Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

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27 - Les Andelys


27 - Les Andelys

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LES ANDELYS – EURE-27

 

La commune de Les Andelys est située dans le département de l'Eure, dans la région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Andelysien(ne)s.

 

Les Andelys se trouve encaissé dans une vallée au cœur des boucles de la Seine.

Située à 100 kilomètres de Paris et 40 de Rouen, la ville est très touristique grâce notamment à la Collégiale des Andelys ou encore au Château Gaillard, classé monument historique.

 

Le nom de la ville, Les Andelys, vient du regroupement des deux bourgades le Petit Andely et le Grand Andely.

 

Au niveau des Andelys, les coteaux de la Seine font partie du réseau européen d'espaces protégés Natura 2000, du fait notamment de leur végétation particulière.

 

Le pluriel, les Andelys (on ne prononce pas le S final) s'explique par la présence de deux agglomérations: le Grand Andely, village d'origine et le Petit Andely, seulement attesté au XIIIe siècle.

 

Le territoire de la commune a été peuplé, au moins, depuis le paléolithique moyen (Moustérien) au vue des fouilles de Léon Coutil.

 

L'existence de substruction d'un petit théatre gallo-romain, témoigne de la romanisation progressive du peuple gaulois des Véliocasses, mais aucun oppidum antérieur n'a été mis au jour.

 

Vers le Xe siècle, une petite colonie anglo-scandinave a dû s'installer sur le territoire des Andelys, car de nombreux toponymes conservent la trace de personnes parlant le vieux norrois ou le vieil anglais.

 

La ville appartenait jadis aux archevêques de Rouen, mais elle fut cédée en 1197 au duc de Normandie Richard Cœur‎ de Lion, remplacé à sa mort en 1199 par son frère Jean Sans Terre, à qui Philippe-Auguste l'enleva en 1204. Henri IV la reprit aux Ligueurs en 1591.

 

Le Château-Gaillard

 

Historique et architecture

 

Le monument qui a fait la célébrité de la petite ville Normande est sans doute le Château-Gaillard dont les ruines surplombent la vallée de la Seine. Le château est bien visible de la large vallée que forme à cet endroit un important méandre de la Seine.

 

A la fin du XIIe siècle, la Normandie fait partie de l'empire Plantagenêt et les rois de France lorgnent depuis toujours sur ces terres riches qui leur permettraient le contrôle de la Seine et un accès à la mer.

Aussi, les Ducs de Normandie ont depuis longtemps cherché à protéger cette position stratégique et leur frontière, en construisant une série de châteaux forts (Louviers, Malassis, Vernon, Gasny, Pacy-sur-Eure, Baudemont, Ecos, Château-sur-Epte, etc.) et ainsi, défendre l'accès à la capitale normande, Rouen.

 

En arrière de Vernon et des premiers points fortifiés sur l'Epte, tombés en partie aux mains du roi de France, Richard Cœur de Lion lance la construction de château Gaillard en 1196 sur une falaise de craie surplombant la vallée de la Seine.

Cette position est considérée comme inexpugnable.

Pour empêcher toute descente du fleuve par la flotte française, il fait planter trois rangées de pieux dans le lit de la Seine en contrebas.

La construction de Château Gaillard aurait duré un an et, selon la légende, Richard Cœur de Lion aurait déclaré en 1197 : «Qu'elle est belle, ma fille d'un an» et il serait aussi l'auteur de : «Que voilà un château gaillard !».

 

Le Château à proprement parler est précédé d'un ouvrage avancé, sorte de barbacane triangulaire cernée d'imposants fossés - 20m en largeur, plus de 10m en profondeur - creusés dans la craie.

Cet ouvrage protège l'entrée unique.

Château Gaillard est tout en longueur car il colle à la falaise.

Une forme allongée oblige à étirer la défense ; c'est un inconvénient mais il est compensé par la sécurité qu'offre l'escarpement.

Sur plusieurs dizaines de mètres, un mur rideau descend jusqu'à la ville fortifiée du Petit Andely.

L'enceinte («la chemise») du donjon est l'élément le plus original du château, elle est faite de murs incurvés permettant le rebond des projectiles (pierres projetées par les catapultes).

Au sommet du donjon, qui est en partie arrondi (ce qui constitue une évolution par rapport aux anciens donjons carrés), des mâchicoulis ont été aménagés pour défendre le pied des murailles, sauf sur sa face sud ouest (côté falaise) où sont percées deux fenêtres.

Sur ce point, Château-Gaillard est en avance sur son temps - la technique du mâchicoulis ne se répandra qu'au XIVe siècle, car auparavant on utilisait pour jeter sur l'ennemi, poix et projectiles de toutes sortes, depuis des petits ouvrages de bois en surplomb appelés hourds.

La tour dans laquelle on entre par le premier étage forme un bec orienté vers le plateau, afin de dévier les projectiles des machines de guerre.

 

Siège et prise.

 

Dès 1203, au début du siège, le gouverneur de la place Roger de Lacy fera expulser les habitants de la couture (le petit Andely) au nombre d'environ 1200, qui sont réfugiés au château depuis quelques mois, le but principal étant d'épargner les vivres, dont la garnison dispose pour soutenir au moins deux ans de siège.

Une bonne partie d'entre eux se retrouvera dans les fossés au pied des murailles et y passera plusieurs semaines au cœur de l'hiver, les Français leur refusant le passage à travers leurs lignes constituées de retranchements, de palissades et de tours de bois.

Le chroniqueur Guillaume le Breton en rejettera la faute sur Roger de Lacy et ses Normands, coupables à ses yeux d'avoir abandonné des proches et des amis, disculpant de la sorte Philippe Auguste dont il est le chapelain.

Un tableau de grande dimension, œuvre du peintre Francis Tattegrain, illustrant cet épisode du siège se trouve dans la salle d'instance de la mairie des Andelys.

Philippe Auguste mènera une campagne en règle contre le Château Gaillard.

 

En février 1204, c'est l'assaut à partir du plateau.

Pour prendre la barbacane (l'ouvrage avancé), les mineurs descendront dans le fossé et creuseront une galerie sous la tour maîtresse.

Cette mine sera étayée par des troncs que l'on incendiera.

Ses fondations sapées, la tour s'écroulera et les défenseurs se replieront par un pont mobile à l'abri de l'enceinte de la basse cour.

 

Au moment de la campagne de Normandie menée par le roi de France, Richard est déjà mort depuis 1199 et a fait place à Jean sans terre son propre frère.

Ce dernier a fait construire une chapelle dont les fenêtres donnent sur la muraille sud.

Une poignée de soldats français s'introduit par là et à la faveur d'un incendie, actionnent le pont mobile de l'intérieur.

Les défenseurs devront refluer vers l'ultime refuge : le Donjon.

 

Ironie de l'histoire : les fiers mâchicoulis ne serviront pas.

Philippe Auguste attaquera par l'entrée, à laquelle on accède via un pont dormant taillé dans la craie.

Les Français tenteront de miner l'enceinte sans succès.

Puis, grâce au pont, ils avanceront un engin de jet pour fendre la muraille.

À l'intérieur, des 180 défenseurs normands au départ, il n'en reste plus que 123 dont 36 chevaliers.

Quatre chevaliers ont trouvé la mort.

Pas de baroud d'honneur pour eux : le 6 mars 1204, ils se rendront avec leur gouverneur.

 

La conception du château n'aura permis qu'une défense passive : lorsqu'un point était pris, seule la retraite était possible.

L'absence d'une seconde entrée a interdit toute contre-attaque.

Face à un ennemi puissant, Château Gaillard devait tomber.

 

La chute de Château Gaillard a créé les conditions psychologiques de la prise de Rouen et de toute la Normandie par le roi de France, car elle provoqua un choc dans tout le duché.

Par contre, sur le plan stratégique, elle n'eut pas tant d'impact, car la Seine était libre, ainsi que la route de Rouen, bien avant sa prise.

La capitale normande tomba quelques mois plus tard, le duché devenait donc partie intégrante du Royaume de France, après 293 ans (depuis 911) d'indépendance.

 

Dans les années qui suivirent, Château Gaillard fut restauré, servi de prison, puis finalement pris par les Anglais après seize mois de siège au cours de la guerre de Cent ans, lors de l'invasion de la Normandie au XVe siècle.

La garnison dû se rendre car la dernière corde pour tirer l'eau du puits avait rompu.

Devant les progrès de l'artillerie, il fut ensuite laissé à l'abandon, devenant le refuge de brigands et de factions diverses.

Son démantèlement fut ordonné par Henri IV, la plupart des pierres servirent à la construction du château de Gaillon.

 

Période moderne

 

1737 le vicomté des Andelys est inclus dans le comté de Gisors, devenu duché en 1742 pour Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle.

1762 le duché de Gisors passe à Louis Charles de Bourbon(-Maine), duc d'Aumale en échange de la principauté de Dombes.

1775 à sa mort, le duché de Gisors passe à son cousin le duc de Penthièvre.

1793 Louise Marie de Bourbon-Penthièvre, "Madame Égalité"hérite de son père.

1821 entrée dans l'héritage du Duc Louis-Philippe III d'Orléans, futur Louis-Philippe Ier, Roi des Français.

 

Aujourd'hui, Le "vicomte des Andelys" est implicitement, le comte Henri de Paris.

 

La ville des Andelys est jumelée avec celle d'Harsewinkel en (Allemagne)

 

Monuments et lieux touristiques

 

- Mémorial Normandie Niemen (Faute de visiteurs et d'argent, il fermera pour rejoindre fin 2011, le Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget).

Musée municipal Nicolas Poussin.

Château-Gaillard.

- Église Notre-Dame des Andelys.

 

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05/01/2014
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