Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

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04 - Les Gorges du Verdon


Les Basses Gorges du Verdon

Fin de la course pour le Verdon qui accomplit ses derniers kilomètres dans le calme et la beauté des Basses-Gorges, entre Quinson et le lac d'Esparron avant de rejoindre Gréoux- les-Bains. Ici on est au pays du thermalisme et à la dernière frontière du tourisme. Au-delà de Gréoux, le Verdon qui s'apparente désormais à une large rivière, fonce tout droit sur Vinon avant la zone confuse de son delta où il rejoint enfin la Durance. Une sortie complexe à trouver dans un périmètre cerné par des installations de haute-sécurité. plus d'infos : www.carnetsderando.com/destinations/paca­/verdon/verdonpart8.htm

 

 


18/11/2014
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Gorges du Verdon - Le Verdon, le chemin de l' Imbut - Vidéo

Ce sentier est peut-être le plus technique et le plus difficile. Il représente un parcours d'environ 6 à 8 kilomètres, avec près de 340 mètres de dénivelé en descente et en 400 mètres en montée. Cette randonnée dure de 4 à 6 heures.

 


18/11/2014
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Gorges du Verdon - Le sentier de l'Imbut et le sentier Vidal - Vidéo

le sentier de l'Imbut: Le plus beau, le plus difficile, le plus spectaculaire et le plus technique des sentiers des Gorges du Verdon. La plus belle randonnée du Verdon. Sensations garanties !

 


18/11/2014
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LES GORGES DU VERDON (Le sentier Martel) - Vidéo

Ce sentier (une petite portion du GR 4), aménagé en 1928 par le Touring Club de France portera dès 1930 le nom de « Sentier Martel » du nom du spéléologue français Édouard-Alfred Martel (1859-1938).
Martel se rend dans le Verdon en 1905 sur demande de M. Jaquette, de la Compagnie Électrique du Sud Est, afin de faire des relevés hydrogéologiques précis sur la rivière Verdon. Le 11 août 1905, Martel avec une équipe de plusieurs personnes prend le chemin muletier qui va de Rougon au Couloir Samson. Parmi cette équipée, se trouvent entre autres les personnes suivantes :
Armand Janet qui avait tenté, sans succès, une exploration en 1896 ;
Isidore Blanc, qui était maître d'école à Rougon ;
Les frères Audibert, Daniel Carbonel, Le Coupey ;
Baptistin Flory, Fernand Honorat, Prosper Maurel ;
Zurcher, Teissier et le géographe Cuvelier.
Du chalet de la Maline au Point Sublime, en passant par le Sentier Martel avec détour par la Mescla 
Le sentier Martel parcourt sur près de 15 km le Verdon par la rive droite depuis son entrée dans le canyon (Point Sublime) jusqu'au chalet de la Maline. Le parcours peut se faire dans les deux sens. La randonnée a son charme dans les deux sens. Il est toutefois préférable, surtout l'été partir du chalet-refuge de La Maline (accès par la Palud-sur-Verdon, Route des Crêtes) à cause de la réverbération solaire de l'adret et pour aborder les endroits à forte déclivité en descente. C'est également le meilleur sens pour la photographie, en raison du parcours du soleil. Il faut prévoir deux véhicules. On laissera un véhicule au départ (parking du Chalet de la Maline) et l'autre à l'arrivée (parking du couloir Samson ou parking du Point Sublime). Pour les personnes ne disposant que d'un seul véhicule, il existe pendant la saison touristique un service de taxis que l'on peut appeler par téléphone depuis le Point Sublime (par portable ou depuis le café-restaurant). Ce sont de petits minibus, qui demandent entre 25€ et 30€. Si vous êtes plusieurs le prix sera divisé par le nombre de personnes. Dans ce cas, on peut aller du Point Sublime à La Maline pour 5€ ou 6€ (prix été 2004 !). En partant de très bonne heure et en été, certains randonneurs chevronnés font l'aller-retour à pied en 12 à 13 heures. Pour l'aller, dans le sens La Maline -- Point Sublime, il faut compter de 7 à 8 heures avec le détour par la Mescla.
Les gorges du Verdon sont un canyon de France creusé par la rivière le Verdon séparant les Préalpes de Castellane et les Préalpes de Digne.

 

 

 


18/11/2014
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Champs de lavande en Provence-Alpes-Côte d'Azur - Les Gorges du Verdon , Lac de Sainte-Croix


12/11/2014
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04 - Les Gorges du Verdon


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LE VERDON

 

Le Verdon prend sa source dans le massif des Trois Evêchés, près du col d'Allos. Son cours s’interrompt lorsqu’il se jette dans la Durance après un parcours d'environ 175 kilomètres entre Colmars-les-Alpes et Vinon sur Verdon.

Son nom provient de sa couleur unique, vert émeraude, causée par des algues microscopiques.

Le Verdon sert de frontière entre les départements des Alpes-de-Haute-Provence et du Var.

La portion la plus célèbre de son cours se situe entre Castellane et Sainte Croix, lorsque transformé en flots impétueux, ses eaux vont creuser les Gorges du Verdon, un haut lieu du tourisme !

A la sortie de ces gorges, le touriste découvrira le lac de Sainte Croix, créée en 1973 par le barrage du même nom.

 

Cinq barrages régulent désormais le cours du Verdon, afin d'assurer des réserves d'eau pour la basse Provence, mais aussi pour assurer une production, notamment avec le barrage de Sainte Croix.

Le premier de ces barrages à voir le jour sera celui de Castillon, en 1949, suivi par celui de Chaudanne en 1952. Suivront les barrages de Gréoux (1967) puis le plus important de ces ouvrages, le barrage de Sainte Croix en 1975.

Celui-ci donnera naissance au lac de Sainte Croix, une énorme retenue d'eau de plus de vingt kilomètres carrés contenant 760 millions de mètres cubes d'eau.

Sa mise en eau engloutira le village des Salles sur Verdon et la source de Fontaine l'Evêque, ainsi que de nombreux trésors archéologiques.

Enfin, le dernier barrage sera érigé à Quinson, lui aussi au cours de l'année 1975, mais il donnera à une retenue d'eau beaucoup moins importante.

 

GORGES DU VERDON

 

Le Verdon prend sa source près du col d'Allos, sur les pentes des Trois Evêchés qui constituent de domaine skiable du Val D'Allos. Il descend vers Allos, arrose Colmars les Alpes, puis arrive à Castellane pour entamer la creusée de son chef d'oeuvre : les gorges du Verdon.

 

Jean Giono disait des gorges du Verdon : "Ici, c'est plus que loin, c'est ailleurs".

Dans le calcaire des plateaux de Haute Provence, le fleuve a creusé un canyon de 50 kms atteignant par endroits une profondeur de 700 mètres.

Les falaises abruptes sont percées de grottes aux noms évocateurs : la Baume aux Boeufs, la Baume aux Hirondelles, la Baume aux Pigeons...

 

Le Grand Canyon commence véritablement après le pont de Tusset. Reconnu comme étant le plus haut canyon d'Europe, il reçoit chaque année l'hommage stupéfait et ébloui de milliers de touristes.

Le long d'une partie des gorges, les Sentiers Martel ou de l'Imbut par exemple, ouvrent des perspectives de randonnées exaltantes, pour un tourisme sportif, mais certaines portions de ces sentiers mythiques sont d'une difficulté extrême, et sont même parfois dangereuses.

Ne vous y engagez qu'avec le matériel et l'entraînement nécessaire, et toujours avec un guide.

 

L'autre possibilité, plus paisible, de profiter des Gorges du Verdon, c'est d'emprunter la route des Crêtes ou la route de la Corniche Sublime. En voiture, vous pourrez ainsi suivre les Gorges du Verdon en prenant le temps de vous arrêter dans des endroits aménagés qui vous permettront d'admirer le Point Sublime, l'Etroit du Baou Béni, le balcon de la Mescla (au confluent Verdon-Artuby)...

 

LAC DE SAINTE CROIX

 

Du belvédère du Galetas, à l'extrémité sud du Grand Canyon des gorges du Verdon, vous jouirez en plus d'une vue splendide du Verdon débouchant enfin dans le Lac de Sainte-Croix.

La mise en eau du Lac de Sainte Croix, commencée en 1973, s'est achevée en 1975 en atteignant la cote 482. Les flots, en submergeant la vallée, engloutissaient également l'ancien village des Salles sur Verdon, reconstruit sur un plateau proche. Mais avec lui disparaissaient également dans les eaux de jade la source de Fontaine l'Evêque et des grottes du paléolithique, ainsi que le pont d'Aiguines datant du Moyen-Âge... Des trésors que le progrès sacrifiait à l'histoire. Mais il reste de ces événements un lac splendide, vaste, à l'eau pure, et entouré d'un paysage qui le met encore en valeur.

Le plus grand des lacs du Verdon couvre une superficie de 2200 ha (10 km de long pour 3 km de large), limitée au sud par le barrage hydroélectrique de Sainte Croix et au nord par le pont de Galetas, lieu où les gorges du Verdon viennent alimenter le lac. Le barrage (de type voûte mince), construit à l'entrée des gorges de Baudinard, retient 760 millions de mètres cubes d'eau et produit sur une année plus de 150 millions de KW/H. Il alimente ainsi en électricité plusieurs des villes situées à sa proximité. Le lac, au delà de son utilité de réserve d'eau pour la Provence ou de production d'électricité, est devenu un lieu d'attraction touristique très prisé.

Enchâssé dans un paysage grandiose, encadré des collines du Haut Var et du plateau de Valensole, il propose ses eaux turquoise aux plaisirs des voyageurs. Vous pourrez vous y baigner, y faire de la voile, du bateau électrique, du pédalo et remonter ainsi l'entrée des Gorges du Verdon. Seuls les bateaux électriques sont autorisés à circuler sur le lac, ce qui garanti une qualité des eaux irréprochable.

Tout autour du lac de Sainte Croix, mais surtout sur sa côte sud, les espaces d'accueil pour les touristes sont nombreux et parfaitement aménagés. Quant aux sentiers qui cernent le lac, ils vous proposeront de superbes balades au travers des senteurs de Provence. Le lac de Sainte Croix est un endroit calme, serein, idéal pour passer de bons moments en famille entre baignade, jeux d'eau et découverte de la région. Les plus téméraires pourront même s'essayer au rafting dans les gorges du Verdon.

La côte nord du lac, sur le département des Alpes de Haute Provence, est délimitée par le plateau de Valensole où vous trouverez d'immenses champs de lavande. Ne manquez pas non plus d'aller visiter Moustiers Sainte Marie pour y admirer ses superbes ruelles, mais aussi sa production de faïence de très grande qualité. Vous y aurez même la possibilité de vous initier au parapente.

Ces hauts lieux du tourisme que sont le Lac de Sainte Croix et ses petits villages alentour sauront sans aucun doute vous charmer et vous éblouir ! Et plus loin, en poursuivant votre descente du Verdon, vous rencontrerez les retenues de Quinson, qui ouvre l'accès aux basses gorges, et d'Esparron, avec son plan d'eau si accueillant.

 

BASSES GORGES DU VERDON

 

Les Basses Gorges du Verdon sont moins spectaculaires que les Gorges, mais elles n'en sont pas moins belles, et sont surtout plus faciles d'accès. Elles débutent après la retenue d'eau de Quinson et se poursuivent jusqu'à celle d'Esparron de Verdon.

Plus accessibles que les Gorges du Verdon, elles sont l'occasion de balades paisibles en bateau électrique ou en canoë, au rythme lent du Verdon. Entourées de moyennes falaises, leurs berges sont vertes et on peut souvent y aborder. En famille, c'est un plaisir charmant que de profiter d'une belle journée d'été ou de printemps dans ce lieu préservé, calme et reposant.

L'été les touristes sont bien entendu plus nombreux, mais c'est aussi l'occasion d'échanges rieurs entre bateaux ! L'ambiance est à la bonne humeur et à la détente. L'absence de bateaux à moteurs est pour beaucoup dans l'impression de paix et de tranquillité que l'on rencontre dans les Basses Gorges du Verdon.

Sur les berges, des sentiers de randonnée permettent une promenade plus sportive, mais ne vous y engagez pas sans le matériel approprié, et sans auparavant prendre tous les renseignements nécessaires auprès des municipalités ou des professionnels. Les Basses Gorges sont alimentées par le barrage de Quinson, et sont donc soumises parfois à des lâchers d'eau qui peuvent être dangereux.

A Quinson, vous trouverez une grand emplacement pour accueillir vos pic-niques, et à la retenue d'Esparron, le décor est vraiment fantastique. Ne manquez pas les Basses Gorges du Verdon lors de votre passage dans la région.

 

LE SENTIER MARTEL :

 

Ce sentier, aménagé en 1928 par le Touring Club de France porte le nom de "Sentier Martel" du nom du spéléologue français Édouard-Alfred Martel, chargé, en août 1905, par la Compagnie Electrique du Sud-est d'explorer le fond du canyon pour étudier l'aménagement hydroélectrique du Verdon et de faire des relevés hydrogéologiques précis sur la rivière Verdon, en vue de l'aménagement futur de cette rivière.

 

LA RANDONNEE.

 

Le sentier Martel suit sur près de 15 km le Verdon par la rive droite depuis son entrée dans le canyon (Point sublime) jusqu'au chalet de La Maline.

Le parcours peut se faire dans les deux sens.

La randonnée a son charme dans les deux sens. Il est toutefois préférable, surtout l'été de partir du chalet-refuge de La Maline (accès par la Palud sur Verdon, route des crêtes) à cause de la réverbération solaire et pour aborder les endroits à forte déclivité en descente.

C'est également le meilleur sens pour la photographie, en raison du parcours du soleil.

En partant de très bonne heure et en été, certains randonneurs chevronnés font l'aller-retour en 12 à 13 heures. Pour l'aller, dans le sens La Maline – Point sublime, il faut compter de 7 à 8 heures avec le détour par la Mescla.

De La Maline, le chemin descend en lacet pour rejoindre l'eau au gué de l'Estellié (la passerelle qui a été détruite, lors de fortes crues en 1994, a été reconstruite). On passe le ravin de Charençon, puis un escalier permet de franchir la barre rocheuse du Pas d'Issane. Ne pas descendre vers la passerelle, mais continuer à gauche, en direction du Pré d'Isanne, qui est une petite plage de galet et le premier endroit où l'on atteint le bord du Verdon. On arrive ensuite à l'Etroit des Cavaliers, passage resserré entre les falaises de près de 300 mètres.

Continuer le chemin qui longe la rivière pour remonter vers l'éboulis de Guègues. Au dessus du sentier, dans l'éboulis, se trouve un tunnel de 1196 mètres de long qui permet en cas d'orage d'éviter les dangereuses échelles de la Brèche Imbert. (Ce tunnel est fortement déconseillé. Il est long, très sombre et étayé par endroits). Après la descente du talus de Guègues on atteint la grande grotte de la Baume aux Bœufs, puis on continue pour arriver avant la Brèche Imbert à un croisement qui indique "Mescla" ou "Point Sublime".

Il est conseillé de faire le détour par le magnifique site de La Mescla, où l'Artuby se joint au Verdon. Vous verrez certainement, si vous levez la tête, des gens sur le Belvédère de La Mescla, 200 mètres au dessus de vous. C'est à cet endroit que se noya l'abbé Pascal, en 1928. Il était un des pionniers du Verdon.

Il est fréquent, à cet endroit, si on arrive de bonne heure, de voir du gibier se désaltérant dans l'eau émeraude de la rivière. Quand l'eau est plus profonde, à l'endroit où se jette l'Artuby, il n'est pas rare d'y voir de grands chevesnes (poissons) se balançant doucement dans l'eau glacée. Cet emplacement est un excellent endroit, pour faire une pause, se restaurer et méditer sur la beauté de l'endroit.

Revenir sur ses pas, et prendre la direction du Point Sublime. Atteindre en peu de temps la Brèche Imbert (après une courte mais violente grimpée) et ses 6 échelles, totalisant 252 marches d'escalier métallique pour descendre les 100 mètres de dénivelé. Ensuite le chemin remonte le long du Verdon, tantôt très haut au dessus du cours d'eau, tantôt très proche, pour arriver vers une belle plage de galets dans le défilé des Baumes-Frères. A cet endroit, il y a toujours quelqu'un. C'est un endroit idéal pour la pause de midi et éventuellement une baignade pour ceux qui aiment l'eau bien fraîche. Depuis ce lieu, on aperçoit au fond et sur la gauche la majestueuse falaise de l'Escalès.

La randonnée continue à longer le lit de la rivière, tantôt à l'ombre des arbres, tantôt en plein soleil sur les cailloux. Peu avant les 3 tunnels percés dans la paroi, on pourra voir sur l'autre rive les Tours de Trescaïre, deux impressionnantes pyramides monolithiques.

On arrive ensuite au Tunnel des Baumes. Ce tunnel est le premier d'une série de trois tunnels empruntés par le sentier Martel sur les sept créés lors des aménagements. Le laisser sur la gauche et continuer en bas de la falaise. On arrive à un petit escalier métallique, qui rejoint la sortie du Tunnel des Baumes.

Il faut continuer, pour arriver ensuite au tunnel de Trescaïre. Celui-ci est long de 110 mètres. La traversée de ces trois tunnel nécessite d'emporter avec soi une lampe de poche. Il est bon d'emporter également un vêtement chaud. En effet la température à l'intérieur contraste avec la chaleur de l'extérieur. Il faut faire attention où l'on met ses pieds, de grandes flaques d'eau recouvrent le sol à certaines périodes et il n'est pas rare de trébucher sur des morceaux d'anciens rails ou des déchets restant des anciens chantiers. Ces tunnels ont été conçus à une certaine époque, dans le cadre d'aménagements hydrauliques qui ont été abandonnés après la guerre de 1939-1945.

A la sortie du Tunnel de Trescaïre, on peut voir le resserrement des Gorges entre les parois de l'Escalès à gauche et celles du Duc et de l'Encastel à droite. Puis vient enfin le dernier tunnel, le tunnel du Baou, long de 670 mètres. Ce tunnel est courbe et peu après son entrée, à environ 250 mètres, une fenêtre découpée dans la roche permet d'accéder à la Baume aux Pigeons.

A la sortie de ce dernier tunnel, redescendre au bord du Verdon au lieu dit "le Solitaire". Franchir le Baou par la nouvelle passerelle et remonter au parking du Couloir de Samson. Rejoindre ensuite le Point Sublime (si on n'a pas de véhicule stationné dans ce parking) en suivant un bout le sentier GR4 qui rejoint le bord de la falaise et monte ensuite avec un dénivelé de 110 mètres jusqu'au parking du Point Sublime.

 

RECOMMANDATIONS

 

Le Sentier Martel n'est pas très difficile pour des habitués de la randonnée, mais il faut être prudent et ne pas avoir peur de marcher. Il faut réfléchir avant de partir. Au milieu du trajet, en avant ou en arrière, c'est le même parcours.

Il faut donc persévérer une fois en route. Cette randonnée est déconseillée aux petits enfants et les chiens sont interdits de parcours, sous peine de devoir les porter à de nombreuses reprises. Si on emmène des enfants, ils doivent obéir, sous peine de chute, voire d'accident.

Il est impératif : d'avoir de bonnes chaussures de marche, des lunettes de soleil, un vêtement chaud, un chapeau ou casquette. (Le soleil tape fort parfois).

Il faut emporter : 2 litres de boisson par personne au minimum, un peu de nourriture, une bonne lampe de poche par personne car les tunnels sont noirs, froids et humides, un sac plastique pour emporter vos restes et déchets.

Pour la photographie : de la pellicule de réserve, des piles ou des batteries, une cartes mémoire supplémentaire, car il serait dommage d'en manquer et de ne pas pouvoir photographier.

Enfin, un peu d'argent pour le taxi ou le bus, afin de pouvoir retourner à La Maline récupérer son véhicule (Point Sublime – La Palud – Maline = 17 km de route, après le Martel, c'est dur sans taxi ou bus).

 

LE SENTIER de l'IMBUT :

 

Le Sentier de l'Imbut est l'une des randonnées les plus belles des Gorges du Verdon, mais peut-être aussi la plus technique et la plus difficile. Elle représente un parcours d'environ 6 à 8 kilomètres, avec près de 340 mètres de dénivelé en descente et en 400 mètres en montée. Cette randonnée durera de 4 à 6 heures, en fonction des options choisies (Imbut, Baou Béni).

Ce sentier est à éviter l'hiver, à cause du verglas et par temps de pluie, certains passages pouvant se révéler très glissants.

Le chemin débute sur la rive gauche du Verdon, au bord de la D71, juste avant l'Hôtel des Cavaliers. En belle saison, si l'on part de bonne heure, on aura la chance de pouvoir garer son véhicule sur la plateforme situé juste après l'hôtel, à côté du poste de secours des sapeurs-pompiers du département du Var (container rouge). Si les pompiers sont présents (en général, du 15 juin au 15 septembre), ils seront d'excellents conseillers et pourront vous expliquer le parcours. En effet, ces sapeurs sauveteurs parcourent tous les jours le sentier afin de secourir des imprudents ou des randonneurs non expérimentés. Il n'est pas rare de croiser des personnes chaussées de sandalettes, voire de "tongs". Comme pour le sentier Martel, les chiens sont interdits de parcours. De même, cette randonnée est déconseillée aux enfants en dessous de 10 ans. Certains passages sont acrobatiques et risqués.

Le départ du sentier est indiqué par un grand panneau de bois, indiquant l'itinéraire. Après quelques minutes de marche, on arrive au haut de la falaise des Cavaliers. Puis le sentier continue, en lacets et en descente rapide et glissante. La roche est patinée et dangereuse par temps de pluie. Par endroits, il y a des marches taillées dans le rocher, des petits escaliers métalliques pour faciliter la progression. Le sentier continue sa course, longeant la falaise à travers la forêt de chênes, de pins et de buis. Au bout de 30 à 40 minutes, on arrive sur une plage de galets, puis 200 mètres en aval à la nouvelle "Passerelle de l'Estellié". Cette nouvelle arche en structure métallique, ultra moderne permet de franchir le Verdon et de rejoindre le Sentier Martel, ou le chalet de La Maline. Cette passerelle, officiellement ouverte depuis 2004, remplace l'ancienne qui a été emportée par les fortes crues du Verdon en novembre 1994.

De cet endroit, on peut remonter en 45 minutes au chalet refuge du C.A.F., le chalet de La maline, départ du sentier Martel.

Ne pas traverser le Verdon, et continuer à longer la rivière, en direction de l'aval. La marche est relativement facile, on ne s'écarte jamais beaucoup du cours d'eau, on monte et on redescend très légèrement au dessus du niveau de l'eau. On passe près d'une baume de grande taille. On traverse ensuite un bois avec des hêtres très grands. Ce bois est frais et sombre, presque inquiétant, lorsqu'on y chemine seul pour la première fois. Ensuite le sentier remonte à une vingtaine de mètres au dessus du Verdon. A cet endroit, on peut voir des surplombs rocheux et des concrétions de calcaire en formation.

Continuant la course, longeant toujours la falaise, le sentier s'élève à une hauteur d'environ 50 mètres au dessus de l'eau. On arrive devant le "célèbre vieux cade" (genévrier) qui est âgé d'environ deux à trois mille ans. A cet endroit, on surplombe le Verdon, et, la vue est magnifique. Le sentier redescend ensuite sur de la roche glissante et les vieux câbles servant de main courante sont les bienvenus.

On arrive maintenant au "Styx", lieu nommé ainsi par le spéléologue français Edouard-Alfred Martel, lors de son exploration du Verdon en 1905.

Le "Styx" est dans la mythologie grecque l'un des fleuves menant aux Enfers. Le lieu est signalé par une plaque de bois posée sur un rocher. Cet endroit est un mini canyon, à l'intérieur du grand Canyon. On y voit des "vasques" et des "marmites" creusées par l'érosion dans la roche calcaire blanche des gorges. Le Verdon y coule lentement et y est d'un vert émeraude profond. Il faut être très prudent en ce lieu, afin de ne pas tomber dans la rivière.

Continuant le trajet, on atteint maintenant "le passage du mauvais gué" ou "Maugé". Cet endroit est un chaos de blocs de rochers, très beau, avec une voute importante. Puis, c'est la Grande Vire, surplombant la rivière d'une hauteur de 20 mètres environ. Elle est large de 70 cm. Un câble tenu par des anneaux fixés dans la roche sert de main courante, il est le bienvenu dans cet endroit fortement glissant.

En cours de route, une stèle, rendant hommage à un homme d'une trentaine d'années, est là pour nous rappeler que la prudence doit être de mise en ces lieux.

Maintenant, le sentier reprend parmi les buis et les chênes, et monte progressivement jusqu'à l'intersection du Sentier Vidal, qui constitue normalement le point de sortie de cette randonnée.

Si l'on n'est pas trop à court de temps, et pas trop fatigué, il faut continuer la randonnée en direction de l'Imbut, endroit où la falaise se rétrécit et où le Verdon disparaît dans des galeries souterraines. A cet endroit, le sentier longe la falaise à travers bois et le Verdon n'est plus visible. Le chemin n'est pas très facile, ça monte et ça redescend. Après 15 mn de marche et de progression lente, on arrive enfin à l'Imbut, et sa plage de galets.

Le courant devient plus fort, et soudain la rivière disparaît sous un énorme chaos rocheux, à l'endroit où les deux falaises forment une sorte d'entonnoir. Les départements des Alpes de Haute Provence et du Var ne sont séparés que par quelques mètres de distance.

On peut encore continuer la randonnée, au-delà de l'Imbut.

Continuer sur la gauche de la stèle, en escaladant les énormes blocs formant le chaos. Il faut être très prudent en ce lieu. En effet, par endroit, les interstices entre les rochers forment des pièges dont il serait impossible de se sortir si l'on se trouve seul à cet endroit. On risque également de glisser et chuter lourdement. Toute blessure grave rendant quasiment impossible la sortie par le Sentier Vidal, et nécessiterait l'intervention des sapeurs pompiers pour vous sortir de ce mauvais pas.

Le mieux pour traverser le Chaos de l'Imbut, est de bien rester sur la gauche et de suivre les traits de peinture blanche, qu'il faut parfois chercher, mais indiquant parfaitement le chemin le plus sûr et le plus facile pour parvenir à cet endroit magique que l'on nomme le Baou Béni.

C'est une petite plage superbe, où la lumière est magique. Il y règne un silence reposant et imposant. Le cheminement au-delà est impossible et la randonnée se termine ici. Reposez-vous dans ce lieu idyllique se prêtant à merveille au pique-nique. Ne laissez aucun déchet si vous buvez ou vous restaurez ici.

Retourner sur ses pas, toujours en suivant les lignes blanches, puis en arrivant de nouveau à l'Imbut, continuer le chemin afin de retrouver la bifurcation du Sentier Vidal.

Le départ du Sentier Vidal, est très raide et très impressionnant. C'est une sorte d'escalier, taillé dans la roche, très étroit, avec un câble en guise de main courante et de trente mètres de dénivelé. Puis le sentier serpente en lacets serrés et très raides, parfois sur de la terre rendue glissante par l'érosion. On passe près d'une belle grotte, puis un éboulis étroit. On arrive enfin aux deux échelles métalliques et le sentier rejoint le petit plateau qui mène à la route D71. Ce dernier parcours, difficile, raide et dangereux prend environ 45 mn. Il faut y être très prudent, surtout en cas de pluie ou d'orage. Il est totalement déconseillé et même interdit, dans le sens de la descente.

 

LE SENTIER VIDAL ou Accès Vidal

 

Le Sentier Vidal ou Accès Vidal tire son appellation du nom d'un ingénieur français qui a ouvert cette voie lors des travaux entrepris pour aménager le Verdon au début des années 1900. C'était probablement une voie de secours pour remonter les ouvriers accidentés.

Après la jonction avec la D71, il y a deux itinéraires possibles pour rejoindre l'Hôtel des Cavaliers. Le premier est de prendre la route, qu'il faudra longer en prenant bien garde aux véhicules, la circulation étant très dense à certaines périodes de l'année.

Ce cheminement est pénible par temps de grand soleil, mais il permet d'avoir de très beau coup d'œil sur les gorges depuis certains virages. L'autre cheminement, est de traverser la route et de prendre le chemin balisé en jaune, qui monte légèrement dans la prairie, puis dans la forêt. Ce chemin part ensuite sur la gauche et redescend en direction de l'hôtel. Il est plus agréable que la route, mais on ne voit plus les gorges.

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02/01/2014
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