une fête très populaire. Les Rois mages défilent sur des chars richement décorés et suivis de nombreux cavaliers. Les enfants et les adultes se pressent le long des rues pour les voir passer. 
Après le défilé, les Rois mages se mêlent aux enfants qui sont très impressionnés de les voir d'aussi près.

Jadis, le soir du Réveillon et le matin de Noël dans les villages espagnols, on récompensait le voisin qui avait aidé à rentrer la récolte, à porter de l'eau ou à garder les moutons par un payement en nature. Lorsqu'il sonnait à la porte, chargé d'un panier tressé d'osier, on le lui remplissait d'huile d'olive, de noix, d'amandes ou encore de fruits secs.

L'antique tradition s'est maintenue et même développée puisqu'aujourd'hui on trouve dans les meilleurs magasins, à l'approche des fêtes, des paniers de Noël composés des plus fins produits artisanaux du pays. Les présents les plus chargés d'histoire restent les confiseries, à base de pâte d'amandes ou de beurre, souvent préparées dans les couvents par des religieuses, "avec trois Ave Maria et la grâce de la main", comme le chante un air populaire. 
Le turròn, sorte de nougat au miel et aux amandes, a lui aussi sa place dans les paniers de Noël. De nos jours, les corbeilles s'enrichissent également d'une bouteille de "Cava", un sympathique mousseux, d'un jambon entier, de marrons glacés de Galice, de truffes, de fruits à l'eau-de-vie, de splendides cornes d'abondance regorgeant de légumes et de fruits frais, De bonnes bouteilles, des Xérès, des vins d'appellation (comme les Rioja, les Pénedès), des vieux Malaga liquoreux que l'on déguste devant un plateau de petits gâteaux ou des liqueurs aux multiples parfums telle la "patxaràn", véritable boisson nationale, à base d'anis parfumé aux prunelles.

A Noël, il est de tradition d'offrir des conserves d'asperges de Navarre dont l'appellation est sévèrement réglementée puisqu'il faut, pour qu'elles soient dignes d'en porter le nom, les mettre en bocaux à la main, dès le lendemain de la cueillette. 
L'origine de la plupart des pâtisseries remonte à la domination arabe puisque les conquérants ont introduit le sucre et l'art de la confiserie en Espagne. Voilà pourquoi on fabrique du massepain à Tolède depuis le VIIIe siècle, sous les formes les plus variées, farci de pignons ou de jaune d'œuf confit dans le sucre. Dans La Rioja, on y met du citron alors qu'en Andalousie on le présente sous forme de barrettes truffées de fruits confits et glacées au sucre.

 

Aux Etats Unis

 

Noël est une grande fête populaire aux Etats Unis. Les étrangers qui sont venus s'installer dans ce pays ont tous apporté leurs traditions. 
Toute la famille participe à la décoration de la maison. On suspend des grandes chaussettes près de la cheminée. On expose les cartes de Noël sur les murs. On prépare des guirlandes de pop corn. 
On accroche dans le sapin des petites cannes en sucre rouge et blanc. 
La boite aux lettres est pleine de cartes de Noël envoyées par les amis et la famille. 
Les maisons et les arbres sont décorés avec des guirlandes électriques. 
A Noël les enfants chantent dans les rues et reçoivent un peu d'argent. 
Aux Etats Unis, le Père Noël tout habillé de rouge s'appelle Sant Claus.

La dinde que l'on consomme dans de nombreux pays à Noël, a été découverte par les conquérants espagnols aux Etats Unis. 
C'est donc ici un plat traditionnel à l'honneur pour le "Christmas dinner" le 25 décembre, mais également pour Thanksgiving quelques semaines auparavant. Beaucoup de familles dégustent alors pour le repas de Noël une belle pièce de bœuf comme plat principal.

A la Maison Blanche, on déguste le "Gâteau du Président", une recette vieille de plus de 2 siècles, une tradition qui remonte à Abraham Lincoln et qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.

Si les habitudes culinaires, sont plus que variées, en revanche, d'est en ouest, la maîtresse de maison prépare, dans un grand bol de verre, le traditionnel Egg Nog, ce breuvage riche et épais parfumé au rhum, parfois rehaussé de cannelle ou de muscade que l'on offre dans de petites tasses de verre en signe de bienvenue à tous les invités. Dans les grands hôtels, dans le hall d'entrée, le Egg Nog trône sur une nappe blanche près du sapin illuminé et rempli de sa chaleur le cœur de tous les clients.

 

En Finlande

 

La veille de Noël, les petits finlandais sont très occupés. Le matin ils partent en traineau couper le sapin et l'après midi ils le décorent. La légende, dit que le Père Noël est originaire de la Laponie, une région située au nord de la Norvège, de la Suède et de la Finlande. En Laponie, le Père Noël reçoit 500 000 lettres par an. 
Le 24 décembre, on allume des bougies sur les tombes. 
20 jours après Noël, le sapin est enlevé de la maison.

 

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En France

 

Plusieurs jours avant Noël, les villes et les villages de France prennent un air de fête. On décore la façade des mairies. On dresse un immense sapin sur les grandes places. Les rues principales et les arbres sont recouverts de guirlandes lumineuses. 
Les grands magasins font de très belles vitrines ou certains mettent en scène des automates. 
Les enfants se font photographier en compagnie du Père Noël. 
Les écoles maternelles décorent leurs classes. 
Le 24 au soir les familles font un diner de réveillon composé de mets savoureux tels que des huitres et du foie gras. Les plus pratiquants vont ensuite en famille à la messe de minuit. 
Le Père Noël vient déposer les cadeaux pendant la nuit et les enfants les découvrent le matin de Noël au pied su sapin. 
Le jour de Noël, ils se rassemblent en famille autour de la table de Noël. Le repas de Noël est souvent composé d'une dinde ou d'un chapon rôti et se termine par une bûche glacée ou en gâteau.

En Provence, dans certaines églises du  bord de la mer, à la fin de la messe de minuit, une procession de pêcheurs et de poissonniers déposent au pied de l'hôtel un panier rempli de poissons, en signe d'affection et de reconnaissance envers le petit Jésus. 
La tradition veut que le repas du réveillon se termine  par treize desserts qui symbolisent le Christ et les douze apôtres. Ces desserts rassemblent tous les fruits et les confiseries de la région.

 

En Grèce

 

En ce temps des Fêtes le pays de St-Basile fleure bon le miel et l'olivier. 
Sur cette Mer Egée parsemée d'îles blanches et bleues, Noël et le Nouvel An se transforment en coutumes et superstitions toutes aussi savoureuses les unes que les autres. Le Père Noël n'habite pas ce pays de soleil mais a tendu sa hotte à Saint-Basile, philanthrope de l'Asie Mineure sous l'Empire byzantin qui, à la veille de la nouvelle année, distribue aux enfants sages des cadeaux et des friandises.

Puisqu'il n'y a pas de sapin, ni de bas accrochés au manteau de la cheminée, St-Basile les place tout simplement au coin du foyer ou sur la table du festin. 
En Grèce, la ménagère n'oublie jamais de marquer le pain de Noël en imprimant sa main sur la pâte avant de le faire cuire pour montrer aux enfants que Jésus a marqué ce pain en ce jour béni. 
Dans les régions rurales, le pain est façonné en forme d'animaux, vache, mouton, etc. et un pain est spécialement déchiqueté et donné au bétail par la fille aînée de la maison.

Le Temps des Fêtes en Grèce s'effectue dans la sobriété. Iles gorgées de soleil où l'homme doit travailler en étroite collaboration avec la nature pour apporter sur la table sa ration quotidienne, il ne faut pas grand chose pour égayer le décor. Par exemple, à Lemnos, le centre de table est composé de pommes grenades et de miel.

La table est frugale. Si on emprunte la tradition de la dinde aux pays du nord, on la farce différemment à la viande, aux tomates et aux baies. 
A Noël comme au Nouvel An, les petits fours prennent la vedette, pâtisserie ovale et dodue que l'on offre aux amis, aux voisins dans un sentiment de partage, les Melomakaronas tout juteux de miel et les Kourabiedeshabillés de sucre glace.

Au Nouvel an, n'oubliez pas de truffer votre gâteau d'une pièce d'or ou d'argent. À Smyrne, on pose au tampon l'empreinte de l'aigle de Byzance.

Pas de sapin ... mais à Madytos, on pique une branche d'olivier dans le gâteau de Noël, placé au centre de la table. Quelques noix, des oranges et des pommes et la voilà toute décorée pour les fêtes. Tradition oblige : on lève alors la table par trois fois en disant: Table de la Dame, Table de la Vierge Marie, Le Christ est né, que tout le monde soit dans la joie. Le gâteau et la branche demeurent au centre de la table jusqu'à l'Epiphanie ... où on peut alors couper le gâteau.

 

En Irlande

 

Les fêtes de Noël commencent douze jours avant Noël. On appelle cette période "little Christmas", c'est à dire "petit Noël". 
Une bougie est déposée sur le rebord de la fenêtre le jour de Noël. 
Avant de partir pour la messe on laisse un verre de whisky pour le Père Noël est des carottes pour les rennes. 
Les cadeaux sont ouverts le jour de Noël. Le repas de Noël a lieu dans l'après midi vers deux ou trois heures.

Le lendemain de Noël, le 26 décembre, est encore un jour de fête : c'est "Stephen's days". De nombreux irlandais assistent à des courses de chevaux et font des paris, tandis que d'autres chantent dans les rues. 
A la campagne, de jeunes garçons, les "wren boys", habillés avec de vieux vêtements, chantent et font de la musique. Ils vont ainsi de maison en maison réclamer quelques pièces de monnaie.

 

En Islande

 

Comme dans tous les pays chrétiens, Noël est la fête des enfants. Elle se termine la nuit des Rois mages, le 6 janvier pendant laquelle on chante et on danse autour de grands feux.

Noël se dit "Jol" en islandais. Les "Jolasneinar" sont des petits lutins de Noël. Ils sont treize et ont chacun un nom qui révèle leur personnalité. Ces lutins, sont les enfants de Gryla, une créature monstrueuse à trois têtes. 
Gryla portait une barbe et des cornes de chèvre. Son repas préféré était la viande d'enfants méchants qui ne pouvaient lui échapper que s'ils devenaient gentils. Ses enfants ont de drôle de noms comme "Racleur de pot", Voleur de saucisses", "Celui qui observe par le fenêtre", etc. Ces lutins taquinent les gens et les bêtes, volent, claquent les portes... 
Depuis l'apparition du Père Noël, les lutins sont devenus plus gentils et passent leur temps à  préparer les cadeaux pour les enfants sages.

Dès le début du mois de décembre, les enfants déposent une chaussure au bord de la fenêtre. S'ils ont été sages, ils reçoivent un petit cadeau du Père Noël. S'ils n'ont pas été sages, ils reçoivent une pomme de terre.

 

En Italie

 

Les traditions de Noël varient d'une région à l'autre et les petits italiens ne reçoivent pas tous leurs jouets en même temps. 
Dans certaines régions du nord de l'Italie, c'est le Père Noël, "Babo Natale" ou le Petit Jésus, "Gesu Bambino" qui apportent les cadeaux le 25 décembre. Ailleurs, c'est Sainte Lucie, le 13 décembre. 
A Rome, la capitale, c'est "la Befana" qui apporte les jouets le jour des Rois. La Befana est une sorcière âgée, mais très gentille. Elle se déplace sur son balai et passe par les cheminées pour distribuer les cadeaux.

Ces temps de fêtes fleurent bon la boulangerie, la pâte d'amande et les fruits confits.

Le plus traditionnel des gâteaux italiens, est le moelleux Panettone sucré et parsemé de délicieux petits fruits: raisins, fruits confits, surtout des agrumes. Il a vu le jour à Milan vers 1490; rapidement on 1'adopta dans toute l'Italie, des Alpes à la Sicile. Les légendes abondent sur l'origine du Panettone. La plus populaire est celle du jeune aristocrate qui s'éprit de la fille d'un pâtissier nommé Toni. Pour impressionner le père de sa bien-aimée, le jeune homme se fit passer pour un apprenti pâtissier et inventa un pain extraordinaire, sucré, en forme de dôme et d'une finesse peu commune. Ce nouveau pain aux fruits connut un énorme succès; les gens affluaient à la boulangerie pour acheter le magnifique Pan de Toni.

A Milan, les hommes d'affaires prirent l'habitude de donner le Panettone en cadeau à leurs clients pour Noël. Pendant longtemps, le Panettone fut considéré comme un luxe réservé à une petite élite.

Les italiens dégustent aussi le Pandoro dont la popularité suit de près celle du Panettone. Le Pandoro ou pain doré est d'origine plus récente et, par le fait même, plus représentatif des goûts du jour. C'est à Vérone, il y a une centaine d'années, alors que les changements de mode privilégiaient les pâtes à levain plus légères aux pâtes d'amandes plus lourdes, que le Pandoro fût fabriqué pour la première fois. Haut, en forme spécifique d'arbre de Noël, il est saupoudré de sucre glace, évocation de neige ou de scintillement d'étoile. De fait, si on le coupe horizontalement, chaque tranche ressemble à une étoile. 
Tout comme le Panettone, le Pandoro se savoure tel quel; cependant, traditionnellement, on le nappe de crème ou on l'arrose de sauces au mascarpone, de champagne, de chocolat fondu ou de crème fouettée.

Le Panforte : les friandises traditionnelles proviennent souvent de régions spécifiques d'Italie. Un exemple classique, le Panforte ou pain fort était, à l'origine, une friandise de Sienne, en Toscane; sa popularité s'est étendue sur toute l'Italie. On raconte qu'en 1205, les serfs et les paysans du couvent de Montecellesi étaient obligés d'apporter aux religieuses des gâteaux au miel et aux épices en guise de recensement. Ces gâteaux étaient d'un tel délice que bien vite ils tombèrent entre les mains des laïques. 
Le Panforte est rond, composé d'amandes fraîches, fruits confits, surtout des agrumes, des épices et du miel. On peut le servir avec une gamme de vins mais en Italie, c'est au Vin Santo que va la préférence. Ce vin sucré de raisins était, à une certaine époque, produit par les monastères toscans.

Les Ricciarelli sont populaires depuis des siècles. Comme toutes les pâtes d'amandes et les sucreries, on l'appelait massepain. Des documents de la Renaissance nous décrivent de somptueux banquets en France et en Italie, où l'on servait des Ricciarelli. De nos jours, ces biscuits fins en forme de diamants sont toujours grandement appréciés. Ils sont composés d'amandes entières fraîches que l'on broie avant de les mélanger avec du sucre et du miel, les Ricciarelli sont soit blancs, recouverts de sucre glace, soit nappés de chocolat fin.

 

Au Japon

 

Le repas du Nouvel An est fort en symboles et en rituels. 
Il est invariablement servi dans la maison du chef de la famille. Chaque aliment est spécialement choisi parce qu'il représente un symbole de félicité. Il existe de nombreuses variantes dans le rituel dépendant des régions. Par contre les produits culinaires utilisés tous les jours dans la cuisine prennent ici un caractère sacré et symbolique. Ainsi, le mirin, un vin de riz doux utilisé autant comme breuvage que dans la cuisine traditionnelle est parfumé de poivre et d'épices et offert à chaque visiteur dans un jeu de trois tasses.

Le Mochi, une fête, une offrande et une gourmandise 
Le plus important des mets est sans contredit le mochi, un riz gluant bouilli, puis pilé avec un mortier ou un maillet de bois pour faire des gâteaux traditionnellement servis le Jour de l'An. Ceci donne lieu à la fête du pilage du mochi chaque année le troisième dimanche de décembre depuis 1959. C'est un événement communautaire qu'on retrouve ici dans le quartier centre de Tokyo. Au cœur du quartier de Ginza, un marchand offre depuis trois décennies la fête du pillage le dernier jour de l'année. Le riz ainsi battu est travaillé moulé, coloré et sucré. Les mochi roses, blancs et gris-vert en forme de diamant étagé sont traditionnels. On les retrouve aussi grillés et accompagnés d'une sauce ou enveloppés dans une feuille d'algue.

Au Japon, les dieux prennent une large part dans les cérémonies et, pour mettre la nouvelle année sous de bons auspices, on confectionne des mochis arrondis, un petit placé sur un plus grand décorés avec des urajiro (fougères), des homards symboliques pour faire un kagamimochi, une sorte de plat rituel offert aux dieux du foyer chaque Jour de l'An. Le 11 janvier, les gâteaux sont partagés entre les membres de la famille. Manger du kagamimochi est une façon de demander la protection des dieux.

Le menu du repas de Nouvel An : disposé avec art dans des boîtes gigognes à quatre étages, on y retrouve 
du kombu, du homard, des haricots mame, des tranches de kamaboko (un pain de poisson), du tai et des dai dai (oranges japonaises dont le nom signifie génération après génération), des feuilles de chrysanthèmes (la fleur impériale), des châtaignes, des carpes (symbole d'un esprit indomptable), des urajiro (des fougères porte-bonheur qui, par leur blancheur sur la face interne de leur feuille symbolisent la pureté d'intention), des mochis.

La paille de riz et les dieux 

Les shimenaya, cordes faires de paille de riz tressée, sont suspendues en des lieux sacrés afin d'éloigner la contamination et les mauvais esprits, une tradition qui remonte à plus de 1 300 ans. Durant le Nouvel An, vous pouvez les voir accrochées dans les temples et autour des arbres sacrés, au-dessus des autels shintoïstes dans les maisons ainsi qu'aux embrasures de portes. Il en existe de tout petites comme des grandes. Celle qui est ici représentée est suspendue face à la salle de culte principale du temple Izumo dans la préfecture de Shimane et totalise 8 m de longueur par 4 m de circonférence pour un poids d'environ 1 500 kg.

Il existe aussi des shimekazari, une décoration de porte faite aussi à partir de paille provenant des épis de riz qui servent à délimiter les espaces sacrés et sont disposés à l'entrée des maisons et des bâtiments au Nouvel An pour inviter les dieux à entrer.

 

En Moldavie

 

Dans ce pays situé au sud est de l'Europe, les fêtes de Noël durent 12 jours. 
De nombreux défilés déguisés ont lieu dans les villes et les villages.

 

En Norvège

 

Dès le début du mois de décembre, la famille prépare les décorations du sapin et décore la maison. On place une couronne sur la porte d'entrée pour indiquer que l'on prépare Noël. Un bouc en paille et des gerbes de blé sont placés devant la maison. 
On allume la première bougie de la couronne de l'Avent. 
On suspend une étoile devant chaque fenêtre de la maison. 
En Norvège, les fleurs font partie du décor de Noël. Des tulipes ou des jacinthes en pots sont déposées un peu partout pour que toute la maison ait un air de fête. 
Les enfants préparent avec leur maman, de délicieuses gaufres en forme de cœur. 
La promenade en traineau est une activité agréable de la période de Noël. On s'habille chaudement et on se glisse sous des peaux de loup, sans oublier une torche car il fait nuit dès le début de l'après midi.

Quelques semaines avant le début des festivités, les villageois brassent la "Juleol", une bière typique de Noël, préparent des cochonnailles, des quantités de petits biscuits ainsi que le "julekake", une brioche farcie de raisins et citronnée.

Le 24 décembre on dépose une bougie sur chaque tombe. 
Après le diner, toute la famille danse et chante autour du sapin. On forme deux cercles autour du sapin. Dès que tout le monde chante, le premier cercle tourne vers la droite et le second vers la gauche. Quand le chant s'arrête tout le monde change de cercle et on recommence avec un autre chant. Puis on ouvre les cadeaux.

 

En Pologne

 

La veille de Noël, les enfants attendent l'apparition de la première étoile dans le ciel car ce sera alors le début du repas et de la fête. 
Pour la préparation de la table de Noël, on glisse de la paille sous la nappe pour rappeler que Jésus est né dans une étable. 
On laisse toujours une place libre au cas où un invité arriverait. 
Avant le repas, la famille fait une prière et se partage une sorte d'hostie rectangulaire appelée " 
", qui représente en relief l'image de Marie, de Joseph ou de l'enfant Jésus. Chacun fait un vœu et oublie ses disputes. 
Selon la tradition, la période de Noël commence le 24 décembre et se termine le 6 janvier le jour de la fête des Rois. 
La veille de Noël des groupes d'enfants déguisés en Rois mages, en diables, en anges et en bergers vont de porte en porte réclamer quelques pièces de monnaie et des gâteaux. 
Pendant Noël on aime se promener en traineau dans la campagne toute blanche et on organise un pique-nique. On allume un feu et on fait cuire des saucisses.

 

Au Portugal

 

Dès la première semaine de décembre, dans les villages blancs coiffés de tuiles briques échelonnés sur la route qui serpente entre Cabo da Roca sur la pointe la plus occidentale de l'Europe et Sintra, les petits marchés du dimanche s'animent sur le bord des routes. Entre les choux, les navets et les oignons, toutes décorées de boules rouges, de grandes bottes de houx frais de plus de deux mètres coupées dès l'aube, attendent d'être tressées en couronne. Aux Açores, on a brodé pendant des mois des napperons et des sous-verres en forme de poinsettias qu’on retrouve dans les boutiques du continent.

Dans la maison, un sapin décoré de boules de verre soufflées, ou de vieil argent dépoli, sur la table, des bougies, des angelots dorés.

Au Portugal, il y a 365 recettes de morue pour chaque jour de l’année, il est de tradition de servir la morue tout simplement bouillie avec des pommes de terre à l’eau et des légumes verts. Toute la famille se réunit. Dans la cuisine, on travaille la pâte des Massa de Filhos, une pâtisserie traditionnelle qu'on fait lever dans un grand plat de terre cuite, le temps d'aller entendre la Messa du Gallo, littéralement la Messe du Coq ou la Messe de Minuit. Au retour, alors qu'on fait le café et sort l'Aguardiente, on plonge la pâte dans l'huile bouillante. Saupoudrées de sucre et de cannelle, elles sentent bon cette nuit bénie entre toutes où naquit l'Enfant Jésus.

Le 25 décembre fait place à la viande. Dès les premiers jours de décembre, on peut voir des éleveurs de volailles parcourir les rues de Lisbonne, en compagnie de troupeaux de dindes (perù, en portugais) dont ils font l'article. Dès qu'un passant a choisi le volatile de son choix, il le désigne à l'éleveur qui s'en saisit, le soûle par ingestion forcée d'un litre d'eau-de-vie, puis lui rend, pour un court instant, la liberté. L'animal, ivre mort, titube avant de s'effondrer. Ensuite, on l'égorge, le plume, le vide et le lave avant de l'immerger pendant 12 heures dans de l'eau salée, parfumée au laurier et au citron.

Au terme de l'opération, on suspend la dinde 12 heures supplémentaires afin qu'elle égoutte, puis on la mange avec des amis qui ne sont pas affiliés à la S.P.A. ou admirateurs de Brigitte Bardot.

On retrouve aussi sur la table, le cabri cuit au four.

Le repas se termine par du Riz au lait (roz doce) saupoudré de cannelle, un Leite crème qu'on caramélise au fer rouge dans la région de Minho, des Rabanadas frits à l'huile d'olive.

On prépare aussi une grande table toute garnie de sobremesas, les pâtisseries traditionnelles de Noël entrecoupées de plateaux de fruits secs, natures ou confits avec une amande au centre. La table restera mise jusqu’au Dimanche des Rois pour que tous les amis et parents puissent toujours trouver quelques douceurs en venant échanger les vœux de Noël et du Nouvel An. La pièce maîtresse est le "Bolo Rei", la Couronne des Rois, qui se consomme du 15 décembre au 15 janvier, une pâte briochée très riche, truffée et garnie de grandes lamelles de fruits confits et de sucre qui marque la fête du solstice d'hiver.

Anciennement, on échangeait les cadeaux le dimanche des Rois, car c’est en ce jour que les Rois Mages offrirent l’or, l’encens et la myrrhe à l’Enfant Jésus. La coutume survit encore dans certaines familles ou certaines régions.

 

Au Québec

 

Dès le mois de novembre, un royaume du Père Noël est aménagé dans beaucoup de centres commerciaux. 
Les enfants y vont pour rencontrer le Père Noël. 
A Montréal, a lieu tous les ans la parade du Père Noël organisée par un grand magasin. Malgré le froid, les enfants viennent nombreux applaudir le Père Noël qui ferme le défilé. Quand la parade est terminée, il s'envole sur son char allégorique sous les yeux éblouis des enfants. 
Noël au Québec est une période magique. La neige recouvre tout de son beau manteau blanc, les rues s'animent, les maisons richement décorées et les magasins prennent un air de fête. 
Les québécois décorent l'extérieur de leur maison avec des guirlandes de lumières, des branches sapin et des rubans rouges. Ils placent des petits sapins tout illuminés au bord des rues. 
Les postes canadiennes, reçoivent des milliers de lettres pour le Père Noël. 
Du lait et des biscuits sont placés près de la cheminée pour le Père Noël.

 

En Slovaquie

 

Dans la période de l'Avent, le moment le plus important est le 6 décembre. Les enfants nettoient leurs chaussures et les posent sur la fenêtre pour recevoir un cadeau de Saint Nicolas. De nombreuses familles avec de jeunes enfants organisent une fête pour la Saint Nicolas. Les adultes se déguisent en Saint Nicolas, en diable ou en ange, pendant que les enfants chantent en recevant leurs cadeaux. 
Entre Noël et l'Epiphanie se déroulent douze "jours saints" au cours desquels des cérémonies et des rassemblements de gens déguisés maintiennent les traditions populaires qui fêtent la fin de l'hiver.

 

En Suède

 

En suède, noël s'appelle Jul. On le fête le 24. Le Père Noël est appelé Jul Tomte et "Joyeux Noel" se dit "God Jul".
Le mois de Noël est très actif. Les soirées et les week end sont bien occupés ! Il faut tout préparer pour le grand jour. 
On place une étoile à chaque fenêtre. On dépose 4 bougies sur une bûche et on installe des lumières scintillantes et des petits gnomes, appelés Tomte, sous le sapin. Chaque dimanche de décembre, on allume une bougie. Chaque jour on découvre un cadeau caché dans le calendrier de l'Avent. On place une gerbe de blé dans le jardin pour les oiseaux. 

La fête de Noël vient éclairer la longue nuit qu'est l'hiver nordique. Ici, c'est la veillée de Noël, le 24 décembre, qui représente le grand moment des festivités. Le repas traditionnel de Noël illuminé par de nombreuses bougies et suivi de la distribution des cadeaux forment le cœur même de la fête de Noël. Le repas de Noël est le plus bel exemple de ces grandes tables buffet traditionnelles qui, à quelques variétés de plats près, sont caractéristiques de la plupart de grandes fêtes populaires suédoises.

Les principaux mets traditionnels sont le jambon bouilli puis grillé, le fromage de porc, les saucisses, la bouillie de riz et différentes sortes de hareng mariné. Toutefois une place a été faite ces dernières années à des plats plus légers tels que des salades. La boisson d'accompagnement est le julmust, un soda dont la couleur et le goût ne sont pas sans rappeler le coca, ou la bière spéciale de Noël, plus brune que la bière ordinaire. Beaucoup considèrent aussi qu'avec le hareng un petit verre d'eau-de-vie s'impose.

On commence par préparer du pudding au riz pour Jul Tompte. 
On prépare également de nombreux petits gâteaux. 
Juste avant Noël, on décore la maison avec des fleurs, rouges de préférence, mais elles peuvent être aussi roses, blanches ou bleu pâle. 
Le grand sapin est décoré avec des éléments de paille. 
On dépose, un bouc en paille porte-bonheur, au pied du sapin. 
Les jacinthes odorantes font partie du décor de Noël. 
Le jambon entier, bouilli ou rôti, est le plat traditionnel de Noël. 
Un repas de Noël traditionnel commence toujours en Suède par les canapés garnis et le smörgasbord, composé de quelques variétés de harengs marinés, de pâtés de foie et de saucisses fumées, agrémenté pour l'occasion de saucisses de porc, de porc en gelée, de côtes de porc grillées servies froides et de pieds de porc en daube. 
Après le smörgasbord, on sert le lutfisk ou "poisson à la lessive". Il s'agit de colin séché, trempé alternativement dans de l'eau et de la lessive de soude afin d'amollir la chair. On le sert nappé de sauce, béchamel ou au beurre, et largement assaisonné de piments et de poivre. 
En guise de dessert, les Suédois se régalent d'une sorte de riz au lait et de gâteaux aux épices à base de gingembre, de cardamome, de cannelle et de clou de girofle.

Cadeaux de Noël, se dit "joklappar" en suédois, ce qui signifie "coups de Noël", car il y a très longtemps on donnait des coups très fort sur la porte de celui à qui on destinait le cadeau. Quand la porte s'ouvrait, on jetait le cadeau à l'intérieur et on se sauvait sans être reconnu.

Après le diner on attend le Père Noël qui annonce sa venue en frappant à la porte et en disant : "est-ce qu'il y a des enfants sages ici ?" 
Les cadeaux sont accompagnés de petits poèmes, souvent très drôles, qui sont lus à haute voix. 
Le 13 janvier, la famille fait une dernière ronde autour du sapin.

 

Autre version : 

Les cadeaux sont amenés le soir de noël par Jultompte et son aide, la chèvre en paille.

Jultompte est un gnome qui vit dans l'étable ou sous le plancher de la maison. On dit qu'il surveille la maison et ses membres. En échange, il ne demande qu'un bol de pudding au riz à noël. Pour avertir qu'il est passé, il cogne sur la porte. Et là, les enfants se précipitent. Le bol est vide et le sac de cadeaux est là. On appelle les cadeaux julknapp, coup de noël.

 

En Suisse

 

Pour les enfants suisses, Noël c'est le bonheur de jouer dans la neige, de faire de la luge et du ski. 
Les chalets et les sapins sont décorés de guirlandes lumineuses. 
Avant les cadeaux du Père Noël, les enfants reçoivent des petits paquets contenant une orange, une barre de chocolat et un pain au sucre.

 

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11/12/2013
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LES SUPERSTITIONS DE NOËL

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LES SUPERSTITIONS DE NOËL

 

De nombreuses superstitions sont liées au temps de Noël. Elles expriment la peur du noir, qui engendre des événements terribles. En même temps, comme pour se rassurer, on accorde à Noël, des pouvoirs de chance.

 

Les enfants sont bordés dans leur lit depuis des heures, même les plus curieux, ceux qui voulaient voir le Père Noël pour de vrai, se sont assoupis. Et c'est tant mieux car dehors rôdent des esprits bien étranges.

 

Des croyances venant des fêtes païennes nous révèlent que la nuit de Noël est la nuit de tous les dangers comme de toutes les chances.

 

Le Père Noël n'a qu'à bien se tenir car il n'est pas le seul à circuler dans le ciel, la nuit du 24 décembre. Ce soir là, sorcières et démons surgissent du néant.

 

Les fantômes, par contre, redoutent cette date et préfèrent disparaître, mais par précaution, on laisse les portes ouvertes à minuit pour permettre aux mauvais esprits de s'en aller.

 

Malheur à ceux qui se déplacent et de ce fait n'assistent pas à la messe. 
On raconte que plusieurs familles se sont égarées dans la nuit noire du 24 décembre et pourtant le cocher expérimenté connaissait bien la route. Le carrosse ainsi que tous les passagers ont été engloutis dans les marécages. Par la suite leurs fantômes rodaient chaque veille de Noël.

 

Pour ceux qui assistent à la messe, il vaut mieux rester assis, car si on sort de l'église au moment de la consécration, on voit les morts faire procession dans le village.

 

En effet des choses très étranges arrivent pendant que sonne minuit : à ce moment les animaux parlent le langage des hommes, les abeilles s'agitent dans leur ruche, les arbres fruitiers se couvrent de fleurs, qui disparaissent aussitôt au 12ème coup de minuit.

 

Trouvez un noisetier, il y pousse un rameau d'or. Si on parvient à le couper entres les 12 coups de minuit, la richesse est assurée à tout jamais. Mais il faut faire attention, car si on n'a pas le temps de scier la branche, on rejoint les morts.

Durant cette période spéciale entres toutes, l'or est partout. Dans les cimetières par exemple. Si on creuse à minuit un trou, on trouvera une fortune en or.

 

Les menhirs de Carnac en Bretagne se mettent à tourner 3 fois sur eux-mêmes avant d'aller se baigner dans l'océan. Un malin bien renseigné sur les trésors enfouis sous ces pierres attend que l'une de celles-ci se déplace pour descendre dans le trou. Etourdi par le scintillement des pièces d'or, s'il s'attarde trop, le menhir rafraîchi reprend sa place, écrasant l'homme et son trésor.

 

Un enfant né le jour de Noël est voué à un avenir prometteur. Il sera sauvé de la noyade et de la pendaison. Il jouira toute sa vie de la chance et du bonheur.

 

La nuit des animaux qui parlent.

 

Dans toutes les régions de France, les animaux recevaient cette nuit-là double ration de grain, de foin ou de fourrage pour qu’ils participent eux aussi à la fête. Puis on les laissait seuls à l’étable. Car, disait-on, ils étaient pourvus pendant la nuit de Noël (entre onze heures et minuit seulement dans certaines régions comme les Ardennes) du don de la parole. Du moins l’âne et le bœuf, en souvenir de leur aide deux mille ans plus tôt. 

Mais pas question de les écouter, cela aurait porté malheur. On disait même que les bêtes évoquaient entre elles les noms des prochains morts de la famille (et que l’on pouvait en faire partie si on avait les oreilles trop longues…). 

Dans la région de Saint-Flour, on ajoutait que, au douzième coup de minuit, les bêtes suspendaient leurs conversations et que les bœufs cessaient de ruminer pour ne pas réveiller le nouveau-né divin.

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10/12/2013
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LES DICTONS DE NOËL

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LES DICTONS DE NOËL

De nombreux dictons lient le temps de Noël et celui de Pâques, exprimant un système de vase communiquant météorologique.

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Selon une ancienne croyance, le jour de la semaine auquel tombe Noël exerce une influence sur le cours des événements.

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10/12/2013
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Les 13 desserts, tradition provençale

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Les 13 desserts de Noël en Provence

 

"13 desserts ? vous avez dit 13 desserts ?"

 

"Mais oui !"

 

"Et pourquoi cette quantité ?

 

Les provençaux sont-ils si gourmands ?"

 

Les provençaux sont gourmets... et bien des raisons peuvent expliquer ces traditions culinaires de Noël. Elles sont toujours respectées dans beaucoup de familles, qui veulent conserver à la célébration de la Nativité son caractère de fête religieuse et familiale.

 

Il aura fallu dresser la table, couverte de :

- 3 nappes blanches (le chiffre 3 représente la trinité),

- 3 chandeliers blancs, qui seront allumés par les plus âgés

- 3 soucoupes de blé germé.

 

LES 13 DESSERTS

 

Au retour de la messe, nous voilà aux "13 desserts", présentés dans de petites corbeilles sur la table familiale, tradition assez récente, sans doute, mais à laquelle nous tenons. Et d’abord, pourquoi treize ? En souvenir du Christ et des douze apôtres ? En signe de réjouissance inhabituelle ?

 

Certains sont, pour ainsi dire, "obligatoires" :

 

- la pompe à l’huile, "la poumpo" ou "gibassié", qu’il faut rompre, comme le Christ a rompu le pain ; c’est un pain de fête préparé à la maison mais cuit chez le boulanger : huile d’olive qu’on ajoute à la pâte confectionnée de farine, de levain, de sucre, de cassonnade et aromatisée de zeste d’orange et de citron à déguster trempée dans du vin cuit.

 

- les nougats, le blanc et le noir, confectionnés avec le miel de nos abeilles et nos amandes, que l’on peut faire à la maison, mais il y faut "l’attentive, la tendre et la rieuse patience..."

 

- "li pachichoi", les "quatre mendiants", : figues sèches, noisettes, amandes, raisins secs, dont la teinte rappelle la couleur des habits des religieux mendiants (les raisins secs symbolisent les Dominicains, les amandes les Carmes, les figues les Franciscains, les noisettes les Augustins) ;

 

- une noix ou une amande piquée dans une figue s’appelle le nougat du capucin

 

- Il y a aussi les dattes, "li dàti" : Marseille les conditionne pour toute l’Europe, et il ne faut pas oublier de repérer sur le noyau le "O" que l’Enfant Jésus aurait prononcé  en voyant ce fruit pendant la fuite en Égypte... On le farcit de pâte d’amande verte, et les pruneaux de pâte rose.

 

- Au menu, également, les oranges, "lis arange" : elles ont longtemps été débarquées en grand tas ensoleillés sur le quai du port, et les enfants pouvaient récupérer avec une épuisette celles qui étaient tombées à l’eau ;

 

- et les mandarines si parfumées, un peu difficiles à trouver maintenant, mais qui font de jolies veilleuses dans la crèche ;

 

- le melon vert, "lou verdau", que l’on conservait sur la paille à la campagne, vient aujourd’hui d’Espagne ;

 

- on peut encore ajouter les pommes, les poires d’hiver, le raisin, les noix...

 

Chaque coin de Provence a ses spécialités :

 

- les tartes dans le Comtat,

- les fruits confits à Apt,

- les calissons à Aix,

- les ganses à Arles,

- les bugnes dans le Queyras,

 

de bonnes choses arrosées de notre vin cuit, "lou vin kiue", toujours fabriqué suivant les méthodes traditionnelles.

 

Avant de déguster ce bon repas, nous n’avons pas oublié la prière calendale :

 

"Alègre ! Alègre ! Mi bèus enfant, Diéu nous alègre ! Emé Calèndo, tout bèn vèn... Diéu nous fague la gràci de véire l’an que vèn ! E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens !"

 

Allégresse ! Allégresse ! Mes beaux enfants, Dieu nous réjouisse ! Avec Noël, tout va bien... Dieu nous fasse la grâce de voir l’an qui vient ! Et si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins !

 

Et nous partirons ensuite pour la Messe de Minuit, "la messo de miojo-nue", pour célébrer la naissance de l’Enfant Dieu, en chantant nos traditionnels noëls provençaux ! "Bon Nouvè en touti e à l’an qu vèn !"

 

Ces 13 desserts sont en tout cas toujours accompagnés de vin cuit et seront resservis pour Lou repas dou jour de Nouvè, le lendemain midi donc et les jours qui suivront.

 

Le marché des 13 desserts...

 

Chacun en Provence a sa liste des 13 desserts et toutes divergent sensiblement d'une ville à l'autre.

Pour mettre tout le monde d'accord sur Aix en Provence, l'associationFouque, l'escolo Felibrenco Li venturié, les pâtissiers de la Coupo Santo, l'Union des calissonniers d'Aix ont déposé en 1998 une liste "Officielle".

 

La voici:

 

Les dattes
Le gibassié (ou pompe à l'huile)
Le nougat blanc
Le nougat noir
Les amandes
Les figues
Les raisins secs
Les noix (ou noisettes)
Les calissons d'Aix
La pâte de coing
Le raisin blanc (servant)
Le melon de Noël (Verdau)
Les oranges (ou les mandarines)

Les amandes, les figues, les raisins secs et les noix sont appelés aussi les quatre mendiants.

Tous ces délicieux desserts sont à retrouver à Aix en Provence au marché des 13 desserts au cours de la semaine qui précède Noël

 

 

RECETTES DE NOEL

 

La pompe à l'huile

 

La "poumpo" à l'huile (appelée aussi "Gibassié" ou "Fougasse" dans la région d'Arles), fait partie des treize desserts de Noël. Elle symbolise la réussite. Selon la tradition, il faut la rompre comme le Christ a rompu le pain et ne pas la couper, sinon on risque de se retrouver ruiné l'année suivante.

Ingrédients (pour 4 personnes) 

600g de farine, 100 g de sucre en poudre, 1 sachet de levure de boulanger (10 g), 2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger, 100 ml d'huile d'olive, 1 écorce d'orange râpée.

Préparation

Mélanger dans un saladier la farine et le sucre. Rajouter ensuite la levure (diluée dans de l'eau tiède selon le cas), l'huile d'olive, la fleur d'oranger et le zeste d'orange. Pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène. Former une boule, couvrir d'un linge humide et laisser reposer 2 heures dans le saladier recouvert d'un torchon. Elle doublera de volume.


Étaler ensuite la pâte pour former  une galette ronde d'environ 2 centimètres d'épaisseur.  Faire des entailles sur la galette  à intervalles réguliers. 

Cuire à four doux (180° ou thermostat 6) pendant une trentaine de minutes. La pompe est cuite lorsque qu'un couteau planté dedans ressort sec.

Dégustation

La pompe à l'huile se mange seule ou trempée dans du vin cuit. On peut aussi la déguster avec de la confiture, de la crème, du fromage  ou de la cassonade.

Variantes

On peut aussi  faire des variantes qui sortent un peu de la tradition en utilisant de l'huile d'olive  parfumée au citron ou  de l'huile de noix ou de noisette.

On peut aussi y ajouter des fruits confits ou 2 oeufs et une pincée de sel.

 

Le Nougat noir

 

Le nougat a été créé au sud de la Méditerranée (coté oriental puis en Grèce), dans l’antiquité. Il n’a connu un succès dans la région de Marseille qu’au début du 17 ème siècle sous le nom de "nugo" (en occitant).

Le nougat de Provence est le nougat noir. Le nougat blanc fut créé vers le milieu du 17ème siècle en ajoutant des blancs d’œufs.Le nougat fait partie des treize desserts de Noël.

Ingrédients 

La qualité du nougat dépend de la qualité du miel et des amandes. Le miel "toutes fleurs" a la particularité de noircir au feu, celui de lavande de Haute – Provence, a un parfum incomparable. Je vous recommande les amandes de Provence (qui ont plus de goût) et le miel nouveau de Provence (récolté à l'automne) qui a encore tous ses arômes.

 - 500 g d'amandes entières non pelées (sans la coquille bien sûr)

- 250 g de miel

- 250 g de sucre

- des feuilles "d’hostie"

- une ou plusieurs barquettes en aluminium, (selon l'épaisseur du nougat que l'on veut obtenir, habituellement 2 à 3 centimètres).

 

Préparation

Commencer par mettre au fond des barquettes une feuille d'hostie (de la taille du fond).

Passer les amandes 5 minutes à four chaud (180°, thermostat 6/7) pour les dessécher et les chauffer.

Pendant ce temps mettre le miel et le sucre dans un grand récipient en cuivre (chaudron ou casserole) ou à défaut en inox. Porter le mélange à ébullition en tournant de temps en temps avec une cuillère en bois, il va commercer à prenne une couleur brune.

Verser toutes les amandes chaudes dans le mélange bouillant et faire cuire toujours en tournant, jusqu’à ce que les amandes se mettent à "chanter" (elles grillent dans le miel) et que le mélange prenne la couleur du caramel.

Retirer du feu et verser doucement la préparation dans les moules en alu (attention c’est très chaud et cela peut occasionner des brûlures sérieuses).

Egaliser le dessus et tasser les amandes avec le dos de la cuillère.

Couvrir avec une autre feuille d’hostie et mettre un poids afin de tasser le nougat.
Laisser refroidir (pas complètement), puis démouler.

Couper en barre le nougat encore tiède (c’est plus facile), sur une planche à découper avec un grand couteau.

Variantes

On peut ne pas mettre de sucre mais uniquement du miel. Il faut alors la même quantité de miel que d’amandes.

On peut faire griller les amandes au four ou dans une poêle. On ne les mettra alors dans le mélange que lorsqu'il aura caramélisé.

On peut aussi mettre des noisettes avec les amandes (sans dépasser le poids du mélange sucre-miel).


De la cannelle, un zeste d'orange ou des oranges confites apportent aussi un goût agréable (mais on sort des traditions …).

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09/12/2013
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LA BÛCHE DE NOEL

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LA BÛCHE DE NOEL

 

La bûche de Noël réunissait autrefois tous les habitants de la maison, tous les hôtes du logis, parents et domestiques, autour du foyer familial.

La bénédiction de la bûche avec les cérémonies traditionnelles dont elle se parait n'était que la bénédiction du feu, au moment où les rigueurs de la saison le rendent plus utile que jamais : cet usage existait surtout dans les pays du Nord.

C'était la fête du feu, le Licht des anciens Germains, le Yule Log, le feu d'Yule des forêts druidiques, auquel les premiers chrétiens ont substitué cette fête de sainte Luce (Evidemment, Lucie vient du latin lux, lucis, lumière) dont le nom, inscrit le 13 décembre au calendrier, rappelle encore la lumière.

 

Il est tout naturel qu'on mette en honneur, au vingt-cinq décembre, au cœur de l'hiver, le morceau de bois sec et résineux qui promet de chauds rayonnements aux membres raidis sous la bise.

Mais, souvent, cette coutume était un impôt en nature, payé au seigneur par son vassal.

A la Noël, on apportait du bois ; à Pâques, des œufs ou des agneaux ; à l'Assomption, du blé ; à la Toussaint, du vin ou de l'huile.

Il arrivait aussi, quelquefois, que les pauvres gens ne pouvant se procurer des bûches convenables pour la veillée de Noël, se les faisaient donner. " Beaucoup de religieux et de paysans, dit Léopold Bellisle, recevaient pour leurs feux des fêtes de Noël un arbre ou une grosse bûche nommée tréfouet ".

Le tréfeu, le tréfouet que Ton retrouve sous le même nom en Normandie, en Lorraine" en Bourgogne, en Berry, etc., c'est, nous apprend le commentaire du Dictionnaire de Jean de Garlande, la grosse bûche qui devait, suivant la tradition; durer pendant les trois jours de fêtes.

De là, du reste, son nom : tréfeu, en latin très foci, trois feux.

 

Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche de hêtre ou de chêne, avec ses bosses et ses creux, avec ses lierres et ses mousses. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gite pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. On attendait ainsi la Messe de minuit.

 

Qu'on se représente les immenses cheminées d'autrefois : sous leur manteau pouvait s'abriter une famille tout entière, parents, enfants, serviteurs, sans compter les chiens fidèles et les chats frileux. Une bonne vieille grand'mère contait des histoires qu'elle interrompait seulement pour frapper la bûche avec sa pelle à feu et en faire jaillir le plus possible d'étincelles, en disant : " Bonne année, bonnes récoltes, autant de gerbes et de gerbillons ".

 

La bûche de Noël était un usage très répandu dans presque toutes les provinces de notre vieille France.

 

Voici, d'après M. J. Cornandet (bibliothécaire de la ville de Chaumont), le cérémonial que Ton suivait dans la plupart des familles :


" Dès que la dernière heure du jour s'était fondue dans l'ombre de la nuit, tous les chrétiens avaient grand soin d'éteindre leurs foyers, puis allaient en foule allumer des brandons à la lampe qui brûlait dans l'église, en l'honneur de Jésus. Un prêtre bénissait les brandons que l'on allait promener dans les champs. Ces brandons portaient le seul feu qui régnait dans le village. C'était le feu bénit et régénéré qui devait jeter de jeunes étincelles sur l'âtre ranimé.
Cependant, le père de famille, accompagné de ses enfants et de ses serviteurs, allait à l'endroit du logis où, l'année précédente, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche. Ils apportaient solennellement ces tisons; l'aïeul les déposait dans le foyer et tout le monde se mettant à genoux, récitait le Pater, tandis que deux forts valets de ferme ou deux garçons apportaient la bûche nouvelle. Cette bûche était toujours la plus grosse qu'on pût trouver; c'était la plus grosse partie du tronc de l'arbre, ou même la souche, on appelait cela la Coque (Le gâteau allongé en forme de bûche que l'on donne aux enfants le jour de Noël porte encore dans certains pays le nom de coquille ou petite bûche, en patois, le cogneù) de Noël ; on y mettait le feu et les petits enfants allaient prier dans un coin de la chambre, la face tournée contre le mur, afin, leur disait-on, que la souche leur fit des présents; et tandis qu'ils priaient l'Enfant-Jésus de leur accorder la sagesse, on mettait au bout de la bûche des fruits confits, des noix et des bonbons.
A onze heures, tous les jeux, tous les plaisirs cessaient. Dès les premiers tintements de la cloche, on se mettait en devoir d'aller à la messe, on s'y rendait en longues files avec des torches à la main.
Avant et après la messe, tous les assistants chantaient des Noëls, et on revenait au logis se chauffer à la bûche et faire le réveillon dans un joyeux repas. "

 

Un vieil auteur, Marchetti, expose le sens religieux de ces pratiques : " La bûche de Noël, dit-il, représente Jésus-Christ qui s'est comparé lui-même au bois vert.

Dès lors, continue notre auteur, l'iniquité étant appelée dans le quatrième Livre des Proverbes le vin et la boisson des impies, il semble que le vin répandu par le chef de famille sur cette bûche signifiait la multitude de nos iniquités que le Père Eternel a répandues sur son Fils dans le mystère de l'Incarnation, pour être consumées avec lui dans la charité, dont il a brûlé durant le cours de sa vie mortelle. " J. J. (Semaine religieuse du diocèse de Langres, 23 décembre 1905).

 

 

LA BÛCHE DE NOEL

 

La bûche de Noel en Berry

En Berry, elle s'appelle cosse de Nau (cosse = souche) et quelquefois tréfoué, trouffi.au, trufau (trois fois).
Les forces réunies de plusieurs hommes sont nécessaires pour apporter et mettre en place la cosse de Nau, car c'est ordinairement un énorme tronc d'arbre destiné à alimenter la cheminée pendant les trois jours que dure la fête de Noël.
A l'époque de la féodalité, plus d'un fief a été donné, à la charge, par l'investi, de porter, tous les ans, la cosse de Nau au foyer du suzerain (BOUTAMC, Traité des drois seigneuriaux, p. 645).

La cosse de Nau doit, autant que possible, provenir d'un chêne vierge de tout élagage et qui aura été abattu à minuit. On le dépose dans l'âtre, au moment où sonne la messe nocturne, et le chef de famille, après l'avoir aspergé d'eau bénite, y met le feu.
C'est sur les deux extrémités de la bûche ainsi consacrée que les mères et surtout les aïeules se plaisent à disposer les fruits, les gâteaux et les jouets de toute espèce auxquels les enfants feront, à leur réveil, un si joyeux accueil. Comme on a fait croire à ceux qui pleuraient pour aller à la messe de minuit, qu'on les mènerait à la messe du cossin blanc - c'est-à-dire qu'on les mettrait au lit, - on ne manque jamais, le lendemain matin, de leur dire que, tandis qu'ils assistaient à cette messe mystérieuse, toutes ces belles et bonnes choses ont été déposées là, à leur intention, par le petit Naulet (Le petit Jésus, Naulet, Noëlet, enfant de Noël).

On conserve ces débris de la cosse de Nau d'une année à l'autre : ils sont recueillis et mis en réserve sous le lit du maître de la maison. Toutes les fois que le tonnerre se fait entendre, on en prend un morceau que l'on jette dans la cheminée, et cela est suffisant pour protéger la famille contre le feu du temps, c'est-à-dire contre la foudre (Laisnel de La Salle, tom. I, p. 1 et suiv).

" Dans quelques vieilles maisons de notre Berry, je cherchais à m'expliquer pourquoi l'un des deux grands chenets en fer forgé était d'une seule pièce, tandis que l'autre se démontait en deux pièces par le simple emboîtement de la branche verticale sur la branche horizontale et formait, de cette manière, un simple tréteau : une octogénaire m'en a donné l'explication suivante : Dans mon jeune temps, la veille de Noël, on choisissait pour le truffiau (tréfeu) le tronc d'un arbre assez gros pour qu'on fût obligé de le faire traîner par un cheval, et les chenets étaient ainsi faits pour pouvoir le hisser plus facilement. 
On posait l'une des extrémités sur le grand chenet et l'on faisait glisser latéralement l'autre extrémité sur le chenet démonté, à l'aide de leviers, car cette bûche atteignait très souvent deux ou trois mètres de long sur un mètre de circonférence. On se servait le plus souvent de trognards que l'on rencontre encore beaucoup dans nos haies : le bois fendu était rigoureusement exclu. La longueur de ces bûches explique la forme de ces cheminées géantes d'autrefois " (H.-G., d'Henrichemont, Cher).

Dans l'Orléanais, province voisine du Berry, existaient à peu près les mêmes usages.

La ménagère plaçait dans le foyer, au milieu d'un épais lit de cendres, et enguirlandée de branches de bruyère ou de genièvre, la plus forte souche du bûcher. C'était ordinairement une énorme culée de chêne.

Dans la Beauce et le val Orléanais (rive gauche de la Loire), cette bûche se nomme, selon les localités, tréfoy, trifoué ou trifouyau.

Le moment de déposer, dans l'âtre nettoyé avec soin, la bûche traditionnelle variait selon les pays. Ici on la plaçait aux premiers coups de la cloche annonçant l'office de la nuit, là on atténuait l'instant où la cloche sonnait la voir Dieu, c'est-à-dire l'élévation de la messe de minuit. C'était le grand-père, quelquefois le plus jeune enfant qui, après l'avoir aspergé d'eau bénite, y mettait le feu en se signant et en prononçant à haute voix : In nomine Patres et Filii, et Spiritus Sancti. Amen!
Le tréfoué devait brûler, sans flamme, l'espace de trois jours, afin d'entretenir une constante et douce chaleur dans la chambre où se réunissaient, avant et après les ofiices mais principalement avant et après la messe de minuit, tous les membres de la famille. Cependant la bûche de Noël se consumait lentement. Les fêtes terminées, on recueillait les restes du tréfoué et on les conservait d'une année à l'autre.

 

La bûche de Noel en Normandie

Voici en quels termes Marchangy (1782-1826) parle de cet usage en Normandie : Le père de famille, accompagné de ses fils et de ses serviteurs, va à l'endroit du logis où, l'année précédente, à la même époque, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche de Noël. Ils rapportent solennellement ces tisons qui, dans leur temps, avaient jeté de si belles flammes à rencontre des faces réjouies des convives. L'aïeul les pose dans ce foyer qu'ils ont connu et tout le monde se met à genou en récitant le Pater. Deux forts valets de ferme apportent lentement la bûche nouvelle, qui prend date, comme dans une dynastie. On dit la bûche 1ere, la bûche 2e, la 20e, la 30e, ce qui signifie que le père de famille a déjà présidé une fois, deux fois, vingt fois, trente fois semblable cérémonie.

La bûche nouvelle est toujours la plus grosse que le bûcheron puisse trouver dans la forêt, c'est la plus forte partie du tronc de l'arbre ou, le plus souvent, c'est la masse de ses énormes racines, qu'on appelle la souche ou la coque de Noël.
A l'instant où l'on y met le feu, les petits enfants vont prier dans un coin de l'appartement, afin, leur dit-on, que la souche leur fasse des présents, et, tandis qu'ils prient, on met à chaque bout de cette souche des paquets d'épices, de dragées et de fruits confits. Qu'on juge de l'empressement et de la joie des enfants à venir recevoir de pareils présents !

De nos jours, l'usage de la bûche de Noël tend à disparaître des pays normands.

Longtemps, les pauvres gens des campagnes, en attendant l'heure de la messe de minuit, ont dû se réchauffer autour de l'énorme bûche éclairant de sa lumière flamboyante la compagnie réunie sous la hotte de la cheminée. C'est assis, devant son brasier, qu'on restait jusqu'au moment où, à travers champs, on allait gagner la pauvre église où devait se célébrer la Messe des bergers. C'est devant l'âtre rougeoyant qu'on se racontait toutes ces légendes merveilleuses de Noël, toutes ces traditions qui, contées par la voix tremblante des aïeules, se sont transmises jusqu'à nos jours : et les pierres tournantes, comme celles de Gerponville, de Saint-Arnoult, de Malle-mains, qui tournent sept fois pendant la nuit de Noël ; et les trésors qui ne se découvrent que lorsqu'on sonne le premier coup delà messe nocturne ; et les feux follets qui dansent pendant la nuit sur les tombes du cimetière et bien d'autres contes fantastiques (G. Dubosc. Journal de Rouen, 25 décembre 1898).

 

La bûche de Noel en Provence

Les Provençaux apportaient au foyer le joyeux cariguié, ou vieux tronc d'olivier choisi pour brûler toute la nuit; ils s'avançaient solennellement en chantant les paroles suivantes : Caclio fio. Cache le feu (ancien).
Bouto fio. Allume le feu (nouveau).
Dieou nous allègre. Dieu nous comble d'allégresse !

Le plus ancien de la famille arrosait alors ce bois, soit de lait, soit de miel, en souvenir de l'Eden, dont l'avènement de Jésus est venu réparer la perte, soit de vin, en souvenir de la vigne cultivée par Noé, lors de la première rénovation du monde. Le plus jeune enfant de la maison prononçait, à genoux, ces paroles que son père lui avait apprises :
" O feu, réchauffe pendant l'hiver les pieds frileux des petits orphelins et des vieillards infirmes, répands ta clarté et ta chaleur chez les pauvres et ne dévore jamais l'étable du laboureur ni le bateau du marin. "

Cette scène si touchante de la bûche de Noël occupe toute une salle du musée d'Arles ; en voici la description : Neuf mannequins de grandeur naturelle sont groupés autour de la cheminée dans laquelle flambe la bûche de Noël. La première personne de gauche est l'aïeul, en costume du dix-huitième siècle. Il arrose, il bénit la bûche avec, du vin cuit et prononce les paroles sacramentelles. Cette formule renferme tout à la fois une prière et d'heureux souhaits pour toute la famille, debout devant la table chargée des plats réglementaires.

Alègre ! Alègre ! Dieu nous alègre.
Calendo ven, tout ben ven
E se noun sian pas mai, que noun fuguen men !
Dieu vous fague la graci de veire l'an que ven.

Dieu nous tienne en joie ; Noël arrive, tout bien arrive ! Que Dieu nous fasse la grâce de voir l'année prochaine, et si nous ne sommes pas plus nombreux, que nous ne soyons pas moins ! "

En face, assise, l'aïeule file sa quenouille. Derrière elle, le fermier, aîné des garçons, dit lou Pelot, s'appuie sur la cheminée, ayant sa femme vis-à-vis. A coté du Pelot, sa jeune sœur, souriante et rêveuse ; elle s'entretient avec lou rafi (valet de ferme). Près de la table, à gauche, l'aînée des filles prépare le repas, tandis qu'au fond le guardian, armé de son trident, et le berger avec son chien, se préparent à assister au festin familial. Une jeune enfant écoute religieusement la bénédiction du grand-père (benedicioun d'ou cacho-fio) (Le Museon Arlaten, par Jeanne de Flandreysy).

Mistral, quand il fut nommé membre de l'Académie marseillaise, en cette langue provençale si colorée, qu'il parle si bien, nous a donné, dans son discours, un tableau pittoresque de cette scène ravissante de la bûche de Noël :
" Au bon vieux temps, la veille de Noël, après le grand repas de la famille assemblée, quand la braise bénite de la bûche traditionnelle, la bûche d'olivier blanchissait sous les cendres et que l'aïeul vidait, à l'attablée, le dernier verre de vin cuit, tout à coup, de la rue déjà dans l'ombre et déserte, on entendit monter une voix angélique, chantant par là-bas, au loin dans la nuit. "

Et le poète nous conte alors une légende charmante, celle de la Bonne Dame de Noël qui s'en va dans les rues, chantant les Noëls de Saboly à la gloire de Dieu, suivie par tout un cortège de pauvres gens, miséreux des champs et des villes, gueux de campagne, etc., accourus dans la cité en fête.

" Et vite alors, tandis que la bûche s'éteignait peu à peu, lançant ses dernières étincelles, les braves gens rassemblés pour réveillonner ouvraient leurs fenêtres, et la noble chanteuse leur disait : " Braves gens, le bon Dieu est né, n'oubliez pas les pauvres ! " Tous descendaient alors avec des corbeilles de gâteaux, et de nougats - car on aime fort le nougat dans le Midi - et ils donnaient aux pauvres le reste du festin ".

Comment résister au désir que nous avons depuis longtemps de publier la bûche de Noël de Frédéric Mistral qui a bien voulu correspondre avec nous et nous donner des renseignements si intéressants sur les coutumes de Noël.

Cette description si gracieuse, si poétique, faisait primitivement partie du poème de Mireille : l'auteur a cru devoir la supprimer pour éviter les longueurs. (Il faut être bien puissant et bien sûr de soi pour négliger un tel tableau ou le reléguer dans les bas côtés de son œuvre. Lisons, relisons la traduction de ces beaux vers. Quelle naïveté ! Quelle beauté simple et pieuse ! Quelle rusticité pleine de saveur! De plus, quelle noblesse fière ! Oui, c'est ainsi que doit être sauvée Pâme d'un peuple et maintenue la haute tradition d'un pays. Chaque stance est soutenue par un souffle divin .

" Ah ! Noël, Noël, où est ta douce paix ? Où sont les visages riants des petits enfants et des jeunes filles ? Où est la main calleuse et agitée du vieillard qui fait la croix sur le saint repas ?

" Alors le valet qui laboure quitte le sillon de bonne heure, et servantes et bergers décampent, diligents. Le corps échappé au dur travail, ils vont à leur maisonnette de pisé, avec leurs parents, manger un cœur de céleri et poser gaiement la bûche au feu avec leurs parents.

Du four, sur la table de peuplier, déjà le pain de Noël arrive, orné de petits houx, festonné d'enjolivures. Déjà s'allument trois chandelles neuves, claires, sacrées, et dans trois blanches écuelles germe le blé nouveau, prémices des moissons.

Un noir et grand poirier sauvage chancelait de vieillesse. L'aîné de la maison vient, le coupe par le pied, à grands coups de cognée, l'ébranlé et, le chargeant sur l'épaule, près de la table de Noël, il vient aux pieds de son aïeul le déposer respectueusement.

Le vénérable aïeul d'aucune manière ne veut renoncer à ses vieilles modes. 11 a retroussé le devant de son ample chapeau, et va, en se hâtant, chercher la bouteille. Habillé de sa longue camisole de cadis blanc, de sa ceinture, de ses braies nuptiales, et de ses .guêtres de peau.

Cependant, toute la famille autour de lui joyeusement s'agite... - " Eh bien? Posons-nous la bûche, enfants ? - " Allégresse ! Oui ". Promptement, tous lui répondent : " Allégresse. " - Le vieillard s'écrie : " Allégresse ! Que notre Seigneur nous emplisse d'allégresse ! Et si une autre année nous ne sommes pas plus, mon Dieu, ne soyons pas moins ! "

Et, remplissant le verre de clarette devant la troupe souriante, il en verse trois fois sur l'arbre fruitier. Le plus jeune prend l'arbre d'un côté, le vieillard de l'autre, et sœurs et frères, entre les deux, ils lui font faire ensuite trois fois le tour des lumières et le tour de la maison.

Et dans sa joie, le bon aïeul élève en l'air le gobelet de verre : " 0 feu, dit-il, feu sacré, fais que nous ayons du beau temps ! "

Bûche bénie, allume le feu ! Aussitôt, prenant le tronc dans leurs mains brunes, ils le jettent entier dans l'âtre vaste. Vous verriez alors gâteaux à l'huile et escargots dans l'aïoli heurter dans ce beau festin vin cuit, nougat d'amandes et fruits de la vigne.

D'une vertu fatidique vous verriez luire les trois chandelles, vous verriez des esprits jaillir du feu touffu, du lumignon vous verriez pencher la branche vers celui qui manquera au banquet, vous verriez la nappe rester blanche sous un charbon ardent et les chats rester muets !

 

La bûche de Noel en Bretagne

 (Cette description de la bûche de Noël en Bretagne a été reproduite par un grand nombre de journaux, et revues : les Annales politiques, la Revue française, etc.)

En Bretagne, la plus grande fête de l'année était la fête de Noël, et ce que nous, pauvres paysans, nous aimions le plus dans cette fête, c'était la Messe de minuit. Maigre plaisir, pour vous autres citadins qui aimez vos aises ; mais qu'était-ce pour nous, paysans, qu'une nuit blanche? 
Même quand il fallait cheminer dans la boue et sous la neige, pas un vieillard, pas une femme n'hésitait. On ne connaissait pas encore les parapluies à Saint-Jean-Brévelay, ou du moins on n'y connaissait que le nôtre, qui était un sujet d'étonnement et d'admiration. Les femmes retroussaient leurs jupes avec des épingles, mettaient un mouchoir à carreaux par- dessus leurs coiffes, et partaient bravement dans leurs sabots pour se rendre à la paroisse. Il s'agissait bien de dormir !

Personne ne l'aurait pu. Le carillon commençait dès la veille après l'Angélus du soir, et recommençait de demi-heure en demi-heure jusqu'à minuit ! Et pendant ce temps-là, pour surcroît de béatitude, les chasseurs ne cessaient pas de tirer des coups de fusil en signe d'allégresse ; mon père fournissait la poudre. C'était une détonation universelle. Les petits garçons s'en mêlaient, au risque de s'estropier, quand ils pouvaient mettre la main sur un fusil ou un pistolet.
Le presbytère était à une petite demi-lieue du bourg ; le recteur faisait la course sur son bidet, que le quinquiss (le bedeau) tenait par la bride. Une douzaine de paysans l'escortaient, en lui tirant des coups de fusil aux oreilles. Cela ne lui faisait pas peur, car c'était un vieux chouan, et il avait la mort de plus d'un bleu sur la conscience. Avec cela, bon et compatissant, et le plus pacifique des hommes, depuis qu'il portait la soutane, et que le roi était revenu.

On faisait ce soir-là de grands préparatifs à la maison. Telin-Charles et Le Halloco mesuraient le foyer et la porte de la cuisine d'un air important, comme s'ils n'en avaient pas connu les dimensions depuis bien des années. Il s'agissait d'introduire la bûche de Noël, et de la choisir aussi grande que possible. On abattait un gros arbre pour cela ; on attelait quatre bœufs, on la traînait jusqu'à Kerjau (c'était le nom de notre maison), on se mettait à huit ou dix pour la soulever, pour la porter, pour la placer : on arrivait à grand-peine à la faire tenir au fond de l'âtre ; on l'enjolivait avec des guirlandes ; on l'assurait avec des trônes de jeunes arbres ; on plaçait dessus un gros bouquet de fleurs sauvages, ou pour mieux dire de plantes vivaces. On faisait disparaître la table du milieu ; la famille mangeait un morceau sur le pouce. Les murs étaient couverts de nappes et de draps blancs, comme pour la Fête-Dieu ; on y attachait des dessins de ma sœur Louise et de ma sœur Hermine, la bonne Vierge, l'Enfant Jésus.

Il y avait aussi des inscriptions : Et homo factus est ! On ôtait toutes les chaises pour faire de la place, nos visiteuses n'ayant pas coutume de s'asseoir autrement que sur leurs talons. Il ne restait qu'une chaise pour ma mère, et une tante Gabrielle, qu'on traitait avec déférence et qui avait quatre-vingt-six ans. C'est celle-là, mes enfants, qui savait des histoires de la Terreur ! Tout le monde en savait autour de moi, et mon père, plus que personne, s'il avait voulu parler. C'était un bleu, et son silence obstiné était peut-être conseillé par la prudence, dans un pays où il n'y avait que des chouans.

L'encombrement était tel dans la cuisine, tout le monde voulant se rendre utile et apporter du genêt, des branches de sapin, des branches de houx, et le bruit était si assourdissant, à cause des clous qu'on plantait et des casseroles qu'on bousculait, et il venait un tel brait du dehors, bruits de cloches, de coups de fusil, de chansons, de conversations et de sabots, qu'on se serait cru au moment le plus agité d'une foire.

A onze heures et demie, on entendait crier dans la rue : Naoutrou Personn ! Naoutrou Personn ! (M. le recteur, M. le recteur). On répétait ce cri dans la cuisine, et à l'instant tous les hommes en sortaient ; il ne restait que les femmes avec la famille. Il se faisait un silence profond. Le recteur arrivait, descendait de son bidet que je tenais par la bride (c'est-à-dire que j'étais censé le tenir, mais on le tenait pour moi ; il n'avait pas besoin d'être tenu, le pauvre animal). A peine descendu, M. Moizan montait les trois marches du perron, se tournait vers la foule découverte, ôtait lui-même son chapeau, et disait, après avoir fait lé signe de la croix: Angélus Domini nuntiavit Mariae ". Un millier de voix lui répondaient. 

La prière finie, il entrait dans la maison, saluait mon père et ma mère avec amitié, M. Ozon, le maire, qui venait d'arriver de Pénic-Pichou, et M. Ohio, le maréchal ferrant, qui était greffier du juge de paix. M. Ozon, M. Ohio étaient les plus grands seigneurs du pays. Ils savaient lire ; ils étaient riches, surtout le premier. On offrait au recteur un verre de cidre qu'il refusait toujours. 

Il partait au bout de quelques minutes, escorté par M. Ozon et M. Ohio, puis, aussitôt, on se disposait à bénir la bûche de Noël. C'était l'affaire de dix minutes. Mon père et ma mère se tenaient debout à gauche de la cheminée. Les femmes que leur importance ou leurs relations avec la famille autorisaient à pénétrer dans le sanctuaire, ce qui veut dire ici la cuisine, étaient agenouillées devant le foyer en formant un demi-cercle. 

Les hommes se tenaient serrés dans le corridor, dont la porte restait ouverte, et débordaient dans la rue jusqu'au cimetière. De temps en temps, une femme, qui avait été retenue par quelques soins à donner aux enfants, fendait les rangs qui s'ouvraient devant elle, et venait s'agenouiller avec les autres. Tante Gabrielle, revêtue de sa mante, ce qui annonçait un grand tralala, était à genoux au milieu, juste en face de la bûche, ayant à côté d'elle un bénitier et une branche de buis, et elle entonnait un cantique que tout le monde répétait en chœur.

Vraiment, si j'en avais retenu les paroles, je ne manquerais pas de les consigner ici ; je les ai oubliées, je le regrette ; non pas pour vous, qui êtes trop civilisés pour vous plaire à ces souvenirs, mais pour moi. Et, après tout, je n'ai que faire de la chanson de tante Gabrielle, puisque je ne sais plus un mot de bas-breton. L'air était monotone et plaintif, comme tout ce que nous chantons chez nous à la veillée ; il y avait pourtant un crescendo, au moment où la bénédiction allait commencer, qui me donnait ordinairement la chair de poule…

Jules SIMON.

 

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09/12/2013
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LES DESSERTS DE NOËL

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LES DESSERTS DE NOËL

 

Noël provençal

 

"Ce jour là, sur la table, trois chandelles brillaient, et si parfois la mèche tournait devers quelqu'un, c'était de mauvaise augure. A chaque bout dans une assiette, verdoyait du blé en herbe qu'on avait mis à germer dans l'eau le jour de la sainte Barbe. Sur la triple nappe blanche, tout à tour apparaissaient les plats sacramentels : les escargots (...) la morue frite et le muge aux olives, le cardon, le scolyme, le céleri à la poivrade, suivis d'un tas de friandises réservées pour ce jour là." 
Frédéric Mistral

 

Les 13 desserts provençaux

 

Ils sont au nombre de 13 comme les convives de la Cène.

raisins secs 
figues sèches 
amandes et noix 
prunes de Brignoles 
poires d'hiver et pommes 
- cédrats confits 
- confiture de coings et confiture de fruits au moût de raisin 
- nougat blanc (noisettes, pignons et pistaches) et nougat noir (miel
- cachat piquant (fromage blanc) 
- fougasses 
- bugnes frites 
- galettes au lait parfumées au fenouil et au cumin 
- pompe à huile pour saucer le vin cuit

 

Après le gros souper qui se termine par un verre de ratafia, la maisonnée prend la route de l'église pour la messe de minuit. La porte n'était pas fermée à clef. On laissait sur la table la 3e nappe et les reliefs du repas afin que les anges et les défunts puissent se restaurer.

 

Les 3 nappes représentent les 3 personnes de la Trinité, le décor est éclairé de 3 bougies. A partir du plus âgé, chaque personne âgée les allument.

Les puristes disent qu'il faut 7 plats au souper de Noël en souvenir des 7 plaies du Christ crucifié.

 

La pompe à huile est un pain de fête préparé à la maison mais cuit chez le boulanger. Il s'agit de l'huile d'olive qu'on ajoute à la pâte confectionnée de farine, de levain, de sucre, de cassonade et aromatisée de zeste d'orange et de citron. On la déguste trempée dans du vin cuit.

 

Les 4 mendiants sont composés de 4 fruits secs. Leur couleur sombre rappelle celle des robes des ordres des mendiants. 
On raconte que les raisins secs symbolisent les Dominicains, les amandes les Carmes, les figues les Franciscains, les noisettes les Augustins.

Les 13 desserts sont souvent accompagnés de ratafia de cerises et de Carthagène.

Il ne reste plus qu'à nouer les quatre coins de la troisième nappe pour en faire un baluchon et apporter aux pauvres les reliefs du souper.

 

Noël anglais

 

La fête de Noël ne serait pas complète sans un pudding. Riche et bourratif, épais et lourd, aux saveurs douceâtres, le pudding est un dessert qui tient bien au corps lors des grands froids de l'hiver. Traditionnellement il était préparé 5 dimanche avant Noël. Le pudding doit vieillir et se bonifier. Le soir de Noël il est arrosé de punch puis flambé.

 

USA, Italie, France

 

Pour terminer le repas de Noël les américains ont les cakes aux fruits, les italiens le panettone et les français la bûche dont la recette de base est un simple gâteau roulé avec une purée de marron et du chocolat fondu.

 

Noël en Alsace

 

La pâtisserie occupe depuis des siècles une place essentielle des festivités de Noël. 

Il existe des gâteaux de toutes les tailles et de toutes les formes. Des gros gâteaux tel le Christolle sont moulés à la main et cuits couchés sur une tôle. Sa forme représente l'enfant Jésus enveloppé dans ses langes.

D'autres gâteaux dorés à l'oeuf, comme le Mannelle, sont torsadés comme des bretzels. Porte bonheur, les gâteaux tressés en croix, en couronne ou en escargots, chassent les mauvais esprits de la maison.

D'autres gâteaux sont pressés dans des moules en bois dur sculptés dont les sujets sont des personnages de Noël.

Des moules en terre cuite vernissée servent à la cuisson de spécialités comme le kougelhopf. Des petits gâteaux sont découpés à l'emporte pièce en fer blanc et représentent une étoile, un sapin, un croissant de lune.

 

Au début du XVIe siècle, dans les offrandes destinées à Saint Nicolas, on trouve également le pain d'épices. 


Les ingrédients de base des pâtisseries de Noël ont peu changé depuis. oeufs, farine miel et épices. Les épices parfument et favorisent la digestion : anis, cannelle, fenouil, clous de girofle, macis, cardamone, badiane. Les incontournables sucre et beurre, n'apparaissent que plus tard au XIXe siècle.

 

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09/12/2013
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Noël - Le Houx

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LE HOUX

 

Le houx doit ses lettres de noblesse aux services rendus à la Sainte Famille. 

 

Afin d'échapper à la colère d'Hérode, prêt à faire massacrer tous les enfants mâles de moins de deux ans, pour être sûr d'en éliminer un seul, Jésus. Marie, Joseph et leur enfant furent contraints de fuir en Egypte. 

 

Des miracles ont jalonné leur chemin. Sous une escorte de lions, de loups et de léopards, la famille pu avancer sans danger. 

Pour les nourrir et les désaltérer le palmier se baissa leur offrant ses fruits, de ses racines jaillit une source. 

Lorsque les soldats d'Hérode s'approchèrent dangereusement, le houx, à son tour, a étendu ses branches pour cacher, mère, père et enfant. 

En reconnaissance Marie le bénit en disant que le houx resterait toujours vert, un symbole d'immortalité.

Une légende raconte que la croix était en bois de houx, parce que parmi tous les arbres, seul le houx se laissa sacrifier.

Les piquants le long des feuilles symbolisant la Passion et la couronne de houx de l'Avent et ses 4 bougies qu'on allume une à une les 4 dimanche de décembre, en préparation de l'avènement du Christ, nous rappellent les liens entre Noël et Pâques.

 

Pour que l'année à venir soit profitable, il faut faire rentrer du houx à la maison à Noël.

 

En Angleterre on croyait que le houx pouvait influer sur la bonne entente du ménage.

En fait, il faut deux sortes de houx : avec piquants et sans.

Le houx à piquants symbolise le mari, le houx à bords lisses, la femme.

Afin que les rapports entres les conjoints soient équilibrés, les gerbes de houx contenants les deux sortes de feuilles doivent entrer dans la maison ensemble. Autrement l'un des deux, mari ou femme, dominera la maison.

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08/12/2013
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