Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

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26 - La Garde-Adhémar


2014-02-12 - La Garde-Adhémar

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LA GARDE-ADHEMAR

 

La Garde-Adhémar est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Rhône-Alpes.

 

Cette commune a été créée par la dynastie des Adhemar.

 

Le bourg de LA GARDE-ADHEMAR a conservé sa structure médiévale, enserré dans des remparts en bordure d'un éperon rocheux dominant la plaine de Pierrelatte. Du parvis de l'église, on peut découvrir le magnifique panorama du Robinet de Donzère au nord, jusqu'à Bollène au sud ainsi que les contreforts des montagnes du Vivarais.

 

La plaine a été colonisée par les vétérans des légions romaines (Ier siècle) tandis que la tribu desTricastini était rejetée sur les versants. La grande voie romaine, la Via Agrippa, passait au pied des collines.

 

Le site du Val des Nymphes, à 2 km du village perché actuel, en raison de la présence de sources, a de longue date attiré les hommes. Un culte antique aux Mères nymphes, dont témoigne le petit autel déposé à l'église, s'y est développé. Les prospections archéologiques et historiques ont révélé l’existence d'un important habitat médiéval (Ve au XIIe siècle) et de quatre églises dépendant de l'abbaye de Tournus en Bourgogne. Seule demeure, aujourd'hui, l'église priorale, chef d’œuvre de l'art roman (XIIe siècle).

 

Ce n'est sans doute qu'à partir du XIe siècle que fut implanté par les Adhémar le castrum de La Garde. Une première enceinte enserra les bâtiments seigneuriaux, l'église et quelques habitations. La population  attirée par le renforcement du pouvoir féodal abandonna progressivement le site du Val des Nymphes, ce qui nécessita la construction d'une seconde enceinte. L'église Saint-Michel est un bel exemple de l'art roman provençal du XIIe siècle.

 

Au XVIe siècle, Antoine Escalin, homme de guerre, ambassadeur, général en chef des galères royales, seigneur du lieu fit édifier au sud-est du bourg un magnifique château renaissance, hélas démantelé après 1810.

 

La vie du village fut rythmée pendant des siècles par les activités agricoles et artisanales. Au XIXe siècle, les fermes, rapprochées des terres agricoles se multiplient dans la plaine et dans les collines. L'exode rural accélère le déclin du bourg perché où de nombreuses maisons sont abandonnées. En un siècle, la commune passe de 1260 habitants en 1860 à 504 en 1954. Depuis les années 1960, le développement des activités nucléaires en Tricastin a attiré une population nouvelle entraînant une réhabilitation de l'habitat ancien et le développement de lotissements. La population est aujourd'hui stabilisée : 1178 habitants (2013).

 

PATRIMOINE

La Porte d'Amont ou Porte Nord

 

Une enceinte, bien conservée, protégeait le bourg. Jusqu'au XIXe siècle, on pénétrait dans le village par deux portes principales. La première, au nord, était la porte d'Amont ; au sud-est, la porte de la Fontaine aujourd'hui disparue, conduisait au seul point d'eau situé à l'extérieur des remparts où s'approvisionnèrent les habitants du village jusqu'en 1855.

 

L'église romane Saint-Michel

 

Jusqu'en 1540, l’église dépendait de l'abbaye bénédictine Saint-Philibert de Tournus en Bourgogne, tout comme les quatre églises médiévales du Val des Nymphes.

L'édifice actuel est daté de la seconde moitié du XIIe siècle. D'importants travaux de restauration eurent lieu en 1849-1850 grâce à l'intervention de Prosper Mérimée. Le deuxième étage et la pyramide du clocher ont été élevés à cette époque.

Cette église se rattache à l'art roman provençal, caractérisé par une inspiration antique et par une sobriété de la décoration. Son originalité tient à l'existence de deux absides opposées, survivance dans la vallée du Rhône du modèle carolingien.

La chapelle nord abrite une Vierge à l'Enfant, une statue romane en bois polychrome datée du XIIe siècle (actuellement en restauration).

 

La chapelle des Pénitents

 

Elle a été aménagée en 1630 pour la Confrérie des Pénitents dans des maisons particulières qui ont elles-mêmes succédées à un bâtiment seigneurial. Le mur occidental a conservé une remarquable fenêtre géminée du XIIe siècle, très ostentatoire,  qui appartenait à une aula, pièce de prestige.

A l’intérieur de la chapelle, une fresque, peinte sur le mur du fond, peut-être à la fin du XVIIIe siècle, représente deux pénitents agenouillés, revêtus de leur sac et de leur cagoule. Les membres de cette confrérie catholique, laïcs mariés ou célibataires, paysans, artisans ou notables, étaient des habitants du village. La chapelle, restaurée, est aujourd'hui un lieu d'animation et d'expositions.

 

L'habitat

 

Le visiteur se plaira à parcourir les ruelles étroites et à découvrir l'habitat ancien. Les maisons, en pierre calcaire locale autrefois enduites, essentiellement paysannes étaient de taille modeste et se développaient en hauteur. Au rez-de-chaussée, se trouvaient la cave et les abris pour le petit bétail. On accédait le plus souvent à la pièce unique de l'étage par un escalier extérieur. Au dessus, le grenier servait de réserve.

Les maisons ont été, au fil du temps, fortement remaniées. Ce sont les encadrements des portes ou des fenêtres qui permettent de repérer les différentes périodes de construction.

 

Deux  belles bâtisses proches de l'église

 

Une maison à arcades regroupe deux maisons-tours romanes des XIIe-XIIIe siècles  restructurées à la fin du XVIe siècle. La belle loggia en brique date du XIXe siècle.

Le vaste bâtiment adossé au rempart intérieur a été édifié dans le dernier tiers du XVIe siècle par Étienne Deodel, évêque de Grasse et abbé de Cruas, neveu du seigneur Antoine Escalin. Cette bâtisse comporte une tour d'angle décorée de fenêtres dont l'une à demi-croisée et une belle porte à bossages renaissance. Elle est restée longtemps inachevée. Le bel ordonnancement de la façade méridionale date du début du XIXe siècle.

 

La place Georges-Perriod

 

Au coeur du village, une place où il fait bon se promener et se reposer.

Cette place a été aménagée dans les années 1970-1980 par la commune en dégageant les ruines de maisons abandonnées.

Elle a fait construire deux bâtiments à usage commerciaux : l'épicerie et le café-restaurant.

 

Le Val des Nymphes

 

A 2 km, le Val des Nymphes, îlot de fraîcheur, imprégné de mystères, n'a jamais cessé de fasciner. Déjà aux temps anciens, on venait invoquer les Nymphes, célébrer le culte de la fécondité et de la prospérité.

Le visiteur ne doit pas se laisser tromper par la solitude et l'environnement de la chapelle romane qui subsiste. Depuis le Haut Moyen Age jusqu'au XIIIe siècle, un important habitat ainsi que quatre églises occupaient ce site. Cette chapelle romane priorale, dépendant de l'abbaye de Tournus, aurait été édifiée au milieu du XIIe siècle. Sa construction fut très influencée par les modèles antiques. L'abside présente une décoration exceptionnelle de deux étages d'arcatures. La façade occidentale, d'une disposition unique est composée à l'étage inférieur d'un petit appareil très dépouillé encadrant le porche et ses voussures tandis que l'étage supérieur, entièrement en pierre de taille, porte un décor antiquisant de trois arcatures entourant un oculus central. Des arcs-boutants furent rajoutés ultérieurement de chaque côté de la façade. Tombée en ruine au XIXe siècle, elle a été restaurée en 1991.

Le site accueille, en été, de nombreux concerts.

 

JARDIN AUX HERBES (accès gratuit)

A l’aplomb de l’église, d’anciennes terrasses de jardins potagers villageois accueillent, depuis sa création en 1990 par la commune, le Jardin des Herbes, aujourd’hui labellisé «Jardin remarquable». On y accède par un escalier rustique depuis la table d’orientation. L’architecture du jardin s’étale sur 3000m² ; il se divise en deux parties :

le jardin médicinal qui met en relation l’homme et les vertus de quelques 200 espèces de plantes médicinales encore utilisées dans la pharmacopée du XXIème siècle. Elles sont classées par thème et leur étiquetage couleur vous livrera tous leurs secrets ;

le jardin de collections en contrebas, décline dans un soleil et ses rayons, certaines de ces familles de plantes médicinales sous différentes espèces botaniques. Sauges, lavandes, géraniums et collections sont ainsi disposés aux grès des parterres délimités par des bordures de buis. L’agencement des terrasses, les parfums qui se dégagent, les couleurs qui se succèdent et s’harmonisent entre elles... tout se fond dans le paysage, ouvrant sur un superbe panorama...

Sur rendez-vous, on pourra suivre une visite guidée et commentée...

 

Conceptrice du Jardin et visites guidées :

Danielle ARCUCCI - Association Cultur’elles

tél : 06 71 83 64 39 (sur rendez-vous)

Visites guidées aussi par l'Office de Tourisme

 tél : 04 75 04 40 10

 

 

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12/02/2014
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