Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

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84 - Abbaye de Senanque


84 - Abbaye de Senanque (diaporama)

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Abbaye de Sénanque

 

Notre-Dame de Sénanque est une abbaye cistercienne située sur la commune de GordesVaucluse.

Fondée en 1148, devenue dépendance de l'abbaye de Lérins, elle est toujours occupée par une communauté de moines cisterciens.

Elle fait partie, avec l'abbaye de Silvacane et l'abbaye du Thoronet, des « trois sœurs provençales », qui témoignent du grand rayonnement de l’ordre cistercien en Provence.

 

L'Abbaye de Sénanque est située sur la commune de Gordes, au sein d'un vallon où coule la Sénancole. L'on y accède par la route départementale 177a, courte extension de la route départementale 177.

 

Histoire

 

L'abbaye a été fondée sur le territoire de Gordes le 23 juin 1148 (9 de calendes de juillet), à l'initiative d'Alphant (ou Alsaur), évêque de Cavaillon, par des moines cisterciens venant de Mazan (ou Mansiade) dans l'Ardèche. Ceux-ci vinrent s'installer dans l'étroite vallée de la Sénancole qui faisait partie de l'apanage des seigneurs de Gordes. Au mois d'octobre 1150 l'un d'eux, Guiran de Simiane, la donne à Pierre, premier abbé.

 

Sénanque prospéra rapidement au point que, dès 1152, sa communauté était assez nombreuse pour fonder une seconde abbaye dans le Vivarais. Elle bénéficia de nombreuses donations, en particulier de la famille des Simiane et des seigneurs de Venasque.

 

Le monastère ne tarda pas à installer, parfois très loin, des « granges », sortes d'annexes à la tête des exploitations qui étaient mises en valeur par les frères convers, moines « auxiliaires » chargés des tâches agricoles. Mais l'abbaye accumula des richesses peu compatibles avec les vœux de pauvreté : au XIVe siècle, c'est la décadence. Le recrutement et la ferveur diminuent tandis que la discipline se relâche. Pourtant, la situation s'améliore et le monastère retrouve sa dignité en s'efforçant de respecter l'esprit des fondateurs.

 

En 1544, lors des guerres de religion, des moines sont pendus et le monastère est incendié par les Vaudois et le bâtiment des convers détruit.

 

À la fin du XVIIe siècle, Sénanque ne compte plus que deux religieux. Elle est par chance vendue comme bien national en 1791 à un acquéreur qui la préserve de toute destruction et va jusqu'à la faire consolider.

 

Rachetée par un ecclésiastique en 1854, elle retrouve sa vocation d'origine : des bâtiments nouveaux viennent flanquer les anciens et 72 moines s'y installent.

 

L'abbaye fut un temps abandonnée.

 

Les moines cisterciens (issus de l'abbaye de Lérins sur l'île Saint-Honorat) revinrent en 1988.

Actuellement, 6 moines y résident, l'abbaye étant une dépendance de l'abbaye de Lérins.

 

Une partie se visite comme le cloître ou encore la salle capitulaire.

Les moines s'y réunissaient, assis sur des gradins, pour lire et commenter les Écritures, recevoir les voeux des novices, veiller les défunts et prendre d'importantes décisions.

Une autre (l'aile la plus récente au nord) a hébergé de 1977 à 1985, sous la direction de Claude-Louis Renard, les expositions de "L'Incitation à la Création" association de la Régie Renault, ainsi que le musée du "Sahara" à l'étage et une boutique de souvenir en rez-de-jardin. Cette boutique est maintenant utilisée pour vendre des livres.

 

Architecture

 

L'église abbatiale, d'un style roman très sobre, est édifiée en pierre de taille assemblée en grand appareil régulier et est couverte de lauzes. Elle présente une orientation peu fréquente, le chevet étant orienté au nord-est et la façade principale au sud-ouest.

 

Le chevet et le clocher

 

Le chevet est composé d'une abside semi-circulaire unique. Cette abside est couronnée d'une corniche moulurée et est percée de trois baies en plein cintre à simple ébrasement surmontées chacune d'une arcade en forme de sourcil. Elle s'appuie sur la croisée du transept qui présente des pans coupés, des trous de boulin (trous laissés par les échafaudages) et une corniche saillante soutenue par des corbeaux géométriques.

La croisée du transept est surmontée par un petit clocher carré percé lui-aussi de trous de boulin et couronné par un toit en pierre de taille terminé par une croix de pierre.

 

La façade latérale

 

La façade latérale est rythmée par cinq puissants contreforts situés au-dessus du collatéral et est surmontée d'une corniche saillante aux corbeaux géométriques, similaire à celle de la croisée.

 

La façade principale

 

La façade principale, soutenue par deux puissants contreforts, est percée de deux étroites fenêtres à double embrasure et à voussure en plein cintre surmontées d'un grand oculus orné de 12 lobes. Elle aussi est percée de trous de boulin.

 

Le cloître

 

L'abbaye possède également un très beau cloître roman dont les galeries sont rythmées par des arcs de décharge abritant des triplets d'arcades en plein cintre supportées par des colonnes surmontées d'élégants chapiteaux à feuilles d'eau.

 

Vie monastique

 

Inspiré par Saint Bernard de Cîteaux, le mouvement cistercien prônait un idéal ascétique et la règle bénédictine primitive était observée dans les établissements avec une extrême rigueur : isolement, pauvreté, simplicité, seules voies pouvant mener à la béatitude.

Les conditions de vie des cisterciens sont donc très dures : les offices, la prière, les lectures pieuses alternent avec les travaux manuels, le temps de repos ne dépassant pas sept heures (le premier office avait lieu à 2 h du matin, le second à l'aube) ; les repas, pris en silence, sont frugaux et les moines couchent tout habillés, dans un dortoir commun dépourvu du moindre confort.

 

Activités

 

Les principales ressources des moines sont :

 

- la visite de l'abbaye

- la librairie religieuse

- la culture du lavandin

- la vente de miel et d'essence de lavandin

- la vente de divers produits originaires d'autres abbayes

- Les légumes issus du potager sont leur principale source de nourriture.

 

Retraites spirituelles

 

La communauté des moines cisterciens de Notre-Dame de Sénanque dispose d'une hôtellerie et reçoit des personnes désirant partager la vie de prière de la communauté dans le silence et le recueillement.

 

 

Autres abbayes cisterciennes de Provence :

 

Abbaye de Silvacane

Abbaye du Thoronet

Abbaye de Lérins

Abbaye de Castagniers

 

 

 

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08/06/2014
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