Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

France - 27


27 - Giverny & Claude Monet

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Giverny

 

Giverny est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Givernois.

La commune est située à 5 km environ à l'est de Vernon au confluent de la Seine et de l'Epte. Elle se trouve aux portes du Vexin normand.

 

Histoire

 

Le village est mentionné vers 1025 sous la forme latinisée Giverniacum.

 

Faits historiques

 

La paroisse a été fondée sous les Mérovingiens et l'église placée sous le vocable de sainte Radegonde.

En 863, le roi Charles II le Chauve reconnaissait aux moines de l'abbaye de Saint-Denis-le-Ferment la possession de Giverny.

Au XIe siècle, le fief et l'église de Giverny revinrent à l'abbaye de Saint-Ouen à Rouen.

Au Moyen Âge, plusieurs seigneurs se succédèrent mais ils restaient toujours les vassaux du prieur de Saint-Ouen.

Il existait alors plusieurs monastères, l'un d'entre eux était situé à l'emplacement de la maison dite le Moûtier, tandis que la propriété dite La Dîme doit son nom à une grange dîmière qui servait de lieu de perception de l'impôt à l'abbaye jusqu'à la Révolution.

Il y avait aussi une léproserie.

 

À la Révolution, c'est la famille Le Lorier qui possédait les terres de Giverny. Monsieur Le Lorier fut d'ailleurs le premier maire du village en 1791.

 

Plus récemment :

 

  • 1883 : Claude Monet s'installe dans le village, dans une maison qu'il loue puis achète. Il en réaménage le jardin et fait creuser, sur un bras de l'Epte, le bassin au bord duquel il peignit ces célèbres "Nymphéas". Mort le 5 décembre 1926, il est enterré dans le cimetière qui jouxte l'église.
  • À la même époque, plusieurs peintres, notamment américains, s'installent au village. Certains deviennent amis avec Claude Monet.
  • 30 juin 1996 : Hillary Clinton, épouse du président des États-Unis, inaugure le Musée d'art américain Giverny.
  • 19 décembre 2007 : Visite de l'Empereur du Japon.

 

Événements

 

 

Personnalités liées à la commune

 

 

Célébrités venues à Giverny

 

 

Culture et patrimoine

 

Lieux et monuments

 

La propriété fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 6 avril 19766.

 

 

 

Claude Monet

Oscar-Claude Monet, (14 novembre 1840 à Paris - 5 décembre 1926 à Giverny), dit Claude Monet, est un artiste-peintre français lié au mouvement impressionniste, peintre de paysages et de figures.

Biographie

Enfance et adolescence

Claude Monet est né à Paris le 14 novembre 1840 au 45, rue Laffitte dans le 9e arrondissement. Il est le second fils d'Adolphe et Louise-Justine Monet, née Aubrée. Baptisé sous le nom d'Oscar-Claude à Notre-Dame de Lorette, il est appelé Oscar par ses parents. Il aime à dire plus tard qu'il est un vrai Parisien comme ses grands-parents, tous quatre nés à Paris. La famille, grands-parents paternels compris, s'installe au Havre en Normandie vers 1845, l'année de ses cinq ans. C'est probablement un déménagement décidé sous l'influence de sa tante Marie-Jeanne Lecadre, épouse d'un commerçant havrais qui accueille son beau-frère dans sa maison. Son père y tenait un commerce d'articles coloniaux. Le jeune Oscar n'est pas un élève très appliqué selon ses propres dires, mais il apparaît dans les annales du collège havrais qu'il fréquente comme "une excellente nature très sympathique à ses condisciples". De manière précoce, il développe un goût pour le dessin et il suit avec intérêt le cours d'Ochard, un ancien élève de David. Ses premiers dessins sont des caricatures de personnages (professeurs, hommes politiques) dont Monet "enguirlande la marge de ses livres... en déformant le plus possible la face ou le profil de ses maîtres" selon ses propres termes. Il fait déjà des croquis de bateau et des paysages en "plein air" sur le motif.

En 1857, sa mère décède et il abandonne ses études. Sa tante Lecadre l'accueille et l'encourage à continuer le dessin. Il vend ses caricatures signées O. Monet chez un commerçant spécialisé dans le matériel pour peintres, où expose également Eugène Boudin, ancien associé du propriétaire. C'est là qu'il va faire sa connaissance, déterminante pour sa carrière artistique : "Si je suis devenu un peintre, c'est à Eugène Boudin que je le dois". Il conseille aussi à son jeune comparse à quitter Le Havre pour Paris dans le but d'y prendre des cours et d'y rencontrer d'autres artistes.

En 1861 et 1862, Monet sert dans l'armée en Algérie. Sa tante havraise, Mme Lecadre, accepte de l'en faire sortir s'il prend des cours d'art à l'université. Il quitte donc l'armée, mais n'aime pas les styles traditionnels de peinture enseignés à l'académie. En 1862, il se lie d'amitié avec Johan Barthold Jongkind, lors de son séjour à Sainte-Adresse et à Honfleur. De sa période honfleuraise en compagnie de ces deux peintres, Monet conservera un attachement et ils auront une influence essentielle dans la genèse de son art.

Vers la maturité

La même année, il commence à étudier l'art avec Charles Gleyre à Paris, où il rencontre Pierre-Auguste Renoir avec qui il fonde un mouvement artistique qui s'appellera plus tard impressionniste. Ils ont peint ensemble et ont maintenu une amitié durant toute leur vie. Il se lie également avec le peintre Frédéric Bazille avec qui il entretient une importante correspondance et qui mourra au champ d'honneur en 1870. Le peintre Sisley fréquente aussi l'atelier de Gleyre.

Un de ses modèles, Camille Doncieux, deviendra quelques années plus tard son épouse. Elle lui servit plusieurs fois de modèle, notamment pour La dame à la robe verte et surtout Femmes au jardin, peint initialement dans le jardin de Monet vers la fin des années 1860 et acheté 2 500 francs par Frédéric Bazille, toile montrant pour la première fois la lumière naturelle et changeante. Ils emménagent dans une maison à Argenteuil, près de la Seine, après la naissance de leur premier enfant. Ils vivent ensuite à Vétheuil où Camille décède le 5 septembre 1879 ; il l'a peinte sur son lit de mort. Trois ans plus tard, Monet loue le pressoir et son clos normand à Giverny près de Vernon (Eure) et s'y installe alors définitivement. Il a exactement 43 ans et n'est encore qu'au milieu de son existence. Il aménage la grande maison et un vaste jardin floral qu'il ne pourra acheter qu'en 1890 quand sa situation financière se sera améliorée. En 1893, soit dix ans après son emménagement dans la maison, il crée le jardin d'eau avec son étang aux nymphéas. Il lui inspirera quelques-unes de ses toiles les plus connues, dont les toutes dernières.

C'est en 1872 qu'il avait peint un paysage du port du Havre : Impression soleil levant (actuellement au musée Marmottan à Paris). Cette œuvre avait été présentée au public lors de la première exposition impressionniste en 1874. La manifestation n'avait pas eu le grand succès attendu par les peintres et un grand nombre de comptes-rendus avaient été assez hostiles, particulièrement celui provenant du critique Louis Leroy du Charivari qui, inspiré par l'intitulé de ce tableau, s'était servi du mot "impression" pour se moquer du style des exposants. Lors de la troisième exposition impressionniste, en 1877, les peintres reprirent à leur compte le terme d'"impressionnisme" pour identifier leur style. Cette première exposition était organisée par un groupe de peintres dont Monet avait pris la tête, la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs en réaction contre le "Salon" officiel.

En 1884, commence sa longue amitié avec l'écrivain Octave Mirbeau, qui est désormais son chantre attitré et contribua à sa reconnaissance. En 1892, Monet épouse Alice Hoschedé qui était sa maîtresse sans doute depuis 1875 ou 1876, et avec qui il vivait depuis l'été 1878. Ce n'est qu'après le décès d'Ernest Hoschedé que Monet peut enfin épouser Alice. Elle a eu six enfants nés de son mariage avec Ernest : cinq filles et un garçon, Jean-Pierre († 1960), qui se plaît à dire qu'il est le fils de Claude. Monet a eu deux garçons Jean (1867-1914) et Michel (1878-1966) de sa première union avec Camille, l'un et l'autre décèdent sans laisser de descendance, de sorte que Monet n'a eu aucune postérité directe. Cette grande famille nécessite l'aménagement d'une grande maison, comme ce fut le cas avec Giverny.

En 1889Auguste Rodin et Claude Monet exposent conjointement "Rien que vous et moi" dans la galerie parisienne Georges Petit. Cette exposition consacre les deux artistes. Entre 1892 et 1894, Monet peint une série de peintures de la cathédrale de Rouen, à partir de trois emplacements distincts en face de l'édifice et à différentes heures du jour. Vingt vues de la cathédrale sont exposées à la galerie de Durand-Ruel en 1895. Les séries précédentes comme Les Peupliers ou les Meules de foin portaient sur des éléments de décor naturel, avec les cathédrales, Monet effectue un retour sur le motif humanisé comme il l'avait déjà fait dans la série des gares Saint-Lazare, la toute première connue, peinte alors qu'il n'habitait pas encore Giverny.

Lors de son premier déplacement au Royaume-Uni, en 1870, pour fuir la guerre franco-prussienne, il avait eu l'occasion d'admirer les œuvres du peintre britannique Turner (1775-1851) et avait été impressionné par sa manière de traiter la lumière, notamment dans les œuvres présentant le brouillard de la Tamise. Il avait rencontré, à cette occasion, le peintre américain Whistler (1834-1903), également influencé par Turner, avec lequel il s'était lié d'amitié.

Ce qu'il avait vu à Londres l'incita à y revenir plusieurs fois. Lors de séjours de 1899 à 1901, prolongés par son travail en atelier jusqu'en 1904, il peint une autre série de tableaux, près d'une centaine, sur le thème du brouillard de Londres sur la Tamise. Un de ceux-ci a été vendu 15,8 millions € (21,1 millions de dollars canadiens) (frais compris) en novembre 2004 chez Christie's à New York.

Monet aimait particulièrement peindre la nature contrôlée : son propre jardin, ses nymphéas, son étang et son pont, que le passionné des plantes qu'il était avait patiemment aménagés au fil des années. Il a également peint les berges de la Seine. En 1914, Monet commence une nouvelle grande série de peintures de nymphéas, sur la suggestion de son ami Georges Clemenceau.

À la fin de sa vie, Monet souffrait d'une cataracte qui altéra notablement sa vue. Sous les conseils de son ami Georges Clemenceau qui a son doctorat en médecine, il fut opéré de l'œil droit dans les difficiles conditions de l'époque. Affecté par les modifications de ses perceptions visuelles consécutives à l'opération, il renonça à toute intervention sur son œil gauche. La maladie évoluant, elle eut un impact croissant sur ses derniers tableaux.

Claude Monet est décédé le 5 décembre 1926 et est enterré dans le cimetière de l'église de Giverny. Accouru trop tard au chevet du peintre, Clemenceau aurait insisté pour qu'on ne recouvre pas le corps d'un linceul noir, en expliquant que cela n'était pas convenable : "Pas de noir pour Monet ! Le noir n'est pas une couleur !". Il aurait alors arraché les rideaux aux motifs colorés de la fenêtre pour en recouvrir la dépouille du peintre.

Liste de ses principaux tableaux

1858 : Caricature (crayon noir). Musée Albert-André, Bagnols-sur-Cèze.

1859 : Camille.

1860 : La mère au chapeau.

1861 : Un coin du studio.

1865 :

1867 :

  • Femmes au jardin.
  • Terrasse à Sainte-Adresse.
  • Le Jardin des princesses.
  • L'Église Saint-Germain l'Auxerrois .
  • La Jetée du Havre par mauvais temps.

1868 :

1869 :

1870 :

1871 :

1872

1873

1874 :

1875

1876 :

  • Le Bateau atelier.
  • La Japonaise.

1877 :

1878 :

1880 : Les Falaises des Petites DallesMuseum of Fine Arts - Boston.

1881 : Jardin de l'artiste à Vétheuil.

1882 :

1883 :

  • Les deux pêcheurs
  • La Collégiale Notre-Dame Vernon.
  • L'Arche d'Étretat.

1884 :

1885 :

1886 :

  • Autoportrait.
  • Belle-Île.
  • Les Pyramides de Port Coton, Belle-Île-en-Mer.
  • Les Rochers de Belle-Île.
  • Rochers à Port-Goulphar, Belle-Île-en-Mer.
  • Tempête, côte de Belle-Île.
  • Essai de figure en plein-air : Femme à l'ombrelle tournée vers la droite.
  • Essai de figure en plein-air : Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche.

1887 :

1890 :

1891 :

  • Peupliers longeant l'Epte, Automne.
  • Meules à Chailly.
  • Meules, fin de l'été.

1892 :

1893 :

  • La Cathédrale de Rouen. Le portail, soleil matinal.
  • La Cathédrale de Rouen. Le portail et la tour Saint-Romain, plein soleil.
  • La Cathédrale de Rouen. Le portail et la tour Saint-Romain, effet du matin.

1894 : Cathédrale de Rouen.

1897 :

1898 : Nymphéas, effet du soir.

1899 : Nymphéas, harmonie verte.

1900 : La Grande Allée à Giverny, Musée des Beaux-arts, Montréal.

1903 :

1904 : Londres, Le Parlement, trouée de soleil dans le brouillard.

1905 :

1907 : Nature morte aux œufs.

1908 :

  • Palace de Mula à Venise.
  • San Giorgio Maggiore Soleil Couchant à Venise.

1910 : Palais des Doges.

1913 : Les Arceaux de roses, Giverny vendue aux enchères pour 17,8 millions de dollars US en juin 2007.

Musées et grandes expositions

La Fondation Claude Monet ou musée Claude-Monet présente les jardins et la maison de Claude Monet à Giverny (Eure). Les jardins ont reçu le label "jardin remarquable". La propriété fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 avril 1976.

Le musée Marmottan, désormais dénommé musée Marmottan-Monet, à Paris, possède la plus importante collection d'œuvres de Claude Monet

L'exposition Monet 2010 est une grande rétrospective qui présenta 170 tableaux de Claude Monet aux Galeries nationales du Grand Palais de septembre 2010 à janvier 2011 et qui fut vue par plus de 910 000 visiteurs, seconde exposition d'art par son affluence en France.

La Fondation Pierre Gianadda à Martigny (Suisse) a présenté du 17 juin au 20 novembre 2011 une rétrospective "Monet au Musée Marmottan et dans les Collections suisses" qui regroupe quelque soixante dix tableaux, complétée par une sélection de quarante cinq estampes japonaises de la collection de l'artiste (Collection Fondation Claude Monet Giverny).

Marché de l'art

Les tableaux de Claude Monet sont très disputés aux enchères. En 2008, ses peintures ont établi deux records :

  • Le Pont du chemin de fer à Argenteuil, vendu le 6 mai 2008 chez Christie'sNew York pour 41 481 000 US$ soit 26 834 058 euros avec les frais.
  • Le bassin aux nymphéas, vendu le 24 juin 2008 chez Christie'sLondres pour 40 921 250 £ soit 51 757 197 euros avec les frais.
  • Dans la prairie, vendu le 4 février 2009 chez Christie'sLondres pour 11,2 M.£ (12,4 M.€) avec les frais.

Le 10 février 2008 le tableau Champ de coquelicot près de Vétheuil (1879-1880) est volé à Zurich, (Fondation et Collection Emil G. Bührle). Il est retrouvé quelques jours plus tard, le 19 février.

Fleur

Une rose panachée de rose et de jaune a été baptisée de son nom par la maison Delbard en 1992, la rose Claude Monet.

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10/01/2014
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27 - Eure - Vernon

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VERNON – EURE-27

 

Vernon est une commune française qui est située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie, aux portes de la Normandie et au carrefour des lignes Paris-Rouen et Évreux-Beauvais.

 

Vernon est situé dans la vallée de la Seine non loin du confluent de l'Epte. Elle forme avec Saint-Marcel, Saint-Just et Saint-Pierre-d'Autils une agglomération de 32 000 habitants.

Le territoire communal est, avec 3492 hectares, relativement vaste et s'étend de manière sensiblement égale sur les deux rives du fleuve.

Il comprend :

 

- D'une part, la basse vallée alluviale de la Seine, relativement étroite, y compris des îles situées du côté de la rive droite (île Saint-Pierre, île Saint-Jean, île de l'Horloge, Grande île) séparées de la rive droite par des bras très étroits ou même soudés à la rive. La grande île est partagée entre la commune de Vernon et celles de Port-Villez et de Giverny.

 

- D'autre part, les plateaux calcaires à une altitude variant de 130 à 140 mètres d'altitude, couverts en grande partie des forêts de Bizy et de Vernon.

 

Entre les deux, la zone de transition formée de collines en pente vers la Seine est surtout développée sur la rive gauche, là où s'est implanté le noyau urbain initial à partir duquel l'urbanisation récente s'est développée dans toutes les directions, tandis que, sur la rive droite où la transition est plus abrupte, formant pratiquement une falaise entaillée par deux vallons très encaissés, l'urbanisation est très limitée.

 

Les communes limitrophes sont :

 

Port-Villez et Blaru au sud-est (toutes deux communes des Yvelines), au sud, La Heunière et Douains, au sud-ouest, Saint-Marcel, à l'ouest, Pressagny-l'Orgueilleux, au nord-ouest, Tilly et Panilleuse, au nord, Bois-Jérôme-Saint-Ouen, au nord-est et Giverny à l'est.

 

Anciennes communes rattachées à Vernon :

 

Bizy et, Gamilly rattachée à Vernon en 1791.

Vernonnet rattachée à Vernon en 1804. Aujourd'hui, c'est un quartier de Vernon fonctionnant comme un gros village d'environ 2 800 habitants.

 

Les quartiers :

 

Les Blanchères : quartier de logements sociaux construit entre 1980 et 1986.

Les Bourdines : zone artisanale à l'est.

Les Boutardes : quartier construit entre 1968 et 1970.

Fieschi : quartier pavillonnaire portant le nom de l'ancienne caserne.

Glatigny : quartier résidentiel pavillonnaire récent.

Le Hameau de Normandie : petit hameau résidentiel pavillonnaire en lisière de la forêt, au sud.

Le Moussel : quartier pavillonnaire.

Le Petit-Val : quartier pavillonnaire excentré à l'est.

Parc : quartier résidentiel ancien proche gare. Doit son nom à la rue du Parc.

Saint-Adjutor : quartier résidentiel pavillonnaire.

Saint-Lazare : quartier résidentiel ancien péri-central, à l'ouest du centre ville.

Les Valmeux : quartier de logements sociaux construit entre 1968 et 1970.

Virolet : zone industrielle et artisanale située sur les communes de Vernon et de Saint-Marcel.

Ma Campagne : petit hameau de Vernon en bordure de Seine, orientation sud, à l'ouest du centre ville. Nom récent.

 

Les grandes agglomérations autour de Vernon :

 

Nord Ouest : Gaillon 14 km, Louviers 28 km, Elbeuf 45 km, Rouen 54 km.

Nord : Les Andelys 22 km, Dieppe 106 km.

Nord Est : Gisors 35 km, Beauvais 66 km, Amiens 114 km.

Ouest : Le Havre 124 km, Deauville 146 km, Caen 173 km,

Est : Magny en Vexin 29 km, Cergy 52 km, Pontoise 57 km.

Sud Ouest : Pacy sur Eure 13 km, Evreux 31 km.

Sud : Dreux 47 km, Chartres 82 km, Orléans 157 km.

Sud Est : Bonnières sur Seine 11 km, Mantes la Jolie 24 km, Verneuil sur Seine 46 km, Paris 75 km,

 

Vernon a une origine très ancienne attestée par des vestiges préhistoriques, celtiques, gallo-romains et mérovingiens. Elle devint une ville militaire importante après la constitution du duché de Normandie.

 

Antiquité

 

L'important oppidum des Véliocasses n'était pas situé sur le site de l'actuel Vernon, mais sur un éperon rocheux de Vernonnet, sur la rive droite de la Seine. Sa superficie était de 78 hectares. Des fouilles archéologiques ont mis en évidence trois phases distinctes dans la construction de son rempart : un murus gallicus, puis deux aménagements d'un rempart de type «Fécamp», dit aussi de type «belge». Le site a semble-t-il été occupé dès le iie siècle avant Jésus-Christ jusqu'au cours de l'époque gallo-romaine. On a trouvé les fragments d'une des plus anciennes cottes de mailles de facture celtique

 

Moyen Âge

 

750 : première mention du nom de la ville par Pépin le Bref.

845 : la ville est ravagée par les Vikings.

911 : le 11 juillet, Vernon devient un poste frontière suite au traité de Saint-Clair-sur-Epte entre Charles le Simple et Rollon.

1045 : Guillaume le Conquérant donne à Gui de Bourgogne son domaine de Vernon.

1066 : Richard de Vernon accompagne Guillaume le Conquérant lors de sa conquête de l'Angleterre.

1123 : Henri Ier Beauclerc fait ériger une tour carrée dans le château.

1153 : la ville normande est assiégée par les français conduits par Louis VII.

1194 : Construction du premier pont en pierre

1195 : Philippe Auguste s'empare de Vernon et en fait modifier les fortifications. Richard Coeur de Lion cède la ville au Capétien au terme d'un traité. Elle est donc rattachée au domaine royal.

1196 : Philippe Auguste fit reconstruire l'ancienne tour carrée en un grand donjon (l'actuelle Tour des archives).

1199 : trêve de Vernon.

1204 : construction du château de Vernon.

1227 : le roi Saint-Louis (Louis IX) un habitué de Vernon, vient créer l'Hôtel-Dieu.

1337-1449 : Vernon est le théâtre de nombreux et sanglants événements pendant la guerre de Cent Ans en Normandie :

1346 : Édouard III d'Angleterre fait incendier la ville.

1354 : Le 22 février, signature du traité de Mantes par Jean II de France et Charles II de Navarre : Jean II cède le Vexin.

1356 : Vernon est livrée au pillage des hommes du duc de Lancastre et des Navarrais.

1359 : la ville est cédée aux Anglo-Navarrais.

1364 : le 16 mai, bataille de Cocherel qui voit la victoire de Du Guesclin sur Jean de Grailly le Captal de Buch, celui-ci est emprisonné dans le château de Vernon. d'où ce nom : Rue de la bataille de Cocherel.

1371 : le 29 mars, signature du traité de Vernon entre Charles V de France et Charles le Mauvais.

1415 : la ville est conquise par les Anglais après le débarquement d'Henri V d'Angleterre.

1449 : La ville redevient française à la suite des victoires du roi Charles VII.

1450 : début de construction de la Maison du Temps Jadis.

1452 : la ville est choisie comme lieu de réunion des États de Normandie.

1467 : Louis XI et Charles le Téméraire signent une trêve à Vernon.

 

Temps modernes

 

1596 : le 8 octobre, Henri IV est reçu au château de Bizy.

1600 : construction du Vieux-Moulin

1606 : Henri IV fonde un collège sur l'emplacement de l'actuelle place de Gaulle.

1658 : inondation de la Seine jusqu'au niveau de la collégiale.

1721 : Louis Fouquet, maréchal de Belle-Isle acquiert la seigneurie de la ville.

1723 : création des avenue des Capucins et avenue Foch.

1740 : agrandissement du château de Bizy.

1749 : le 21 septembre le maréchal Louis Fouquet reçoit à Bizy la visite de Louis XV et de Madame de Pompadour.

1785 : visite de Benjamin Franklin, le célèbre inventeur du paratonnerre.

1788 : le duc de Penthièvre devient seigneur de la ville.

1789 : troubles à Vernon.

 

Époque contemporaine

 

1790 : Marcel Rigant de Rochefort devient le premier maire de la ville.

1792 : Bizy et Gamilly sont rattachés à Vernon.

1792 : La famille d'Orléans Louis Jean Marie de Bourbon et Louise Marie Adelaïde de Bourbon s'intalle au château de Bizy.

1793 : Le 13 juillet, victoire de la bataille de Brécourt sur les plateaux du sud.

1800 : Construction de l'hôtel Tilly (ancienne Banque de France)

1804 : Vernonnet est rattachée à Vernon.

1810 : Napoléon 1er est reçu à Vernon.

1816 : Vernon devint ville militaire.

1817 : la duchesse d'Orléans, qui rachète ses biens vendus sous la Révolution, rentre en possession de Bizy.

1830 : héritier du château de Bizy, Louis-Philippe Ier fait de nombreux séjour à Vernon.

1843 : Le 1er mai, arrivée du chemin de fer (Ligne Paris-Le Havre).

1858 : création de l'hôpital Saint-Louis.

1858 : les biens de la maison d'Orléans, confisqués par Napoléon III, sont mis aux enchères à Bizy.

1859 : début de construction d'un nouveau pont traversant la Seine.

1860 : Grands travaux d'urbanisme en centre-ville par le duc d'Albufera.

1860 : Inauguration de la rue d'Albuféra.

1861 : Consécration de l'église Saint-Nicolas à Vernonnet. Inauguration du «nouveau pont», le 19 mai.

1862 : Création de la bibliothèque de la ville.

1870 : La ville est sauvée des Ardéchois de la Guerre de l'Ardèche.

1870 : Le 15 octobre, les deux ponts sont détruits.

1871 : Le 26 novembre, inauguration du Monument aux Mobiles d'Ardèche.

1875 : Le 26 septembre, Edme Patrice Maurice de Mac-Mahon, maréchal de France et président de la République française séjourna à l'hôtel d'Évreux pendant plusieurs jours afin de préparer les grandes manœuvres de la troisième armée.

1875 : Élisabeth de Wittelsbach dite Sissi, Impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie fit une halte à la gare.

1883 : Claude Monet peint six toiles de la collégiale Notre-Dame jusqu'en 1894.

1895 : Le 10 septembre, inauguration du nouvel hôtel de ville par Adolphe Barette.

1897 : Première séance de cinématographie au théâtre de Vernon.

1910 : Crue de la Seine en janvier.

1923 : Ouverture de la Banque de France.

1930 : Construction de la Salle des fêtes et Tribunal de justice.

1940 : Vernon est bombardée par l'aviation allemande.

1943 : Création du collège et lycée Saint-Adjutor.

1944 : Bombardements de la ville par les Alliés.

1944 : Le 7 mai, destruction du pont de chemin de fer de la ville lors des bombardements.

1944 : Le 25 août, libération de la ville par les troupes anglaises.

1945 : La ville héberge l'Atelier technique et aéronautique de Rickenbach, où seront élaborés par la Snecma tous les moteurs à réaction équipant les chasseurs français.

 

Les gros moteurs-fusées à ergols liquides pour lanceurs de satellites (fusées Ariane) sont conçus et produits à Vernon par Snecma Moteurs. Ce site abrite, outre les bureaux d'étude, les ateliers de fabrication et de montage et les laboratoires, une vaste zone d'essais où sont testés à feu à plein régime les moteurs des programmes de développement et les moteurs de production. En 2005, les moteurs Vulcain II sont en phase de production et les moteurs Vinci en développement (mise en service prévue en 2009).

 

À Vernon, se trouve aussi le LRBA (Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques), établissement militaire au sein de la DGA(Direction Générale de l'Armement).

1955 : inauguration du pont Clemenceau.

 

À partir de la Cinquième République

 

1963 : Reconstruction de l'Hôpital Saint-Louis.

1966 : Création de la cité scolaire lycée Georges Dumézil.

1967 : Électrification de la ligne SNCF

1968 : Début de construction des quartiers Valmeux-Blanchères-Boutardes.

1983 : Première édition de la Foire aux cerises.

1983 : Inauguration du musée Alphonse Georges Poulain.

1992 : Ouverture de l'escape culturel Philippe-Auguste, après l'inauguration du musée d'Art américain de Giverny.

1998 : fermeture de la caserne Fieschi.

2004 : Création du Vernon Plage sur le site de l'ancienne piscine d'été.

2007 : Le 18 septembre, visite de Sharon Stone.

2007 : Le 19 septembre, visite de l'empereur du Japon Akihito.

2008 : Le 15 juin, visite de Laura Bush.

2010 : Août, tournage du film Maupassant avec Cristiana Réali et Patrick Chesnais dans le centre historique.

 

Lieux et monuments.

 

Monuments médiévaux.

 

La ville a su préserver l'architecture du centre, autour de la collégiale et de la tour des Archives, qui a survécu aux bombes. Ce centre a gardé son aspect médiéval.

 

Le Vieux-Moulin, installé sur les piles du pont médiéval à Vernonnet, dernier monument au monde de ce type. Il est aussi le symbole de la ville.

- La tour des archives, vestige de l'ancien château de Vernon.

- Les remparts et enceintes de la ville.

- La maison du Temps Jadis datant de 1450-1460, elle abrite l'office de tourisme.

- Vieilles rues bordées de maisons à pans de bois datant du XIIe, XVIe et XVIIe siècle.

 

Châteaux.

 

Vernon possède de nombreux châteaux éparpillés sur tout son territoire, de styles très différents.

 

- Le château de Bizy, appelé souvent le petit Versailles, date de 1741 avec la fontaine de Neptune.

- Le château de Brécourt.

- Le château de la Madeleine à Vernonnet.

- Le château médiéval Philippe Auguste datant du XIIe siècle, fut détruit en partie en 1752 lors de la création des écuries puis pendant les deux guerres, il n'en reste que quelques ruines.

- Le château Saint-Lazare datant de la fin du XVIIIe siècle, fut détruit par la ville vers 1972 pour y construire une école à la place. L'aile du château, partie la plus ancienne contenant la chapelle, existe toujours.

- Le château du Point du Jour datant de 1706, servit de bâtiment hospitalier, la clinique Sainte-Marie, entre 1978 et 2005. Il est devenu en 2009 la Résidence Sainte Marie.

- Le château des Tourelles, situé à Vernonnet, l'un des seuls châtelets du XIIe siècle encore pratiquement intacts en France.

 

Monuments religieux.

 

Vernon a perdu beaucoup de ses églises durant les guerres ; la collégiale et l'église de Vernonnet sont deux des joyaux religieux de la ville.

- La construction de la mosquée Omar ibn al-Khattâb (2002), située aux Blanchères vient ajouter un édifice supplémentaire à la richesse religieuse de Vernon.

- La collégiale Notre-Dame, conservant des parties des XIe, XIIIe, XIVe et XVe siècles.

- L'église Saint-Nicolas de Vernonnet, consacrée en 1861 et reconstruite en 1863.

- L'église Saint-Jean-Batiste, construite en 2001, située dans le quartier de Gamilly.

 

Monuments militaires et administratifs

 

À l'époque de la caserne Fieschi, près de 1 500 militaires étaient basés à Vernon, mais celle-ci a été fermée en 1998. En revanche, une autre caserne existe encore dans le quartier de Vernonnet.

 

- La Banque de France datant du XVIIe siècle.

- L'ancienne bibliothèque municipale datant du XVIIe siècle.

- La caserne Fieschi.

- L'Hôtel Dieu créé au XIIIe siècle par le roi Louis IX puis reconstruit en 1858.

- L'hôtel de ville (1895) et la fontaine Delafontaine (sculptée par Pierre Amédée Delafontaine).

- Le monument du Souvenir des Mobiles de l'Ardèche de la guerre franco-allemande de 1870 (18701871).

- Le conservatoire et la salle des fêtes détruits en 2006.

 

Parcs et jardins

Vernon possède de nombreux parcs, squares et jardins ; bien qu'entouré de deux grandes forêts (forêts de Bizy et de Vernon) s'étendant sur près de 1380 hectares, les grandes étendues vertes se situent principalement le long des berges de la Seine.

 

- Le jardin des Arts, ouvert en 2006.

- Le Vernon Plage, ouvert en 2003.

- Le square Jeanne-et-Robert-Laurence.

- Le square Benjamin-Pied.

- Le square Pierre-Nicolas.

- Le square de Bizy.

 

Fontaines

 

- La fontaine de Neptune datant de 1743 se situe sur le site du château de Bizy.

- La fontaine Delafontaine sculptée par Pierre Amédée Delafontaine en 1899.

- La fontaine de Chérence (1838-1839) sur la place de Paris.

 

Autres curiosités

 

- La chapelle des sœurs garde-malade (1899) construit par Denis Darcy (1823-1904).

- Les sept statues People (1997) d'Olivier Gerval.

- Le manoir Grévarin datant du XVe siècle, situé dans le quartier de Gamilly.

- Le monument aux morts.

- La Villa Castelli datant de 1780, accueille le théâtre de l'Arrosoir.

- La statue de Victor Hugo sur la place de la République.

- La Colline aux oiseaux à Vernonnet.

- Le tombeau de Saint-Mauxe dans la forêt de Bizy.

 

Musées

 

Musée Alphonse Georges Poulain, bâtiment datant du XVe siècle, le musée datant de 1862.

- Musée Ariane, en projet.

 

La ville de Vernon est jumelée avec Massa (Italie) et Bad Kissingen (Allemagne)

 

Routes

 

L'ancienne RN 15 (devenue RD 6015) allant en direction de l'est vers Mantes-la-Jolie et Paris et, vers le nord-ouest, vers Val-de-Reuil et Rouen.

L'ancienne RN 181 (devenue RD 181) allant vers le sud-ouest en direction d'Évreux et, vers le nord-est, vers Gisors, Beauvais et Amiens.

L'ancienne RN 313 (devenue RD 313) allant vers l'est en direction de Magny-en-Vexin et, vers le nord-ouest, vers Les Andelys.

 

Autoroutes

 

L'A 13 reliant :

Paris (Porte d'Auteuil) en 55 minutes.

La Défense par l'A 14 en 40 minutes.

Rouen centre en 45 minutes.

Deauville en 1 heure 15.

Caen en 1 heure 35.

 

Voies ferrées

 

La gare de Vernon-Eure a une fréquentation annuelle de plus de 1.200 000 voyageurs, ce qui lui vaut la deuxième place régionale juste après Rouen-Rive-Droite.

La ligne Paris-Le Havre relie Vernon à Paris-Saint-Lazare en 45 minutes, à Rouen-Rive-Droite en 30 minutes et à la gare du Havre en 1 heure 30.

 

Voie navigable

 

La Seine.

 

Principales entreprises

 

SNECMA anciennement SEP à Vernonnet (classée Seveso)

LRBA à Vernonnet

Smurfit Socar

Rowenta (Groupe SEB)

BFGoodrich

SEA

CNPP

Vernon abrite le Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques (LRBA) où ont été conçus les moteurs cryotechniques de la fusée Ariane et à ce titre est membre de la communauté des villes Ariane.

 

People

 

Alain Delon acteur, Catherine Deneuve actrice, Thierry Lhermitte acteur, Jeane Manson chanteuse, Yolande Moreau actrice, Annie Pujol animatrice de la roue de la fortune, possèdent une résidence à Vernon.

Henri Salvador (1917-2008), chanteur, y possédait une résidence

Jean-Christophe Le Saout alias Wax Tailor , musicien-producteur-manager né et résidant à Vernon

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07/01/2014
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27 - Les Andelys

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LES ANDELYS – EURE-27

 

La commune de Les Andelys est située dans le département de l'Eure, dans la région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Andelysien(ne)s.

 

Les Andelys se trouve encaissé dans une vallée au cœur des boucles de la Seine.

Située à 100 kilomètres de Paris et 40 de Rouen, la ville est très touristique grâce notamment à la Collégiale des Andelys ou encore au Château Gaillard, classé monument historique.

 

Le nom de la ville, Les Andelys, vient du regroupement des deux bourgades le Petit Andely et le Grand Andely.

 

Au niveau des Andelys, les coteaux de la Seine font partie du réseau européen d'espaces protégés Natura 2000, du fait notamment de leur végétation particulière.

 

Le pluriel, les Andelys (on ne prononce pas le S final) s'explique par la présence de deux agglomérations: le Grand Andely, village d'origine et le Petit Andely, seulement attesté au XIIIe siècle.

 

Le territoire de la commune a été peuplé, au moins, depuis le paléolithique moyen (Moustérien) au vue des fouilles de Léon Coutil.

 

L'existence de substruction d'un petit théatre gallo-romain, témoigne de la romanisation progressive du peuple gaulois des Véliocasses, mais aucun oppidum antérieur n'a été mis au jour.

 

Vers le Xe siècle, une petite colonie anglo-scandinave a dû s'installer sur le territoire des Andelys, car de nombreux toponymes conservent la trace de personnes parlant le vieux norrois ou le vieil anglais.

 

La ville appartenait jadis aux archevêques de Rouen, mais elle fut cédée en 1197 au duc de Normandie Richard Cœur‎ de Lion, remplacé à sa mort en 1199 par son frère Jean Sans Terre, à qui Philippe-Auguste l'enleva en 1204. Henri IV la reprit aux Ligueurs en 1591.

 

Le Château-Gaillard

 

Historique et architecture

 

Le monument qui a fait la célébrité de la petite ville Normande est sans doute le Château-Gaillard dont les ruines surplombent la vallée de la Seine. Le château est bien visible de la large vallée que forme à cet endroit un important méandre de la Seine.

 

A la fin du XIIe siècle, la Normandie fait partie de l'empire Plantagenêt et les rois de France lorgnent depuis toujours sur ces terres riches qui leur permettraient le contrôle de la Seine et un accès à la mer.

Aussi, les Ducs de Normandie ont depuis longtemps cherché à protéger cette position stratégique et leur frontière, en construisant une série de châteaux forts (Louviers, Malassis, Vernon, Gasny, Pacy-sur-Eure, Baudemont, Ecos, Château-sur-Epte, etc.) et ainsi, défendre l'accès à la capitale normande, Rouen.

 

En arrière de Vernon et des premiers points fortifiés sur l'Epte, tombés en partie aux mains du roi de France, Richard Cœur de Lion lance la construction de château Gaillard en 1196 sur une falaise de craie surplombant la vallée de la Seine.

Cette position est considérée comme inexpugnable.

Pour empêcher toute descente du fleuve par la flotte française, il fait planter trois rangées de pieux dans le lit de la Seine en contrebas.

La construction de Château Gaillard aurait duré un an et, selon la légende, Richard Cœur de Lion aurait déclaré en 1197 : «Qu'elle est belle, ma fille d'un an» et il serait aussi l'auteur de : «Que voilà un château gaillard !».

 

Le Château à proprement parler est précédé d'un ouvrage avancé, sorte de barbacane triangulaire cernée d'imposants fossés - 20m en largeur, plus de 10m en profondeur - creusés dans la craie.

Cet ouvrage protège l'entrée unique.

Château Gaillard est tout en longueur car il colle à la falaise.

Une forme allongée oblige à étirer la défense ; c'est un inconvénient mais il est compensé par la sécurité qu'offre l'escarpement.

Sur plusieurs dizaines de mètres, un mur rideau descend jusqu'à la ville fortifiée du Petit Andely.

L'enceinte («la chemise») du donjon est l'élément le plus original du château, elle est faite de murs incurvés permettant le rebond des projectiles (pierres projetées par les catapultes).

Au sommet du donjon, qui est en partie arrondi (ce qui constitue une évolution par rapport aux anciens donjons carrés), des mâchicoulis ont été aménagés pour défendre le pied des murailles, sauf sur sa face sud ouest (côté falaise) où sont percées deux fenêtres.

Sur ce point, Château-Gaillard est en avance sur son temps - la technique du mâchicoulis ne se répandra qu'au XIVe siècle, car auparavant on utilisait pour jeter sur l'ennemi, poix et projectiles de toutes sortes, depuis des petits ouvrages de bois en surplomb appelés hourds.

La tour dans laquelle on entre par le premier étage forme un bec orienté vers le plateau, afin de dévier les projectiles des machines de guerre.

 

Siège et prise.

 

Dès 1203, au début du siège, le gouverneur de la place Roger de Lacy fera expulser les habitants de la couture (le petit Andely) au nombre d'environ 1200, qui sont réfugiés au château depuis quelques mois, le but principal étant d'épargner les vivres, dont la garnison dispose pour soutenir au moins deux ans de siège.

Une bonne partie d'entre eux se retrouvera dans les fossés au pied des murailles et y passera plusieurs semaines au cœur de l'hiver, les Français leur refusant le passage à travers leurs lignes constituées de retranchements, de palissades et de tours de bois.

Le chroniqueur Guillaume le Breton en rejettera la faute sur Roger de Lacy et ses Normands, coupables à ses yeux d'avoir abandonné des proches et des amis, disculpant de la sorte Philippe Auguste dont il est le chapelain.

Un tableau de grande dimension, œuvre du peintre Francis Tattegrain, illustrant cet épisode du siège se trouve dans la salle d'instance de la mairie des Andelys.

Philippe Auguste mènera une campagne en règle contre le Château Gaillard.

 

En février 1204, c'est l'assaut à partir du plateau.

Pour prendre la barbacane (l'ouvrage avancé), les mineurs descendront dans le fossé et creuseront une galerie sous la tour maîtresse.

Cette mine sera étayée par des troncs que l'on incendiera.

Ses fondations sapées, la tour s'écroulera et les défenseurs se replieront par un pont mobile à l'abri de l'enceinte de la basse cour.

 

Au moment de la campagne de Normandie menée par le roi de France, Richard est déjà mort depuis 1199 et a fait place à Jean sans terre son propre frère.

Ce dernier a fait construire une chapelle dont les fenêtres donnent sur la muraille sud.

Une poignée de soldats français s'introduit par là et à la faveur d'un incendie, actionnent le pont mobile de l'intérieur.

Les défenseurs devront refluer vers l'ultime refuge : le Donjon.

 

Ironie de l'histoire : les fiers mâchicoulis ne serviront pas.

Philippe Auguste attaquera par l'entrée, à laquelle on accède via un pont dormant taillé dans la craie.

Les Français tenteront de miner l'enceinte sans succès.

Puis, grâce au pont, ils avanceront un engin de jet pour fendre la muraille.

À l'intérieur, des 180 défenseurs normands au départ, il n'en reste plus que 123 dont 36 chevaliers.

Quatre chevaliers ont trouvé la mort.

Pas de baroud d'honneur pour eux : le 6 mars 1204, ils se rendront avec leur gouverneur.

 

La conception du château n'aura permis qu'une défense passive : lorsqu'un point était pris, seule la retraite était possible.

L'absence d'une seconde entrée a interdit toute contre-attaque.

Face à un ennemi puissant, Château Gaillard devait tomber.

 

La chute de Château Gaillard a créé les conditions psychologiques de la prise de Rouen et de toute la Normandie par le roi de France, car elle provoqua un choc dans tout le duché.

Par contre, sur le plan stratégique, elle n'eut pas tant d'impact, car la Seine était libre, ainsi que la route de Rouen, bien avant sa prise.

La capitale normande tomba quelques mois plus tard, le duché devenait donc partie intégrante du Royaume de France, après 293 ans (depuis 911) d'indépendance.

 

Dans les années qui suivirent, Château Gaillard fut restauré, servi de prison, puis finalement pris par les Anglais après seize mois de siège au cours de la guerre de Cent ans, lors de l'invasion de la Normandie au XVe siècle.

La garnison dû se rendre car la dernière corde pour tirer l'eau du puits avait rompu.

Devant les progrès de l'artillerie, il fut ensuite laissé à l'abandon, devenant le refuge de brigands et de factions diverses.

Son démantèlement fut ordonné par Henri IV, la plupart des pierres servirent à la construction du château de Gaillon.

 

Période moderne

 

1737 le vicomté des Andelys est inclus dans le comté de Gisors, devenu duché en 1742 pour Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

1762 le duché de Gisors passe à Louis Charles de Bourbon(-Maine), duc d'Aumale en échange de la principauté de Dombes.

1775 à sa mort, le duché de Gisors passe à son cousin le duc de Penthièvre.

1793 Louise Marie de Bourbon-Penthièvre, "Madame Égalité"hérite de son père.

1821 entrée dans l'héritage du Duc Louis-Philippe III d'Orléans, futur Louis-Philippe Ier, Roi des Français.

 

Aujourd'hui, Le "vicomte des Andelys" est implicitement, le comte Henri de Paris.

 

La ville des Andelys est jumelée avec celle d'Harsewinkel en (Allemagne)

 

Monuments et lieux touristiques

 

- Mémorial Normandie Niemen (Faute de visiteurs et d'argent, il fermera pour rejoindre fin 2011, le Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget).

Musée municipal Nicolas Poussin.

Château-Gaillard.

- Église Notre-Dame des Andelys.

 

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05/01/2014
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27 - Gaillon

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GAILLON – EURE-27

 

Situation géographique

 

La ville de Gaillon est située dans le département de l'Eure de la région de Haute Normandie. La ville de Gaillon appartient à l'arrondissement de Les Andelys et au canton de Gaillon.

 

Les villes et villages proches de Gaillon sont : Aubevoye à 1,11 km, Sainte Barbe sur Gaillon 1,55 km, Saint Aubin sur Gaillon à 1,71 km, Courcelles sur Seine 2,70 km, Vieux Villez à 3,90 km.

 

A 90 kilomètres de Paris, 45 kilomètres de Rouen et à quelques heures des grandes métropoles européennes, Gaillon constitue un pôle économique en pleine expansion dans la vallée de la Seine.

 

Des moyens de communication efficaces et performants :

- un réseau ferroviaire important Paris - Rouen - Le Havre,

- l’autoroute A13 Paris - Normandie avec accès dans les deux sens,

- l’accès au réseau fluvial par un ponton sur la Seine,

- une variété d’espaces adaptés à vos besoins,

- un site que les entreprises performantes ont déjà choisi : chimie, plasturgie, mécanique générale, industrie du bois.

- un accueil compétent et personnalisé.

 

Située en bordure de Seine, la ville de Gaillon se développe autour du carrefour de la Route Nationale 15 (de Bonnieres sur Seine au Havre) et de la route départementale 316 (d’Evreux aux Andelys).

 

Elle est distante de :

14 kms de Vernon, 24 kms d’Evreux, 12 kms des Andelys, 43 kms de Rouen, 97 kms de Paris.

 

Gaillon est jumelée avec la ville de Sarstedt en Allemagne

 

Histoire et patrimoine

 

Pour Gaillon, première commune du canton qui a un passé glorieux surtout par son château, nous ne pouvons que nous incliner devant les laborieuses recherches faites par M. Roland Roche (Gaillon à travers les âges) qui donnent un récit plus complet.

Le nom de Gaillon provient d’une petite forteresse qui fut bâtie par les Romains sur le flanc de la colline dominant la vallée pour contenir les futures attaques; ils la nommèrent Castiliorum, Castilio, et par la suite Gaillon.

 

Certains historiens donnent une autre étymologie du mot Gaillon: probablement celte, de la peuplade des Galls qui signifie «fort». D’autres dérivés de ce nom «Chalons» «Wallon» «Gwallion» «Gaillon».

 

Gaillon…un passé très riche

 

Sans remonter à la préhistoire qui laissa pourtant quelques traces en notre contrée, c’est au cours de l’époque romaine qu’il faut commencer à voir un appréciable regroupement de populations dans la vallée et surtout sur les hauteurs la dominant.

 

Saint-Aubin sur Gaillon connut alors la prospérité, marquée par la présence de bains publics et de temples. Avec l’avènement du christianisme, Saint-Aubin fut longtemps paroisse mère de Gaillon.

 

Cependant, dès le début de notre ère, un oppidum, camp retranché romain, avait occupé le promontoire stratégique sur lequel, plus tard, se dressera fièrement le château, né du «Castilio» romain.

 

En 1202, l’amitié entre deux hommes allait déclencher le processus qui fit la célébrité de Gaillon.

Saint Louis (Louis IX), Roi de France , possédait le manoir féodal, vestige de l’ancien château fort, attribué à Cadoc (ce même Cadoc à qui nous devons les armes de Gaillon). Le bon roi ne s’intéressait guère à cette propriété et c’est grand plaisir qu’il fit à son ami Eudes Rigaud, Evêque de Rouen, en lui cédant tours et murailles médiévales contre une rondelette somme d’argent et menues avantages.

 

Les évêques se succédèrent ensuite sur le trône de Rouen mais en 1453, l’un d’eux, Guillaume d’Estouteville, célèbre bâtisseur normand, entreprit la construction de ce qu’il devenait convenable de nommer un château.

 

En 1498, l’un de ses suivants, Légat du Pape, Ministre de Louis XII, visitait l’héritage. Cet homme, grand mécène des arts, féru d’Italie, allait être la chance de Gaillon.

 

Georges d’Amboise entreprit, entre 1502 et 1509, la réalisation d’un palais, l’une des premières merveilles de la Renaissance en France. Vastes bâtiments accompagnés de galeries et de jardins dont le lydieu est alors la perle. Ces lieux paradisiaques reçoivent en 1508 la visite du roi Louis XII et de sa femme Anne de Bretagne.
Les successeurs du Cardinal d’Amboise s’efforceront de maintenir le château dans le meilleur état possible, y apportant même des embellissements.

 

En 1563, Monseigneur de Bourbon fonde la chartreuse dans la plaine d’Aubevoye, en complément logique de son palais.

Détruite par un violent incendie en 1764, elle fut reconstruite et vécut en tant que monastère de l’ordre des Chartreux jusqu’en 1790, pour être démolie à l’occasion de sa vente à un fermier, en 1834. L’affiche de cette vente portait la mention : "Ce domaine est des plus beaux de France".

 

Pendant ces temps, les visiteurs célèbres se succédaient à Gaillon : Henri III, Henri IV, Louis XIV, le Chancelier Séguier, Monseigneur de Harlay, mécène des lettres , auteur du «Mercure de Gaillon» les recevait royalement, accompagnés qu’ils étaient de la fine fleur des gentilshommes du moment.

 

Le fils du Ministre Colbert, à son tour archevêque, fera embellir les lieux par les soins qualifiés de Mansart et de Le Nôtre, tandis que le Cardinal de la Rochefoucaud y recevra Benjamin Franklin et Louis XVI.

 

La grande révolution n’épargnera pas Gaillon dont le château subira les extractions de vandales, et sera vendu en bien national. Il connaîtra la pioche des démolisseurs.

Alexandre Lenoir, conservateur du Musée des Petits Augustins de Paris, fera remonter différentes pièces de l’édifice dans la cour des Beaux Arts.


La merveille allait devenir par les soins de Napoléon 1er un pénitencier, signant ainsi sa déchéance.

 

Le XIXè siècle voyait la région bouleversée par des affaires retentissantes secouant le monde de la bourgeoisie locale: affaire Tournebut, relative à la Chouanerie normande et le drame de Jeufosse.

 

On rendait hommage aux cendres de l’Empereur glissant par la Seine vers Paris.

 

On accueillait Louis Philippe, mais bientôt, de Décembre 1870 à Mars 1871, Gaillon subissait la botte prussienne.

 

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Troglodyte mignon

 

Nullement complexé par sa taille minuscule, le troglodyte mignon est un oiseau pétulant et furtif qui aime se faire entendre.

Dressé sur ses pattes, long bec fin et queue relevée, l'œil sous un sourcil marqué scrute son territoire.

Manteau brun sur chemise pâle, le troglo de son petit nom, arpente régulièrement nos jardins.

Qui sait observer attentivement repéra sa silhouette ronde. Issu d'une famille de 80 espèces, il est le seul représentant des Troglodytidés en France.

Autrefois confondu avec le roitelet huppé, probablement à cause de sa taille, le troglodyte mignon tient son nom de son habitude à fréquenter les cavités. 

Bien campé sur une branche ou une souche, sa petite queue relevée, il déclame ses strophes sonores. 

Eté comme hiver, ses tit-tit-tit aigus oudzerr roulés retentissent à l'autre bout du jardin.

Son chant est composé de notes claires, audibles surtout le soir et même en hiver. 

Habitat : 

 

On l'observe généralement sautillant dans des rocailles et des branchages ou jouant à cache-cache dans des piles de bois. 

Comportements : 

 

Le troglodyte est un oiseau remuant et vif qui se faufile tel une souris dans les fourrés. 

Vol : 

 

Les ailes vibrantes, il parcourt de très courtes distances d'un vol en rase-mottes très rapide. 

Nidification : 

 

Vers le mois d'avril, le mâle monsieur troglo construit plusieurs nids en boules de mousse dans les racines ou les cavités des berges, des rochers, des arbres ou des rochers et également dans les dépendances des habitations.

Après avoir visité chacun des nids, madame choisit le plus douillet pour y pondre 5 à 7 oeufs blancs tachetés qu'elle couvera pendant une quinzaine de jours.

Les jeunes quittent le nid 15 à 17 jours après l'éclosion et son pris en charge par le mâle. 

Régime : 

 

Le troglodyte mignon se nourrit d'insectes vivants, de larves d'araignées, etc. 

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04/01/2014
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27 - Evreux

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EVREUX – EURE-27

 

Évreux est une commune française, préfecture du département de l’Eure. Elle est la troisième ville de la région Haute-Normandie, après Le Havre et Rouen.

 

Le nom d’Évreux (Ebroïcum au Moyen Âge) trouve son origine dans celui de la tribu gauloise des Eburovices, littéralement ceux qui vainquent par l’if (eburo signifie if en gaulois.

 

Elle est située dans la vallée de l’Iton au cœur d’une grande forêt qui porte son nom.

 

Pendant l’Antiquité, Évreux portait le nom de Mediolanum Aulercorum ; elle était la capitale du peuple des Aulerques Éburovices et fut fondée à la fin du Ier siècle av. J.-C. Au début du Haut-Empire, ces derniers honoraient les dieux romains dans le sanctuaire de Gisacum à cinq kilomètres de la cité.

 

Évreux était également dotée d’édifices publics tels qu’un théâtre, un forum, des thermes, aujourd’hui connus sous le nom de thermes romains du Vieil-Évreux.

 

Située sur un carrefour de voies terrestres (Rouen/Chartres et Évreux/Paris), la cité a développé un commerce florissant.

Les vases déposés dans la nécropole du Clos au Duc témoignent d’échanges avec le centre de la Gaule .

À la fin du IIIe siècle, dans le contexte des raids barbares, la ville s’entoure d’un rempart que l’on peut voir aujourd’hui en partie dans le musée municipal.

 

Taurin est le premier évêque d’Évreux.

Évreux devint en 989 le siège du comté d'Évreux et de l’évêché d'Évreux.

Les Normands la prirent en 892, Lothaire la pilla en 962.

Elle fut saccagée par Henri Ier d'Angleterre en 1120, et brûlée par Philippe-Auguste en 1194.

Il est à remarquer que la Famille Devereux que l'on retrouve en Angleterre (notamment en Essex dont plusieurs comtes étaient des Devereux) et en Irlande tire son nom de la ville.

 

Durant le XIVème siècle et la première moitié du XVème, la Maison d'Evreux, branche cadette de la dynastie capétienne, connut son apogée. Avec le mariage de Philippe d'Evreux avec Jeanne II de Navarre, des d'Evreux reignèrent sur le Royaume de Navarre.

La lignée principale s'étint en 1400 avec la mort de Charles d'Evreux, tandis que la lignée navarraise (la Maison capétienne d'Evreux-Navarre) persista jusqu'en 1441.

 

Aujourd'hui, un quartier d'Evreux est nommé Navarre.

 

Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville est prise en 1418 par le roi anglais Henri V.

Elle retourne à la souveraineté du roi de France en 1440 grâce à l’action de Robert de Flocques.

En 1793, François Buzot essaya vainement de faire de cette ville un centre de résistance contre la Convention.

Dès 1855, la mise en service de la ligne de chemin de fer Mantes-Lisieux impose l’ouverture d’un «embarcadère» qui, vite insuffisant, fut remplacé par la nouvelle gare, laquelle fut mise en exploitation le 21 décembre 1887.

 

La ville a subi de forts dommages au cours de la Seconde Guerre mondiale et la plus grande partie de son centre a été reconstruite.

Le musée municipal ouvre ses portes en 1961.

La ville connaît une croissance rapide au cours des années 1970, avec l’implantation d’industries de transformation.

La création du quartier de la Madeleine situé au sud de la ville. L’amélioration des relations avec Paris permet à une importante population d’employés parisiens de s’implanter à Évreux.

(Industrie pharmaceutique : Glaxo Smith Kline; Éditions Atlas ;Imprimerie Hérissey (groupe CPI), Base aérienne 105 Évreux-Fauville).

 

Évreux est le siège d'un évêché depuis le milieu du IVe siècle, fondé par Saint Taurin, premier évêque d'Évreux.

Le diocèse d'Évreux fut remodelé suite au Concordat de 1801, correspondant désormais au département de l'Eure.

La cathédrale Notre-Dame, où se trouve la cathèdre, siège de l'évêque, est la marque visible de la capitale du diocèse.

Le palais épiscopal, ancien évêché, est aujourd'hui désaffecté, reconverti en musée.

Un centre diocésain existe aujourd'hui, le centre Saint-Jean, regroupant les services du diocèse, dans le quartier de Nétreville.

 

La ville d'Évreux est aujourd'hui découpée en deux paroisses principales, ce à quoi il faut ajouter que deux quartiers de la ville sont rattachés à des paroisses comprenant d'autres villes et villages, à savoir :

- Paroisse Notre-Dame/Saint-Taurin

- Cathédrale Notre-Dame-d'Évreux.

- Église abbatiale Saint-Taurin-d'Évreux.

- Paroisse La Madeleine/Nétreville

- Église Sainte-Marie-Madeleine-d'Évreux.

- Église Sainte-Thèrèse-de-l'Enfant-Jésus-de-Nétreville.

 

À cela s'ajoute :  

 

- Église Saint-Michel-d'Évreux, pour le quartier Saint-Michel, comprise dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste-du-Val-Iton.

- Église Saint-Germain-de-Navarre, pour le quartier de Navarre, comprise dans la paroisse Notre-Dame-de-l'Alliance.

- Eglise Evangélique d'Évreux, rue Maréchal-Joffre.

- Centre Evangélique d'Évreux, rue Georges-Bernard

- L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Branche (sorte de paroisse) d'Évreux, a sa chapelle rue Isambard.

 

La ville d'Évreux dispose de deux salles de prières dans le quartier de la Madeleine, rue de la forêt (salle Assalam, salle chemin de la réussite) et une autre dans le quartier de Nétreville pour le culte musulman.

 

Monuments :

 

Malgré les destructions de la Seconde Guerre mondiale, il subsiste quelques monuments notables, dix d'entre eux sont classés ou inscrits aux Monuments Historiques :

 

Les monuments classés :

 

- Le beffroi (Tour de l’Horloge), classé en 1862.

- L’évêché, qui abrite aujourd’hui les collections du musée d'Évreux. La salle archéologique présente les découvertes de la région, de la préhistoire à la période gallo-romaine. La statue en bronze de Jupiter Stator, provenant du site de Gisacum, constitue l’une des plus belles pièces de la collection. Plusieurs salles sont consacrées au Moyen Âge (mitre de Jean de Marigny, anneau épiscopal de Jean de La Cour d’Aubergenville, statues). On peut voir également plusieurs tapisseries d’Aubusson (xive siècle). Le premier étage rassemble des œuvres des xviie siècle et xviiie siècle ainsi qu’une belle série de montres anciennes. Le deuxième étage est consacré à la peinture et la sculpture du xixe siècle (Flandrin, Boudin, Rodin, Gérôme). Le bâtiment et ses dépendances sont classés depuis 1907 . Le jardin est un site classé depuis 1933.

- La cathédrale Notre-Dame, de style gothique composite et plutôt tardif, classée depuis 1862.

- L’église Saint-Taurin possède la châsse de Saint Taurin qui est un des chefs d’œuvre de l’orfèvrerie médiévale en France, classée en 1840.

- Les vestiges des remparts du ive siècle, qui délimitaient un espace de 9 hectares, classés depuis 1941.

- Les terrains de l'ancien immeuble "Gomel", situés aux abords de la cathédrale, classés en 1937.

- L'ancien couvent des Capucins, devenu un lycée, classé en 1931.

 

Les monuments inscrits à l'inventaire supplémentaire :

 

- Le théâtre de pur style italien qui fut construit en 1903 d’après les plans de l’architecte Léon Legendre. Il tient, conjointement au théâtre de Louviers, le label de scène nationale. Ce théâtre est actuellement en cours de travaux depuis le mois d'Août 2008. Inscrit depuis 2002.

- L'ancien couvent des Cordeliers, dernier vestige de l' architecture franciscaine médiévale en Normandie, partiellement inscrit en 1994.

L'ancien couvent des Ursulines, devenu une caserne, inscrit en 1975.

 

Evreux est jumelée avec :

 

 

Rugby (Royaume-Uni),

Rüsselsheim (Allemagne),

Sueca (Espagne),

Djougou (Bénin).

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03/01/2014
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