Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

04 - Valensole & Plateau de Valensole


Valensole, Alpes-de-Haute-Provence, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France [HD] (videoturysta)


12/11/2014
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BACKSTAGE A VALENSOLE - Vidéo


12/11/2014
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Récolte de la lavande à Valensole, en Provence - Vidéo

Sur le plateau de Valensole, au milieu des champs de lavande, en juillet.

 


11/11/2014
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04 - Valensole & Plateau de Valensole (1)

 

Valensole

Commune française, située dans le .Département des Alpes de Haute Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Population : 2.500 h

Ses habitants sont appelés les Valensolais.

 

Le bourg formé en amphithéâtre est situé sur une colline entre le Plateau de Valensole et la vallée de Notre-Dame.

 

La commune est l'une des plus vastes de France, composée de plusieurs hameaux.

 

Hameaux :

 

En dehors du village, plusieurs hameaux sont présents sur la commune : Grand Arlane, Mas Saint-Andrieux, Chante-Galet, Val d'Asse, La Combe, Villedieu, La Fuste, Saint Grégoire, Bel Air.

 

Valensole est situé au coeur d'un plateau magnifique de lavandes et d'amandiers et porte bien son nom : Valensole vient de vallis et solis, "La Vallée du Soleil". 

Valensole a su conserver le caractère et le charme des villages de Haute Provence, vous prendrez plaisir à flâner dans les ruelles de la vieille ville. C'est également une station climatique très appréciée pour la qualité et la pureté de l'air.

Les paysages des alentours (le plateau de Valensole) sont de toute beauté, spécialement au printemps lorsque les amandiers sont en fleurs. En été vous apprécierez le parfum de la lavande et du thym qui embaument l'air car Valensole est un des hauts lieux de production de lavande en Provence.

 

A voir, à visiter : 

- Maisons anciennes des XVII° et XVIII° siècles.
- Eglise du XI°. Remparts, fontaines, lavoirs et chapelles.
- Musée de l'abeille. 
- Siège de la Maison de la truffe.
- Visite des champs de lavande et distilleries.

 

Loisirs : 

- Randonnées balisées pédestres et équestres. Tennis. Volley. Basket.
- Piscine chauffée (3 bassins)
- Animations estivales : fêtes champêtres, foire artisanales,
fêtes de la lavande, foire aux santons...
- Artisanat : poteries, faïences, tissage.

 

Villes et Villages voisins :


Allemagne-en-Provence (14 km), Saint-Martin-de-Brômes, Gréoux-les-Bains(13 km), Riez (14km), Le Castellet, Brunet, Oraison, Villeneuve, Volx, Manosque (20 km, par la RD907 puis la D6)

 

Valensole est arrosée par la Durance, limite ouest de la commune, ainsi que par son affluent l'Asse, en limite nord. La commune compte également plusieurs cours d'eau, affluents de la Durance, de l'Asse, et du Verdon.

 

La Voie Domitienne (voie prétorienne, via prætoriana) partant de Cimiès, et passant par Glandèves, Annot, Vergons, Castellane, Moustiers, Riez, Valensole, Saint-Tulle, Montfuron, et Cereste, aboutissait à Apt.

Cette voie reliait les trois colonies romaines de Cimiès, de Riez, et d'Apt. Des bornes militaires se retrouvant sur la D8 et la D4 confirment la présence de cette ancienne voie.

 

Valensole fait partie de la Communauté de communes Luberon Durance Verdon.

Cette intercommunalité est composée des communes suivantes : Allemagne-en-Provence, Brunet, Esparron-de-Verdon, Gréoux-les-Bains, Manosque, Montagnac-Montpezat, Montfuron, Puimoisson, Quinson, Saint-Laurent-du-Verdon, Saint-Martin-de-Brômes, Valensole, Vinon-sur-Verdon.

 

Agriculture

 

La commune est très étendue, et sur un terroir relativement plat dans un département montagnard. Elle met donc à profit cette situation exceptionnelle avec de nombreuses fermes, cultivant des céréales, de la lavande, des arbres fruitiers et l'or noir : la truffe.

En annexes de l'activité agricole, 2 entreprises se sont spécialisées dans les accessoires pour agriculteurs : une entreprise crée an 1925, pour les céréales, semances, engrais, produits phytosanitaires, lavandin ; une société, géré depuis 3 génération, pour les produits pour apiculteurs (avec un musée vivant de l'abeille).

 

Patrimoine civil et militaire

 

Le château de Bars, construit en 1627, est disposé autour d’une tour ronde centrale.

 

À Villedieu, se trouve un ancien relais de poste. La chapelle Sainte-Madeleine, proche de Villedieu, est simple et rustique : nef plafonnée, abside en cul-de-four, un portail sud existait (bouché), la façade occidentale est percée d’une petite baie. L’ensemble date du xie siècle

 

Ces deux paroisses formaient au Xe siècle deux castrum ou seigneuries distinctes de la ville, dans le quartier de Villedieu on trouve encore beaucoup des restes de constructions annonçant un village très populeux.

 

Le bourg de Valensole compte plusieurs maisons à encorbellement, dont certaines du XVIIIe siècle et d’autres plus anciennes.

 

La fontaine de la place Thiers porte la date de 1734 (mais la DRAC la date du siècle précédent) : elle comporte un bassin circulaire et un pilier central, qui porte les quatre rostres fournissant l’eau, l’ensemble étant classé monument historique.

 

Le lavoir est assez imposant, avec cinq bassins, et daterait de 1681.

Sur la façade d’une maison privée de la place des Héros de la Résistance, un cadran solaire blanc et sans légende date de 1903.

 

Patrimoine religieux

 

- L’église paroissiale Saint-Denis, ancien prieuré de l’abbaye de Cluny fondé par Saint Maïeul, domine le village. La nef, reconstruite en 1789-1790, forme une croix latine, et est comprise entre une façade occidentale romane et un chœur vaste et remarquable par son architecture gothique du XIVe siècle (selon Raymond Collier) ou des XIe-XIIIe siècles selon les Monuments historiques. Les deux travées du chœur sont voûtées d’ogives. Des colonnes et colonnettes encastrées dans les murs, avec des chapiteaux ornés de feuilles d'acanthe et de fugures fantastiques, soutiennent les arcs et les croisillons de la vôute. Les bas-côtés sont ajoutés au XIVe siècle, des chapelles à la fin du XVIe et au début du XVIIe. Le clocher est construit au-dessus du chœur. Elle possédait un cloître, qui a disparu mais dont on retrouve les traces dans les maisons avoisinantes. L’ensemble du bâtiment est inscrit avec la cour qui avoisine. Elle possède, dans son mobilier, 48 stalles du XVIe siècle ; la clôture des fonts baptismaux, qui est l’ancien jubé, haut de 2,4 m, datent des environs de 1600, et a été classé monument historique au titre objet.

- La chapelle Saint-Mayeul, située au village, construite en 1743, est plafonnée. La tour du clocher est construite sur la façade occidentale.

- Chapelle Saint-Jean (en ruine) D15

- Chapelle Saint-Anne, aujourd'hui maison d'habitation.

 

 

UN SITE REMARQUABLE

 

Sur le Plateau qui porte son nom, le village de Valensole s’érige à 590 mètres d’altitude. Son territoire s’étend sur plus de 12700 ha, en faisant l’une des plus vastes communes de France…

 

En mars, amandiers en fleurs et pour toile de fond, les cimes enneigées des Alpes. …

 

En juillet, multiples bleus des lavandes ondulant en alternance avec l’or des blés.

 

En novembre, jeu des nuances ocres des terres labourées sous l’infinie pureté des ciels d’hiver .

 

DES ACTIVITES VARIEES …

 

A Valensole, la tradition se conjugue au quotidien. On peut visiter les distilleries de lavande, le musée de l’abeille, rendre visite aux différents artisans. Jeux de boules, bals, fêtes champêtres et à thème se succèdent dans une grande douceur de vivre .

 

Au village, les activités sportives et ludiques sont variées : piscine chauffée, tennis, équitation. Nombreux chemins de P.R. pour promenades familiales, jogging et VTT, itinéraires en boucle pour cyclotourisme…

 

La proximité avec les stations de ski et les nombreux sites de baignades (lacs naturels et artificiels, mer) permettront quelques escapades. …

 

UN RICHE PASSE

 

Au détour d’un entrelacs de petites rues, plusieurs siècles d’histoire : église du XIIIème siècle, fontaines et lavoirs, portes et heurtoirs, remparts. La fédération Clunisienne a été créée à Valensole lors du Millénaire de St Mayeul (3ème grand Abbé de Cluny né à Valensole en 910).

 

LA HAUTE PROVENCE A PERTE DE VUE

 

Après avoir goûté aux joies de la vie à Valensole, vous pourrez idéalement débuter une visite des plus beaux sites de Haute Provence : Gorges du Verdon, Gorges du Trévans, Lac de Sainte Croix, Lac d’Esparron du Verdon, Moustiers Sainte Marie, Riez (Ville romaine), Gréoux les Bains (Ville thermale), Manosque (Cité de Giono), Quinson (Musée de la préhistoire)...

 

UN ARTISANAT GOURMAND...

 

... vous fera découvrir et apprécier les produits du terroir tel que fromages de chèvre et de brebis, pâté à la lavande ou aux amandes, huile d’olive, amandes du Plateau, truffes, miel de lavande au goût subtil et délicat. Le plateau de Valensole qui regroupe 15 communes a été reconnu par les Ministères de l’Agriculture, Culture, Environnement et Tourisme, comme l’un des 100 Sites Remarquables du Goût en France en 1994, pour son Miel de Lavande.

 

A la naissance du Parc Naturel Régional du Verdon, nichée dans un repli du Plateau, Valensole offre tout au long de l’année l’animation d’une vie quotidienne ensoleillée, calme et mesurée.

 

LA FAUNE

 

La commune de Valensole abrite une faune très riche et diversifiée, avec de nombreuses espèces rares et emblématiques du Parc naturel régional du Verdon. La diversité des milieux, très contrastée entre les abords de la Durance et de l’Asse; et le plateau de Valensole avec ses les cultures, landes et bosquets, en est la principale raison.

Les abords de la Durance et de l’Asse abritent ainsi une mosaïque variée de milieux humides tout à fait remarquable.
La ripisylve – comprenez les forêts galeries qui se sont développées le long des cours d’eau, a permis ainsi l’installation du castor. Ce dernier apprécie tout particulièrement les jeunes pousses de saules et de manière générale les bois tendres qui vont lui permettre de construire ses huttes et de se nourrir. Hôte très discret, il est très difficile de l’observer. En revanche, il est beaucoup plus facile de repérer les indices qu’il sème sur son passage (troncs cisaillés en biseau, jeunes pousses coupées…).
La ripisylve abrite également une avifaune remarquable, ce qui a conduit à la désignation d’une zone d’importance pour la conservation des oiseaux de part et d’autre de la Durance.
Le guêpier d’Europe, qui fait son nid dans les berges abruptes, peut être observé en train de chasser les insectes sur le plateau. Les roselières et mares au sein de la ripisylve abritent également de nombreuses espèces inféodées aux milieux humides, comme le crapaud calamite.
Enfin, on ne saurait oublier de mentionner l’Apron, poisson autrefois beaucoup plus répandu en France mais dont les populations ont dramatiquement chuté. Petit poisson très discret inféodé au bassin Rhône Méditerrannée, il n’est plus présent que dans quelques rivières du quart Sud-Est de la France. Un arrêté préfectoral de protection de biotope a ainsi été pris pour protéger la petite population connue dans l’Asse. Ce qui ne veut pas dire que la pêche est interdite. D’ailleurs, notre hôte ne mord pas à l’hameçon, alors pas de risque de ce côté-là.

La Durance et l’Asse constituent ainsi deux rivières majeures qui bordent la commune de Valensole. Mais l’effet cumulé des sécheresses de ces dernières années est inquiétant. Il n’est pas rare de remarquer qu’avant même l’été, le niveau d’eau est souvent très bas, ce qui peut poser problème à terme pour le bon fonctionnement écologique des rivières.

Changement de décors en accédant au plateau. A première vue, on serait en droit de penser que les grandes étendues en blé dur et lavandin, si elles régalent le photographe, ne constituent pas des milieux très favorables pour la faune.
C’est alors sans compter sur certaines espèces qui apprécient justement ces grandes étendues planes et sèches. Le plateau de Valensole abrite ainsi la dernière population d’Outarde canepetière du département des Alpes de Haute-Provence. S’il est une espèce emblématique, l’Outarde canepetière est bien celle là. Ayant connu une chute de 80% de ses effectifs en l’espace de quinze ans, le statut de cette espèce est désormais très précaire en France. Oiseau très discret, en particulier pour les femelles et les jeunes qui se confondent avec leur environnement, il n’est pas aisé de l’apercevoir sur le plateau. Seuls les agriculteurs ou les chasseurs ont plus de chance de l’observer. Espèce protégée, ses effectifs semblent plus ou moins stables sur le plateau. Toutefois, sa préservation n’est pas assurée et l’avenir de la population du plateau dépend notamment en grande partie du maintien de pratiques agricoles qui lui soient favorables. Le Parc naturel régional du Verdon a ainsi engagé fin 2004 avec ses partenaires une réflexion pour la mise en place de mesures agro-environnementales.

Parmi les autres espèces remarquables que l’on peut apercevoir sur le plateau, on peut citer le Busard cendré, grand rapace de couleur grise au vol gracieux, qu’il n’est pas rare d’observer en survol au-dessus des champs. Ce dernier niche en effet souvent dans les champs de céréales. Autre surprise quand on lève les yeux : voir passer dans le ciel un Circaète Jean-le Blanc tenant dans ses serres un serpent ! Et puis, si vous y réfléchissez bien, avec l’arrivée des beaux jours fin mars-début avril, n’entendez-vous pas comme un son flûté en début de soirée ? C’est en fait notre ami le hibou petit duc qui est revenu de ses quartiers d’hiver pour s’installer, comme chaque année sur le plateau. On pourrait le croire proche mais en fait son chant porte loin et quand deux individus se répondent et changent continuellement de place, bonjour pour essayer de les repérer ! L’été, la nuit est animée par le chant très particulier de l’Œdicnème criard ou de l’Engoulevent d’Europe qui affectionnent les landes et autres espaces ouverts à végétation basse.

Enfin, pour terminer le couplet sur les oiseaux, le plateau abrite de nombreux petits passereaux, très discrets mais remarquables pour certains. La pie-grièche écorcheur se pose souvent sur les fils téléphoniques en bordure de route alors que les alouettes (plusieurs espèces) jacassent en continu au-dessus des champs. Avec un peu de chance et une oreille avertie, vous entendrez le moineau soulcie à distinguer du moineau domestique. Le moineau soulcie, en voie de raréfaction en France, est beaucoup plus localisé qu’il ne l’était autrefois sur le plateau. Faut dire que les vieux vergers d’amandiers sont de plus en plus rares sur le plateau.
Cette richesse ornithologique a naturellement conduit à la désignation, tout comme sur la Durance, d’une zone d’importance pour la conservation des oiseaux (ZICO).
Le territoire de la commune abrite également de nombreux mammifères comme le sanglier ou le chevreuil. Autre mammifère mais beaucoup plus discret et nocturne, le Petit Rhinolophe constitue également une espèce emblématique du plateau de Valensole. Petit quoi ? Euh oui, il s’agit d’une espèce de chauve-souris en voie de raréfaction en région PACA et qui affectionne particulièrement le plateau et ses petits cabanons. Mais elle est davantage représentée à l’Est du plateau.

  

04 - Valensole - Plateau de Valensole.jpgLocalisation du Plateau de Valensole (en orange sur la carte)

 

Le Plateau de Valensole

 

Le Plateau de Valensole se trouve dans les Alpes-de-Haute-Provence, au sud-ouest de Digne-les-Bains, entre les vallées de la Durance à l'Est, de la Bléone au Nord et des Gorges du Verdon et du lac de Sainte-Croix au Sud.

Son altitude moyenne est de 500 m et il s'étend sur une superficie de 800 km².

Il est traversé par la vallée de l'Asse, qui le sépare en deux parties dissymétriques.

 

Les communes du Plateau de Valensole :

 

Allemagne-en-Provence, Bras-d'Asse, Brunet, Entrevennes, Esparron-de-Verdon, Gréoux-les-Bains, Le Castellet, Le Chaffaut-Saint-Jurson, Les Mées, Mézel, Montagnac-Montpezat, Oraison, Puimichel, Puimoisson, Quinson, Riez, Roumoules, Saint-Jeannet, Saint-Jurs, Saint-Laurent-du-Verdon, Saint-Martin-de-Brômes, Sainte-Croix-de-Verdon, Valensole.

 

Valensole et son plateau, de près de 12.700 hectares est l’une des plus vastes communes de France.

Surnommé "grenier de la région", son plateau de 800 km2 est essentiellement consacré à la culture de la lavande et des céréales.

 

Il revêt différents aspects selon les saisons : 

les cimes enneigées des alpes et les amandiers en fleurs en mars laissent place en juillet aux multiples bleus des lavandes ondulant en alternance avec l’or des blés. En novembre, l’ocre des terres labourées tranche sur la pureté du ciel bleu d’hiver.


Il possède un relief plan et son mélange de poudingue, argiles et marnes qui forme le « complexe de Valensole » est cher aux géologues.

Cette formation hétérogène joue un rôle important pour la végétation, permettant l’alternance de zones arides et humides. Enfin, le développement de son agriculture est particulier puisque c’est le seul espace ouvert et vaste du Verdon.

 

On peut ainsi distinguer sur le plateau de Valensole :  

- Les prairies ou pelouses, constituées de plantes herbacées annuelles, berceau douillet des Ophrys, petites orchidées du pourtour méditerranéen. 

- La garrigue formée de petits buissons bas de plantes aromatiques.

- Le maquis, domaine d'espèces arbustives ou buissonnantes, en général piquantes. 
- Les bois et forêts, dominés par le chêne vert (le chêne truffier des gourmets !) et le pin d'Alep.

 

Un peu d'histoire

 

Au XIXème siècle, de nombreuses familles cultivaient déjà les amandiers sur le Plateau de Valensole. Il faut savoir qu’un arbre pouvait produire jusqu’à 35 kilos!
Le plateau de Valensole était entièrement planté en amandiers et on pouvait d’ailleurs retrouver plusieurs variétés dans un même champ.

L’exploitation des amandes était assez difficile car le ramassage se faisait à la main jusque dans les années 50 où de nouvelles techniques firent leur apparition lors de la Journée Nationale de l’Amande en 1955.

Les hommes gaulaient ainsi les arbres et les femmes ramassaient les amandes tombées qu’elles disposaient dans des sacs. Le soir, les hommes faisaient le tour des arbres avec une remorque pour ramasser les sacs d’amandes que les femmes avaient remplis dans la journée.

Les amandes n’étaient pas les seules exploitations sur le Plateau de Valensole.

Il y avait aussi le blé et aujourd’hui, nombreux le cultivent.

 

Imaginez un instant que surgissent les collines de miel, d’olives et d’amandes avec sur le plateau, en bordure tels des guetteurs, les amandiers noirs, les étendues de lavande, lavandin, et cette mer intérieure de blé dur. C’est ça, le plateau de Valensole ! 

 

Climat

 

Le climat du plateau de Valensole est de type méditerranéen avec une présence d'un climat montagnard.

L'été est caniculaire: le temps est très sec, la température dépasse très souvent les 30  C, voire des pics à plus de 37  C, adoucie par les orages de fin de journée à partir du 15 août. C'est un des lieux les plus orageux de France (plus de 35 orages par an).

En hiver, la température est douce la journée, cependant la neige est bien visible sur les monts alentours et les températures peuvent descendre à -5  C la nuit.

Sa végétation est mélangée de méditerranéenne et de montagnarde : présence de chênes pubescents au nord, chênes verts au sud du plateau et dans les basses vallées, le lavandin, des pins d'Alep, des pins sylvestres sur des lieux plus élevés.

Les arbres cultivés sont l'amandier, le chêne pubescent, l'olivier au sud du plateau et le pommier.

Et avant d’oublier, notons les 300 jours de soleil par an … c’est tentant vous ne trouvez pas ?

 

L'agriculture

 

Le plateau de Valensole vit essentiellement de l'agriculture, du tourisme et de l'artisanat. Il est célèbre pour ses cultures de lavandin et de truffes.

81 400 ha du plateau sont cultivés.

Anciennement au XIXe siècle, le plateau était cultivé essentiellement de champs d'amandiers et de chênes truffiers.

Cette économie a disparue et fut remplacée par la culture de la lavande et de céréales.

Le plateau est appelé le "grenier de la région".

 

L'amandier

 

Arbre roi du plateau, l'amandier occasionna de grands profits, surtout au XIXe siècle. Il est installé en Provence depuis l'Antiquité. Annonciatrices du printemps, ses fleurs sont écloses avant la fin de l'hiver. C'était autrefois, sur les plateaux de Valensole et de Forcalquier, un arbre très répandu dont les fruits broyés donnaient de l'huile ou de la pâte. L'amande princesse, la plus fine, était très recherchée dans la pâtisserie et la confiserie pour la fabrication des calissons et du nougat. Mais sa fragilité lui fait aujourd'hui préférer des variétés plus robustes.

 

La lavande


Le plateau de Valensole est aujourd’hui l’un des lieux les plus importants en ce qui concerne la culture de la lavande. Les romains parfumaient leurs bains et leurs vêtements de lavande et mettaient d'ailleurs des sachets de lavande dans leurs armoires en faisant des voeux d'amour. Implantée en France par les phocéens, elle a trouvé sa terre de prédilection en Provence grâce au climat favorisant sa productivité. La culture s'est aujourd'hui bien développée et on a vu apparaitre dans les années 20 le lavandin dont le rendement est plus élevé et sa production d'essence jusque dix fois supérieure à celle de la lavande traditionnelle.

 

Le lavandin

 

Le lavandin est la culture la plus fameuse du plateau. Pourtant en voie de disparition depuis 30 ans par la concurrence étrangère, elle est utilisée pour la fabrication du savon de Marseille, utilisée par les apiculteurs locaux lors de la floraison (juin-juillet) pour extraire le fameux miel de lavande, distillée pour du parfum ou des senteurs et anciennement pour ses vertus médicinales.

 

La Truffe

 

La trufficulture est utilisée sur le plateau. La présence de forêts de chênes pubescents sur le plateau est importante. Notamment dans la commune de Montagnac-Montpezat, le village de "Montagnac-les-Truffes" (utilisé de 1815 à 1940), est célèbre pour sa culture de la rabasse depuis le Moyen Âge. La fameuse Tuber melanosporum est même célébrée pendant la fête de saint Antoine, saint patron des trufficulteurs (puisque chacun sait qu'il est accompagné d'un cochon, animal spécialiste du ramassage des truffes) est célébrée annuellement avec beaucoup de faste, dans l'église dévolue au saint.

 

La vigne et le vin

 

Si aujourd'hui, sur la commune de Valensole la vigne a été délaissée, il convient de rappeler que cette culture occupait presque 600 ha au milieu du XIXe siècle et représentait une des principales économies de la commune. À la suite de la crise phylloxérique et des aléas de l'histoire, la viticulture a régressé pour ne subsister que sur la commune de Gréoux-les-Bains ainsi que sur la commune de Quinson. La qualité toute particulière de ce terroir et son climat mi-méditerranéen mi-alpin, donne jour à des vins de grande qualité.

 

L'artisanat

 

De nombreuses foires artisanales présentent dans la région font découvrir une importante présence de l'artisanat depuis l'antiquité. Activités représentées : laine, tissage, cuir, céramique, poterie, fleurs séchées, métaux, peaux, bijoux, bois, santons et crèches

 

Le gypse

 

Le gypse, une roche saline sédimentaire dont le principal gisement se trouve à Saint-Jurs, était extrait dans des carrières souterraines, transformé en plâtre puis revendu aux alentours pour les bâtisses (hourdage et enduits) mais aussi pour leur ornementation. Les belles gypseries de Riez, dans l'hôtel de Mazan notamment, ont utilisé cette matière première.

 




 


01/01/2014
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04 - Valensole & Plateau de Valensole (2)

Les cultures

 

Lavandula, Lavande

 

Cultivé


En touffe, de 50 à 80 cm, floraison de fin juin à fin juillet

Dès le début de la floraison, profitez de l’arôme et de la beauté bleue de ces splendides cultures, véritables coulées d’améthyste, musique de la Provence ! Originaire de la Perse et des Canaries, la lavande fut vraisemblablement implantée en France par les Phocéens au même titre que la vigne et l’olivier. Lavandula vient du latin lavare, « purifier », « laver », puisqu’on l’utilisait pour parfumer les bains. Pendant longtemps, les Romains mettaient des sachets de lavande dans les coffres et les armoires en faisant des vœux d’amour et les amants parfumaient leur papier à lettres à la lavande. Le lavandin envahit la Provence à partir des années 1920 et devient vite majoritaire : son rendement à l’hectare est plus élevé et sa production d’essence jusque 10 fois supérieure à celle de la lavande vraie.

 

Utilisations médicinales


Au XVIIIe siècle, on utilisait l’au de lavande comme calmant et dans les bains pour son action relaxante.

Des sachets de lavande sont traditionnellement mis sous l’oreiller pour calmer les migraines et procurer un sommeil réparateur.

En milieu hospitalier, des expériences de brumisation d’huile essentielle de lavande dans les chambres de personnes âgées insomniaques leur ont permis de retrouver le sommeil. Quelques gouttes étalées sur les tempes font disparaître les maux de tête dues à la tension nerveuse.

On préconise l’emploi de la lavande dans certaines affections respiratoires comme l’asthme les toux quinteuses et les rhumes. Elle est également employée en cas d’infections intestinales. Elle est recommandée contre les spasmes, les flatulences, les états nauséeux et les vomissements. Elle passe aussi pour un excellent fébrifuge.

Pour ses propriétés antiseptiques, l’huile essentielle de lavande est appliquée sur les plaies infectées et les brûlures. Frotter sur la peau des feuilles de lavande froissées passe pour être efficace contre les piqûres d’insectes et les morsures de vipère.

Contre les poux, rincez les cheveux avec une eau dans laquelle vous aurez ajouté 5 à 10 gouttes d’huile essentielle de lavande.

Contre les piqûres d’insectes, appliquez cette huile pure du bout du doigt. Faites une eau de lavande en mettant à macérer 100g de fleurs de lavande fraîches dans un litre d’alcool à 35° pendant au moins 8 jours avant de filtrer cette eau vivifiante et aromatique sera employée en frictions.

Conservez les épis de lavande, égrenez-les et mettez-les en sachets dans vos armoires : le camphre que contient la lavande éloignera mites et insectes. Quelques gouttes d’essence de lavande dans la chasse d’eau purifie et parfume les toilettes, de même que ces quelques gouttes dans un seau d’eau embaumera et désinfectera vos sols de la cave au grenier.

 

Utilisations cosmétiques


En esthétique, on utilise l’eau de lavande en compresse et en pulvérisations sur les peaux irritées par les agents atmosphériques (froid, vent, soleil…). Elle est traditionnellement utilisée dans des préparations pour le nettoyage des petites plaies mais aussi contre les coups de soleil, les brûlures superficielles et peu étendues, les érythèmes fessiers. Antiseptique et cicatrisante, son huile essentielle est un anti acnéique puissant.

 

Par faim de lavande 


La lavande peut être utilisée comme aromate en petite quantité, dans la cuisine tant salée que sucrée, en fleurs égrenées en perles légères dans la sangria, chair dorée de l’agneau parsemées du bleu des garrigues, saveurs subtiles et parfumées, graines de sésame grillées sur le fromage de chèvre au miel de lavande, les papilles sont unanimes !

 

Crème brûlée au pain d’épice au miel de lavande

1l de crème liquide
8 jaunes d’œufs
150g de sure
150g de pain d’épice au miel de lavande
50g de sucre roux
Dans un saladier, blanchissez au batteur les jaunes d’œufs avec le sucre.
Ajoutez doucement le pain d’épice émietté. Laissez reposer quelques minutes, mixez le tout et glissez-le dans une passoire fine. Allumez le four à air pulsé à 130°C (dans un four traditionnel, les cuire au bain-marie). Versez les crèmes dans des moules individuels et enfournez environ 40min. La cuisson est réalisée quand, en remuant les crèmes, on ne remarque plus d’ondulation à la surface. Servez à température ambiante après les avoir parsemées de sucre roux et placées sous le grill pour les caraméliser. Décorez des flocons bleus des fleurs de lavandes..

 

Olea europaea L'Olivier

 

Cultivé


Arbre de 2 à 5 m, floraison de mai à juin, olives en octobre-novembre 

Ses feuilles finement allongées le revêtent d’un panache argenté, frissonnant aux vents méditerranéens.
L’olivier sauvage ou oléastre, franchement méditerranéen, ne pousse spontanément en France que sur une étroite frange littorale. La répartition de l’olivier cultivé est souvent utilisée pour définir l’aire du climat méditerranéen. Sa culture remonte aux premiers âges de l’humanité. Témoin de très anciennes civilisations, il peut vivre jusque 2000 ans. L’olivier, arbre sacré et précieux, ha,te la mythologie grecque et d’innombrables récits s’y rapportent. C’est avec un pieu en olivier qu’Ulysse éborgna le Cyclope. C’est aussi l’arbre millénaire dont il fit son lit nuptial. Le plus sacré des oliviers poussait dans le temple d’Athéna, la plante étant d’ailleurs consacrée à la déesse qui offrit le premier olivier cultivé à sa cité, Athènes. Aussi, Xerxès vainqueur, pour mieux humilier les athéniens, brûla t-il le temple et l’arbre avec ; l’olivier repoussa immédiatement de ses cendres. Il était si précieux que le sage Epiménide reçut une branche d’olivier sacré en guise de salaire pour avoir sauvé Athènes pendant la peste. Symbole de la vie, c’est un rameau de cet arbre que la colombe apporta à Noé après le déluge pour lui dire qu’il pouvait enfin aborder et reconstruire. Ce rameau et la colombe sont devenus symboles de paix, nous enseignant que nous ne pourrons pas survivre autrement. Arbre protecteur, on le plante ou on en suspend des branches dans les bâtisses pour repousser grêle, foudres et sorcières. En Italie, pour savoir si elle trouvera ou non un mari, une vierge nue peut cueillir une feuille d’olivier, l’humecter de sa salive et la jeter au feu. Si la feuille tressaute en brûlant, elle est sûre d’être épousée.

 

Utilisations médicinales


L’olivier est un arbre médicinal précieux tant par son écorce que par ses feuilles, ses fruits ou son huile. La feuille, est entre autres propriétés, fébrifuge, ce qui a valu à l’arbre son surnom de « quinquina du pauvre ». Par ailleurs, la feuille a des propriétés hypotensives, anti-inflammatoires, cicatrisantes et vasodilatatrices reconnues. Elle est également antispasmodique, stomachique, sédative et diurétique, et on lui reconnaît des activités hypoglycémiantes et anti arythmiques. Son usage est donc recommandé en cas d’hypertension artérielle et préconisé comme traitement adjuvant dans les formes légères de diabète. Les feuilles d’olivier sont également employées pour soigner les blessures, calmer les inflammations des gencives et des muqueuses. L’huile d’olive est traditionnellement utilisée en laxatif, vermifuge et stimulant de la vésicule biliaire. Contre la constipation, la lithiase biliaire et les coliques néphrétiques, on prenait, à jeun, le matin, 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive mélangée à in jus d’agrumes. Contre le déchaussement des dents, massez chaque jour vos gencives avec de l’huile d’olive.

 

Utilisations cosmétiques


L’huile d’olive est employée comme adoucissant pour prévenir les ardeurs du soleil. Elle est efficace contre les brûlures et les érythèmes solaires. Des préparations simples à base d’huile d’olive sont utilisées par les gitans pour la beauté et la santé de leur chevelure. Les analyses actuelles montrent en effet qu’elle est antioxydante, antiseptique et astringente,

 

Préparations culinaires 

 

Convenablement préparée, l’olive, surtout la noire, est un aliment riche en minéraux, vitamines, glucides et protides. L’huile d’olive est le soleil d’un grand nombre de plats, également appréciée dans le domaine de la conserverie.

 

Olives vertes à la coriandre


500g d’olives vertes en saumure
4 grosses gousses d’ail
1 cuillerées à soupe de graines de coriandre
1 citron
huile d’olive
Rincez les olives, égouttez-les et fendez- les en les écrasant légèrement avec un marteau. Dans un saladier, intercalez des couches d’olives, d’ail, de coriandre et de tranches de citron. Recouvrez d’huile d’olive et laissez reposer au moins 3 semaines avant de consommer..

 

Prunus dulcis, Amandier

 

Cultivé


Arbre de 3 à 6 m, floraison de décembre à avril, amandes en fin d’été.

Autrefois largement cultivé sur le plateau, l’amandier ne subsiste pratiquement plus que par quelques vieux troncs biscornus au bord des chemins. Sur le grand arbre insouciant aux coques tendres, les plus belles fleurs de fruitier que l’on puisse rêver éclaboussent le plateau de rose et de blanc. Une des premières notes virginales des prémices printanières est ainsi jetée de combes en adrets jusqu’au littoral pour sourire en plein hiver des embruns ravageurs. La création de coupe-feux plantés d’amandiers est une piste de réflexion pour la prévention des incendies. Sa culture pourrait avoir pris naissance en Grèce il y a 5000 ans, peut-être même six. A ces peuples civilisés, il livrait ses fruits et son huile, et l’orgeat aussi, exquis allongé de lait. Très en vogue chez les Grecs, l’amandier leur avait inspiré une jolie légende : de désespoir d’avoir été abandonnée par Démophon (fils de Thésée) parti pour la guerre, Phyllis se donna la mort et fut changée en amandier. Poussé par le regret, l’infidèle revint enlacer l’arbre en pleurant : l’amandier s’épanouit alors en une première et délicate floraison.

 

Utilisations médicinales


Les feuilles sont pectorales et calmantes. Les coques préviennent le mal de gorge et aident à s’endormir. En infusion, les fleurs servent de purges vermifuges. l’amande est nourrissante et en mastiquer aide à calmer les douleurs gastriques. Les Gitans se transmettent une recette empirique : consommer quotidiennement 3 amandes. Ce n’est pas désagréable et apporte en plus magnésium, minéraux et vitamines. Des recherches toutes récentes reconnaissent aux amandes des propriétés antimitotiques certaines.

 

Utilisations cosmétiques


De l’amande très nutritive, on tire un lait et surtout une huile recommandée pour les peaux fines et sensibles. La pâte d’amandes amères remplace le savon en cas d’eczéma des mains, et assure la stricte hygiène des aisselles et des pieds. C’est aussi le meilleur déodorant connu.

 

Préparations culinaires 


Le succès de l’amande douce est justifié par sa richesse nutritive exceptionnelle. On y trouve en effet du calcium, du fer, des vitamines et des protéines dont la teneur égale celle de la viande ; quant aux graisses, 100g d’amandes procurent 640 calories ! L’amande sert à de nombreuses préparations : celle du sirop d’orgeat et de diverses pâtes d’amande (halva, pastilla, baklava). C’est l’âme de nos dragées. La cuisine médiévale l’utilisait dans de nombreuses préparations salées.

 

 

Soupe verte aux amandes (d’après Taillevent, célèbre cuisinier des rois de France au XIVe siècle)
2 tasses de cresson
4 ciboules coupées en morceaux
2 à 3 brins de persil
6 tasses d’eau
1 cuillerée et demi à thé de sel
1 cuillerée à thé de sucre
230g d’amandes pilées
1 cuillerée à soupe de fécule de maïs
2 cuillerées à soupe d’eau froide
Faites bouillir l’eau salée. Ajoutez le cresson et les ciboules. Faites bouillir environ 4 min avant d’ajouter le persil. Laissez bouillir encore quelques secondes avant de retirer du feu. Egouttez les légumes et réservez l’eau de cuisson. Hachez finement les légumes. Ajoutez les amandes et un peu d’eau de cuisson. Mettez les légumes, les amandes et toute l’eau de cuisson dans la casserole. Ajoutez le sucre. Continuez la cuisson à feu doux environ 5 min avant d’incorporer la fécule de maïs préalablement délayée dans l’eau. Laissez mijoter encore quelques minutes avant de servir. Cette soupe peut être servie froide. On peut remplacer le cresson par des épinards, de l’oseille ou autre légume à feuilles..

 

Triticum durum, Blé dur

 

Cultivé


Herbacée annuelle, floraison printanière

Cette céréale est la base de la nourriture européenne mais aussi d’une partie de l’Inde. Les grandes civilisations de l’Antiquité se disputèrent son invention en l’attribuant chaque fois à un personnage mythologique, Osiris pour les Egyptiens, Déméter pour les Grecs, Cérès pour les Romains. De tout temps, le blé a été symbole de richesse et de fertilité. Pour rendre un foyer fécond, on répandait du blé dans la maison. Pour la prospérité du foyer, on faisait chaque année des bouquets de blé : dans le dernier carré de blé, lors de la moisson, se réfugie l’esprit du blé, celui-là justement qui sera offert par le maître du champ à la maîtresse de maison pour en tresser des bouquets, des couronnes ou des hochets conservant les grains de blé. L’année suivante, ces grains seront semés devant les autres semeurs, et autant que possible par une fillette de 7 ans. Les bouquets de  blé noir sont des porte-bonheurs traditionnels.

 

Utilisations médicinales


On utilise le grain et le germe de blé. Le bouillon de blé, excellent agent de nutrition, était employé par nos grands-mères lors de la gastro-entérite des nourrissons et la convalescence de maladies graves. Contre la toux opiniâtre et les rhumes invétérés, elles faisaient appel à la tisane de son, émolliente et adoucissante. La mie de pain en cataplasme était indiquée pour faire mûrir les furoncles, anthrax et panaris. On a fait des cures de blé bouilli et macéré dans les cas de prostatite. L’huile de germe de blé s’utilise aussi dans les troubles cardiaques et circulatoires, et dans les affections cutanées résultant d’une carence en vitamine E.

 

Utilisations cosmétiques


Le blé ainsi que l’huile de son germe bénéficient de propriétés hydratantes, régénérantes et restructurantes qui leur confèrent des propriétés anti-âge. Les extraits de blé ont aussi une activité gainante sur les cheveux.

 

Préparations culinaires 


Le blé a des propriétés nutritives et fortifiantes. Il représente une part importante dans l’alimentation de l’homme. Les farines de blé dur sont plus spécialement destinées à la fabrication des pâtes alimentaires. Le pain, plus qu’un aliment, est un symbole : celui d’une vie civilisée à l’abri de la famine, mais aussi pour les chrétiens, symbole du Christ. Aussi ne jette t-on pas le pain, et, si on le devait, la coutume veut elle, en Grèce par exemple, qu’en un hommage ultime on l’embrasse avant de le jeter.

 

Anouchabou

500 g de blé décortiqué entier
300 g d’abricots secs
200 g de pruneaux
1 tasse de raisins de Smyrne
1/2 tasse de raisins de Corinthe
1 kg de sucre
noix et amandes
1 tasse d’eau de rose
Lavez le blé et faites le bouillir dans 3 l d’eau. Arrêtez le feu, couvrez et laissez ainsi toute une nuit. Le lendemain, faites cuire à feu doux pendant 1h30. Coupez les raisins et les abricots en 4 et ajoutez-les avec le sucre. Cuisez encore 30 min. retirez du feu et ajoutez l’eau de rose. Répartissez dans des plats creux. Décorez de noix et d’amandes mondées. Laissez refroidir. Cette délicieuse soupe sucrée, gélifiée, parfumée, fait partie du Noël des Russes et des Arméniens. Elle se déguste froide et se conserve très bien même congelée...


01/01/2014
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