Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

Ubaye04 - Pour le plaisir des yeux

04 - La Condamine - Chatelard


04 - La Condamine - Chatelard - Le pays de mon enfance

LA CONDAMINE -CHATELARD

 

La Condamine-Châtelard est une petite commune du sud-est de la France, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle fait partie de la Communauté de communes "Vallée de l'Ubaye".
Les habitants et habitantes de la commune de La Condamine-Châtelard sont appelés les Condaminois et les Condaminoises.


Les 147 habitants du village de La Condamine-Châtelard vivent sur une superficie totale de 56 km2 avec une densité de 3 habitants par km2 et une moyenne d’altitude de 1 300 m.


Depuis le dernier recensement de 1999 à 2008, la population est passée de 165 à 147 et a légèrement diminué de -10,91%.


Les villes voisines sont JausiersSaint-Paul-sur-UbayeMeyronnesFaucon-de-Barcelonnette, BarcelonnetteLarche.
La grande ville la plus proche de La Condamine-Châtelard est Gap et se trouve à 54,17 kilomètres à l' ouest à vol d'oiseau.

 

Le village marque l'entrée dans la haute vallée de l'Ubaye, à 1305 m d’altitude.

Il est situé à proximité du confluent de l’Ubaye et du torrent du Parpaillon. Il vit sous le fort de Tournoux, le « Versailles militaire du XIXe siècle », construit à la fin du XIXe siècle pour protéger la vallée des attaques de l’Italie, alors alliée de l'Allemagne impériale.

 

La commune est traversée par le sentier de grande randonnée GR 6.

 

Hameaux : Le Châtelard

 

Sommets et cols :

 

le Grand Bérard (3048 m)

col du Parpaillon (2780 m)

col de la Pare

 

Économie

 

L'économie de la commune dépend la petite station de ski de Sainte-Anne, dans le massif du Parpaillon.

 

Histoire

 

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle, sous la forme Castellar. Le Châtelard tire son nom d’un château des comtes de Provence, détenteurs du fief jusqu’en 1388 (il passe ensuite aux comtes de Savoie).

La situation du Châtelard, au carrefour de trois routes, une vers la basse vallée de la Durance par l’Ubaye, une autre vers la haute vallée de la Durance par le col de Vars et Embrun, et une autre vers l’Italie par le col de Larche, est mise à profit par la perception d’un péage.

Au traité d'Utrecht (1713), l’Ubaye et la seigneurie passent au roi de France.

En 1740, une crue fait d’importants dégâts.

 

À l'origine, La Condamine était un simple hameau du village de Châtelard, situé plus en hauteur. Lors de la Révolution, la commune de Châtelard fut créée, dont dépendait La Condamine. Puis au XIXe siècle, La Condamine prospéra, tandis que Châtelard perdait de l'importance.

En 1850, le siège de la commune fut transféré de Châtelard à la Condamine, et la commune prit le nom de La Condamine-Châtelard.

Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Rocher-Sec.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le village de la Condamine est à peu près totalement détruit par les combats.

 

Lieux et monuments

 

Architecture militaire

 

Le fort de Tournoux a été construit de 1843 à 1866, à 1730 m d’altitude. Des batteries lui sont ajoutées après 1870, et des abris bétonnés juste avant la Première Guerre mondiale. Enfin, on construit une batterie casematée en 1934, faisant partie de la ligne Maginot des Alpes et le pont de Tournoux.

La batterie de Dormilhouse, construite en 1879-1880 à 2519 m d’altitude, barre le col Bas ou col de Provence.

Le fortin de Serre de Laut, doté d’un poste extérieur, est construit en 1890-1893, sert de poste d’observation protégeant le fort de Tournoux.

 

Tournoux fut rattaché au XVII° siècle, avec le hameau des Gleizolles, à la communauté de Saint-Paul. Le village a compté jusqu'à 300 habitants vers 1850.
Carrefour stratégique commandant les accès au col de Larche et au col de Vars, plusieurs fortifications ont été construites. A travers le bois de Tournoux, un circuit long de 9 km (et 700 m de dénivelé) permet de rejoindre le fort des Corres puis le fort du Serre de l'Aut, et de découvrir un vaste panorama sur toute la Haute Ubaye.
A 1500 mètres d'altitude, Tournoux est situé sur l'ancienne route haute du col de Vars.

 

Le tunnel du Parpaillon, envisagé dès 1694, est creusé de 1890 à 1900. Long de 520 m, il est emprunté par la route militaire La Condamine-Crevoux, et passe sous le col des Orres ou Parpaillon.

 

Architecture religieuse

 

- Eglise Sainte-Catherine (1822) à la Condamine

- Au Châtelard : l’église Saint-Clément (1830, fonts baptismaux carolingiens, classés au titre objet comme d’époque médiévale, le chœur est voûté en cul-de-four, le clocher est construit contre le chœur de la chapelle des Pénitents, probablement de la même époque ; château fort en ruines

- Chapelles Sainte-Anne, Saint-Roch, du Villard-Haut, de Clausal

 

Cadrans solaires

 

Le petit village de Tournoux a six cadrans, dont :

celui du presbytère date de 1801, et a été peint par le curé qui se nomme et donne ses titres dans la légende ; celui de la cure date de 1817, avec pour légende « Mortel je règle ta carrière, cette heure peut être ta dernière » ;

un autre cadran très riche, sur la maison du garde-champêtre, date de 1993 et porte la légende « Honni soit qui mal y pense ».

 

Centre de Réoxygénation des Sous-Mariniers (CRSM)

 

Implanté au cœur de la haute vallée de l’Ubaye (04), dans le village de la Condamine Châtelard, le "Centre de Réoxygénation des Sous-Mariniers" (CRSM) bénéficie d’une situation géographique idéale

Niché à 1350 mètres d’altitude, à deux pas de la station de Saint-Anne (1800 – 2400 m) et à proximité des stations de Sauze/Super Sauze, Pra-Loup et Vars, le Centre vous fait partager la beauté des grands espaces.

Site privilégié pour la pratique des sports d’hiver, mais aussi pour les activités estivales, le Centre s’adresse plus particulièrement aux sous-mariniers et personnels embarqués ainsi qu’à leurs familles, à l’ensemble du personnel de la Défense et aux groupes des unités de la Marine en sortie cohésion.

Disposant d’une large gamme de prestations de services telles que les randonnées familiales ou sportives, il propose diverses activités de détente et de loisirs, et accueille confortablement sa clientèle dans sa structure "Hôtellerie/restauration".

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Fort de Tournoux (04)

 

Le fort de Tournoux, noyau du dispositif stratégique de la vallée de l'Ubaye

Accroché à un éperon rocheux au-dessus de Condamine-Chatelard, dominant la rive droite de l'Ubaye, l'ouvrage le plus impressionnant de la vallée de l'Ubaye s'étend sur plus de 700 mètres de dénivelé.

Dès 1709, les Français installent sur les rochers de Tournoux un camp retranché destiné à combattre les Savoyards et les Piémontais.

La construction de l'ouvrage est décidée en 1837 par le général Haxo, directeur des fortifications sous la monarchie de Juillet.
Les travaux débutent en 1843 pour s'achever en 1866, et nécessitent le concours de 1 500 ouvriers.

 

A la fin du XIXe siècle, le général Séré de Rivières prescrit le renforcement du dispositif par des ouvrages supérieurs culminant à plus de 1 800 mètres d'altitude : sont notamment édifiées les batteries de Vyraisse, de Mallemort, du Cuguret, et la redoute de Roche-la-Croix. Des tunnels de liaison sont percés dans la roche entre les parties hautes de la forteresse, et un téléphérique - disparu depuis - relie la batterie haute et le fort moyen à la vallée en contrebas.

Lors du premier conflit mondial, le fort accueille des volontaires serbes, formés militairement avant d'aller combattre, puis sert de lieu d'emprisonnement pour des soldats allemands.

En juin 1940, le fort abrite les postes de commandement des unités défendant la vallée de l'Ubaye. Il connaît le baptême du feu, et ses tirs d'artillerie se joignent à ceux des ouvrages plus modernes pour arrêter les troupes italiennes.

 

En avril 1945, le fort constitue la base française des troupes qui reprennent les ouvrages de Saint-Ours et de Roche-la-Croix aux Allemands.

Le fort sert de dépôt de munitions jusqu'en 1987.

Disposé en escalier sur une arête, le fort de Tournoux est composé d'un fort supérieur et d'un fort moyen, reliés par une route sinueuse. 

Le fort supérieur est doté d'un bâtiment de forme carrée, et dispose d'un tunnel conduisant à une double caponnière. L'escarpe est dotée de casemates voûtées.

 

L'accès au fort moyen se fait par une porte d'entrée fortifiée dotée d'un pont en bois. Il est composé d'un pavillon d'officiers et d'une caserne assis sur le terre-plein des bastions, et se distingue par ses chambrées desservies par de longues coursives métalliques fixées à la roche. 
Des locaux troglodytes à vocation logistique sont aménagés à l'intérieur de cavernes creusées. 
Le fort moyen est complété par une batterie casematée en 1934.

Surnommé le "Versailles militaire du XIXe siècle", souvent comparé à une muraille de Chine miniature ou à une lamaserie tibétaine, cet ensemble majestueux accroché à la pente abrupte constitue dès le milieu du XIXe siècle le noyau du dispositif stratégique de la vallée de l'Ubaye.

 

Renseignements pratiques

Le fort de Tournoux et les principaux ouvrages de la vallée de l'Ubaye sont ouverts au public. Des visites commentées sont régulièrement organisées en saison.

Accès à Barcelonnette, coeur de l'Ubaye
À 85 km de Digne-les-Bains, par la D 900.
À 100 km de Briançon, par la N 94, puis la D 954 (via Savines-le-Lac), et la D 900.

Liens
Office du tourisme de la communauté de communes de l'Ubaye.
4, avenue des trois frères Arnaud
04400 Barcelonnette

Tél.  04 92 81 03 68
Fax 04 92 81 51 67

e-mail : info@ubaye.com

 

Source : MINDEF/SGA/DMPA

 

 

Le fort de Tournoux

 

Il ne fait pas partie de la ligne Maginot, mais comme on l'a vu dans l'historique, le plateau de Tournoux a été depuis toujours une position stratégique.

Dès 1709, le maréchal de Berwick reçoit quelques crédits et aménage des retranchements, achève la construction de redoutes, élargit et améliore routes et chemins.

La population est fortement mise à contribution et les réquisitions pleuvent: main d'oeuvre sur les chantiers, matériaux, bois, vivres, fourrage, hébergement etc. Sur le site campent jusqu'à 16 bataillons.

Le camp de Tournoux est utilisé dès 1744 à l'occasion de la guerre de succession d'Autriche.

Jusqu'à la Révolution, le plateau de Tournoux fera parler de lui. Une polémique s'engage: est-t-il nécessaire d'élever un fort à Tournoux compte tenu des frais engagés pour construire Montdauphin? D'autre part si on fait d'importants travaux à Tournoux, la route de la vallée au niveau du Lauzet doit être améliorée (suppression des fameux tourniquets - voir la page déplacements en Ubaye) mais elle deviendra alors une voie d'invasion facile.

Le déclenchement de la Révolution s'il étouffe les polémiques, remet Tournoux à l'ordre du jour et en 1792 le général Kellerman y fait stationner 10 bataillons.

Pendant les campagnes du Ier empire, le plateau sert de camp de base pour les opérations vers le Piémont et dès 1801 d'autres redoutes s'ajoutent à celles de Berwick. Les ruines de 2 d'entre elles sont encore visibles à l'est du village de Tournoux sur l'ancien chemin de St Paul.

Le général Haxo, inspecteur des fortifications, décide la construction d'un fort le 28 juin 1837.

Un premier projet fin 1839 est établi avec un devis estimatif de 1.896.000 francs, mais la loi du 29 juin 1841 n'accordera que 1.500.000 fr. Le projet est prévu pour 1500 hommes, avec une enceinte bastionnée de 1200 à 1400 mètres, complété par une redoute pentagonale de 40 m de côté sur la rive gauche de l'Ubaye au confluent de l'Ubayette.

Comme souvent les moyens sont très en retard sur les décisions.

Le conseil général est intéressé par la construction du fort, les travaux d'une telle importance étant une source d'activités et de richesses supplémentaires pour la vallée. Il insistera sans cesse pour réclamer la construction qui par ricochet permettra de réaliser une liaison facile Digne-Piémont par Barcelonnette (en supprimant les fameux tourniquets!).

En 1842 traçant sur le terrain le projet initial, il faut le modifier. Il empiète sur une carrière d'ardoises et les premiers sondages font apparaître des couches sédimentaires très instables.

1843, les conseillers généraux s'impatientent. Ils ne voient rien sortir de terre. Un nouveau projet est établi en 1844, qui sera modifié en 1845.

En 1846 un glissement de terrain remet en question le tracé du fort; les travaux sont ralentis. Nouveau glissement de terrain en 1847. En février 1848 arrêt des travaux jusqu'en septembre .

En 1849 la construction reprend sérieusement sur un projet très proche du tracé actuel. 1500 personnes travaillent sur le chantier.

En 1852 les dépenses effectuées s'élèvent à 1.157.000 fr, les travaux restant à faire à 615.000 fr soit au total 1.772.000 fr au lieu des 1.500.000 fr alloués. Pour faire des économies on fera des modifications.

La batterie B12 qui devait être un ouvrage important destiné à verrouiller la vallée est définitivement restreint, le fossé assurant la fermeture entre le fort moyen et la batterie est abandonné, la liaison entre les 2 ouvrages assuré par les escaliers sous roc que nous connaissons aujourd'hui.

Les soutes à munitions doivent contenir 165 tonnes de poudre, les réserves doivent pourvoir à l'approvisionnement d'un corps d'armée de 12000 hommes.

En 1865 on peut considérer le fort comme à peu près terminé; mais la facture est lourde, 1.500.000 francs avaient été alloués et en 1864 les dépenses se chiffraient à 2.760.000 francs alors qu'il manquait encore 150.000 francs pour terminer le fort en1865!

En 1873 le fort reçoit ses premiers occupants, qui délaissent les lieux en hiver.
Jusqu'en décembre 1887 se succèdent différentes unités.

Les progrès de l'artillerie sont importants; on décide de construire de 1879 à 1883 2 lignes de batteries au clos des Caurres à 1750 m d'altitude.
Simultanément de 1880 à 1885 est entreprise la construction de la batterie détachée de Vallon Claous (face à St Paul). Cette batterie (2 positions de 3 pièces) comprend une casemate logement pour 48 hommes, un casernement extérieur de 75 hommes, une poudrière sous roc, des magasins et locaux divers.

Au dessus de la batterie entre 2130 m et 2276 m d'altitude, 4 tours crénelées sont construites. Tous ces bâtiments sont aujourd'hui propriété privée .

Après une pause de quelques années, de 1890 à 1893 les travaux reprennent:
- édification du petit ouvrage du Serre de l'Aut (2000 m d'altitude) pour 48 hommes (2 canons de 95 et un poste optique).
- Amélioration de la batterie des Caurres.
- Tour de surveillance au poste du Serre de l'Aut (pour 6 à 8 hommes).
- Bâtiments de la caserne Pellegrin au bord de l'Ubaye.
- A la Condamine: un parc du génie et l'infirmerie-hôpital.
Un téléphérique relie la caserne Pellegrin au fort.

En cette fin de siècle, le fort de Tournoux est considéré comme terminé et présente sa physionomie actuelle.

En 1913-1914 nouveaux travaux dans le fort: pose de grilles défensives, mur de soutènement etc...et à la batterie des Caurres début de construction d'une casemate pour 2 canons et d'une casemate logement pour 650 hommes et 7 officiers qui resteront inachevées.

Au pied du fort un blockhaus en béton reçoit 2 canons pour interdire le débouché de l'Ubayette par des feux rasants.

Le fort n'est pas concerné par la "grande guerre". Il abrite en 1915-1916 une "université serbe" 200 réfugiés qui se forment militairement avant d'aller combattre, puis des prisonniers allemands.

A la fin de la guerre installation des chasseurs alpins.

En 1926 ultime modification de la casemate de la batterie des Caurres pour recevoir 2 canons de 75 mm.

L'évolution de l'artillerie et la terrible augmentation de puissance des projectiles vont conduire dès 1931 à l'édification de la ligne Maginot, qui enterre matériels et personnels en les protégeant par des cuirasses de plusieurs mètres de béton, rendant caduques les installations du fort de Tournoux.

En 39-40 le fort abrite le PC du 83e B.A.F. (Bataillon Alpin de Forteresse). Il reçoit un importants dépôt de munitions. Au moment de l'armistice la batterie des Caurres aura tiré près de 500 coups.

Le fort sera évacué par la convention d'armistice, puis occupé par les troupes italiennes et allemandes.

En août 1944 les résistants ubayens libèrent la vallée mais n'ayant pas reçu à temps le renfort des alliés, ils doivent laisser l'Ubayette (les forts de Roche la Croix et Saint Ours) aux forces ennemies; le fort se retrouve en 1re ligne.

La 6e compagnie du II/99e RIA y est cantonnée et tient tout l'hiver 1944-1945 dans des conditions précaires et maintient l'ennemi dans ses positions.

A la fin des hostilités, quelques détachements de tirailleurs algériens et marocains y tiennent garnison.

Dès 1948 le fort n'est plus occupé; seul un dépôt de munitions subsistera juqu'en 1987.

Sa vie militaire aura duré 150 ans.

 

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Redoute de Berwick


Edifice fortifié (redoute) dite redoute de Berwick, de l'organisation défensive de l'Ubaye.


Au nord-ouest des Gleizolles se trouve la Redoute de Berwick. Il s'agit de la seule restante en état d'une série de sept redoutes dont la construction avait été décidée par Vauban.


Une série de redoutes est établie à l'époque de l'occupation de l'Ubaye par les troupes de Catinat. On sait qu'une redoute existe en 1694 à l'emplacement de l'ouvrage actuel. On connaît l'existence d'une autre en 1707, puis en 1743. En 1843, on propose un "camp de la Redoute" servant à l'hébergement des ouvriers civils et d'une compagnie d'infanterie. A la fin du 19e siècle, l'ouvrage est réparé et se voit adjoindre de deux hangars. Elle sert de dépôt de munitions et de refuge pour une cinquantaine de soldats jusqu'en 1940.

 

En 1713, la vallée de l'Ubaye devint française.

Le besoin de la défendre d'une invasion italienne par le col de Larche se fit tout de suite sentir. C'est ainsi que la redoute de Berwick fut construite, à Saint-Paul-sur Ubaye. Lors de la guerre de Succession d'Autriche puis des guerres de la Révolution, des camps militaires provisoires furent installés. Ce n'est qu'au XIXe siècle que fut prise la décision de la construction d'une forteresse de grande envergure pour verrouiller l'accès au col de Larche. Le général Haxo choisi le site de Tournoux et la construction de la titanesque forteresse débuta en 1843, un an après la mort du général. Plusieurs années plus tard, Séré de Rivières s'occupa du fort.

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13/09/2013
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